ÉCOLES DE GARÇONS
Institution de M. Marchand. A la tête des établissements d'instruction primaire ligure avec honneur celui de M. Marchand, dont la fondation remonte à l'année 1X08. Humble à son début, cet établissement s’est développé de jour en jour et s’est acquis une juste réputation. Dès l'année 1847, l’auteur d’un rapport fait à la société de statistique de la Drôme sur l’état de l’instruction publique à Valence , en faisait l’éloge en ces termes : « M. Marchand fils, en prenant la direction de l'établissement fondé par son père, y a introduit un enseignement perfectionné d’une manière vraiment remarquable pour les ressources dont il dispose. A l’enseignement primaire élémentaire il a ajoulé une classe supérieure de français , où la grammaire et le style sont étudiés avec soin, un cours de mathématiques qu’il pousse aussi loin que possible , des leçons de dessin et de musique ; et, par celte variété et l’intérêt soutenu de ses cours, il a vu ses élèves s’attacher à son établissement , y répondre par des progrès rapides, et le nombre s’en augmenter d’année en année. »
Le nombre des pensionnaires s’élève en moyenne ù trente-cinq, et souvent il dépasse quarante, Le nombre total des élèves est de cent.
Les élèves sont partagés en cinq divisions ; chaque division a son professeur attaché exclusivement à l’établissement.
Les arts d’agrément , musique instrumentale et dessin, sont enseignés par des professeurs de la ville.
Le prix de l’internat est de quarante francs par mois ; celui de l'externat, de six francs et de huit francs.
Ecoles des Frères de la doctrine chrétienne. Les frères de la doctrine chrétienne dirigent à Valence cinq écoles de garçons : les deux premières sur la paroisse de Saint- Apollinaire, la troisième sur la paroisse de Saint-Jean, la quatrième sur la paroisse de Notre-Dame, et la cinquième sur la paroisse de Saint-Pierre, au Bourg-lès-Valencc. Leurs élèves sont au nombre de sept cent cinquante environ, dont cent cinquante appartiennent au Bourg. Ils forment onze classes ou divisions dans lesquelles on enseigne l’instruction religieuse, la lecture, l’écriture, l’orthographe, l’analyse grammaticale et logique, le style épistolaire, l’histoire , la géographie , la tenue des livres , l’arithmétique, l’arpentage, le dessin linéaire et le chant. 11 est superflu d’ajouter que l’enseignement donné par les frères est gratuit. L’administration municipale de Valence leur alloue annuellement une somme de cinq mille sept cent cinquante francs et celle du Bourg une somme de douze cent cinquante fr. Grâce à cette modique allocation , les frères, au nombre de quinze , pourvoient à leur nourriture et à leur entretien.
Le frère Pémat est directeur de l’établissement. Il a succédé, le 25 avril 1860, au frère Hérodion, dont la mémoire sera toujours chère aux habitants de notre ville.
École, mutuelle. L’école d’enseignement mutuel a été fondée par l’administration municipale en 1839. On y compte cent vingt-cinq élèves. Elle est dirigée avec zèle et talent par M. Bruel , à qui la ville alloue chaque année une somme de dix-neuf cent cinquante francs , à titre de traitement, d’indemnité et de gratification.