‹ Histoire de l'Université de Valence, et des autres établissements d'instruction de cette villeChapitre 65 sur 72 · VALETTE · texte numérisé non relu

VALETTE

Nicolas-Marie Valetti, recteur de l’université en 1785, était oncle maternel d’Ignace Réalier Dumas, député de la Drôme en 1830. Au commencement de la révolution, il se retira en Toscane d’où il était originaire.

(I) Dufpieu, Traité de physiologie, tom. 11, pag. 822.

DUBESSÉ.

Henri-Joseph Dubesssé était recteur de l’université en 1779. Il enseignait avec talent, et avait commenté plusieurs ouvrages de droit ; mais ses manuscrits n’ont jamais été imprimés.

Il était fils de Claude Dubessé et de Henriette de Sautel de Monteillet. L’un de ses aïeux avait épousé, en 1705, Françoise Neyremand des Mottes, fille de Claude Neyremand des Mottes , conseiller au présidial de Valence, agrégé en droit à l’université et recteur en 1701 .

Louis-Joseph Dubessé épousa en 1779 Jeanne-Charlotte de Marche de Saint-Pierreville, de laquelle ileutdeux filles: Anne-Rosalie, morte au berceau, et Françoise-Eugénie , qui fut mariée avec M. Garnier Labarcyre Laborie, aide-decainp de Dumourier et de Dampierre. De ce mariage est né le général baron de Garnier de Labareyre , qui commande aujourd’hui les départements de la Drôme et de l’Ardèche. Le recteur Louis Dubessé est mort à Thodure en 1802.

PLANEL.

Henri Planel était recteur de l’université en 1 780. Après la suppression du corps enseignant, il sut faire usage dans les luttes du barreau , et comme avocat consultant, des connaissances en droit que lui avaient acquises de fortes études et qui s’étaient étendues et perfectionnées en lui dans la pratique de l’enseignement. Plus tard il fut appelé à remplir des fonctions de magistrature, d’abord au bureau de pacification établi à Valence, et successivement au tribunal du département dont le siège était dans cette ville et dont il était, en l’an VIII, le président.

Lorsque des temps plus calmes eurent succédé aux orages révolutionnaires, un service pour secours à l’indigence

ayant été fondé à Valence, on voit M. Planel, en qualité de membre du bureau de bienfaisance, prendre, en l’an XI, une grande part à la réorganisation de cette œuvre, avec le concours de la digne sœur Françoise , supérieure des sœurs de Saint-Vincent de Paul, attachées à cet établissement charitable.

Le retour de l’ordre n’avait point rendu à Valence son ancienne université; mais Grenoble avait obtenu la faveur de devenir le siège d’une académie ; dès la création de sa faculté de droit, M. Planel y fut pourvu d’une chaire de professeur ; deux ans après, il en fut nommé doyen, en remplacement du malheureux Didier, démissionnaire, et il continua jusqu’en 1822 à professer dans cette école , s’y faisant remarquer non moins par la profondeur de son savoir que par sa latinité élégante et facile.

A cette époque l'école de droit de Grenoble fut temporairement supprimée, et M. Planel admis à faire valoir ses litres à la retraite. Rentré dans ses foyers à Valence , il tint à honneur de faire rétablir son nom sur le tableau des avocats du barreau de cette ville; bientôt après il reçut la flatteuse distinction de bâtonnier de l’ordre. Enfin, au mois de décembre 1828 s’éteignit sa laborieuse existence.

Jusqu’à son dernier jour, l’étude des lois fut pour M. Planel l’objet d’un culte spécial ; on a de lui quelques dissertations estimées sur despoints de droit controversés; mais il suffirait , pour honorer sa mémoire , du souvenir que lui ont conservé scs anciens élèves, dont il aimait à se considérer comme le père, et dont plusieurs se sont distingués et se font remarquer encore dans l’administration,' dans l’enseignement, dans la magistrature et dans le barreau.

M. Planel n'eut d’Elisabeth Daumont, son épouse, qu’un seul fils, Emmanuel-Jean-Baptistc-Arnulphe Planel , aujourd’hui président honoraire du tribunal de Valence. Ce digne magistrat est connu de nos lecteurs; son nom est

vénéré de tous, et nous n’avons pas à faire l'éloge des services qu’il a rendus et qu’il rend encore à ses concitoyens. 11 fut nommé juge au tribunal en 1830, vice-président en 1831, et président en 1846.

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