HISTOIRE^^MODERNE
Tome VIL — Des Annales de la Congrégation de France, depuis le commencement jusqu'à l'an 1630, H, 18i.
Ornées des portraits du cardinal de La Rochefoucauld et du R.. P. Faure.
Tome VIII. — Des Annales de la Congrégation, depuis 1630 jusqu'à 1640, H, 182.
Tome IX. — Des Annales de la Congrégation, contenant ce qui s'y est passé depuis l'an 1640 jusqu*en 1650, H, 185.
Tome X. — Des Annales de la Congrégation, depuis l'an 1650 jusqu'en 1660, H, 184.
Tome XL — Des Annales de la Congrégation, depuis 1660 jusqu'en 1670, H, 173.
Tome XII. — Les Vies des hommes illustres en sainteté et doctrine, et en mérite, de la Congrégation des chanoines réguliers de France, selon l'ordre chronologique du temps et de leur mort, depuis 1624 jusqu'en 1669, H, 173.
Histoire des chanoines réguliers de îa Congrégation de France. In-foL H, 19.
Ms. sur papier, en cahiers détachés et mis dans une vieille reliure portant sur le dos les mots : Biblia sacra.
Histoire des chanoines réguliers de Tordre de Saint-Augustin de la Congrégation de France. 4 Yol. in-fol. H, 21^""^. Ms. sur papier. Par Cl. Du Molinet.
Le premier volume comprend l'histoire de la congrégation depuis son origine jusqu'à l'année 1630; le second, depuis l'an 1630 jusqu'en 1640; le troisième, depuis l'an 1640 jusqu'en 1650, et le quatrième, depuis l'an 1660 jusqu en 1670.
Il 5[ a ici une lacune évidente : l'histoîre est interrompue de l'an 1650 jusqu'en l'an 1660 ; le volume est sans doute égaré. Toutefois on peut le remplacer par le ms. iû-foL H, 18^, indiqué plus haut.
Mémoires, du P. Caquet, çouoeruant l'I^istaire des chanoines réguliers de la Congrégation de France. In-8. H, 7 (996).
Ms.
Dissertation sur Tordre 4es chanoines réguliers, traduite du latin du P. Alain Lelarge, dont l'ouvrage a été imiprimé chezCouterot en 1697. In-fol. H, 11.
Ms. sur papier.
Liber de Origine congregationis caoonicorum regularium reformatorum iri regno Franciae, anno Christi 1496, à contemporano canonico Sancti-SeveriniCastrinanlonis, ex aulograplio hic transcriptus, ubi habitur eliam vita Mau- ^liorumve, cum pluribus epistolis. In-fol. H, 22 (1126). .
Ms.
Tempus et ca\isa mutationis canoi;îLicorum secubrium Sanclœ- Genovefse in regulares, Ms.
Cette petite pièce est dans le tome XÎV du Becueil conservé à la Bibliothèque royale et indiqué aunumé^-o 262â des^ livres sur le droit canonique.
Différentes bulles et autres pièces relatives à la réformation des chanoines d« Saint- Augustin. Bibl. royale, 1059, Saint-r-Victor.
Ms.
Mémoire des choses arrivées en la réforme; exemples de vertus, ordonnances et auti^es choses mémorables: conç\~ mencé k 5 août 1635; par frère Çranç. Boulard, reli-
gieux 4^ la comgrégsilioïi wQmwite ^a PrwRC^e de Paris- In-4. L, 15 (1172), Ms.
Ce mémoire porlïi sur dos de la reliure : JourBal des années 1 635, 1636 et 1637.
Journal d'un voiage de Rome, fait par îe P. de Sainte- Marie pour maintenir l'establissement des chanoines réguliers de la Congrégation de France dans l'abbaye de Notre-Dame-du-Val-des-Escoliers à Liège. In-4. H, 15 (967).
Ms. sur papier.
Relation de ce qui s'est passé en la congrégation des chanoines réguliers de la Congrégation de France, depuis 1654 jusqu'en 1692. 1692. In-4. Recueil Z, 945.
Recueil de pièces contenant tout ce qui s'est passé en la congrégation dçs chanoines réguliers dans le xvii^ siècle. 5i vol. in-4. H, 14.
Ce recueil , qui est placé avec les manuscrits, n'est cependant composé que de pièces imprimées.
De Canonicis regularibus eorumque ordiui et disciplina, authore Joanne Trullo Aragonio. Bononiae, 1505, in-4.
De 4iitic|u^^l'ale et Dignitate ordinis canonici ejusque progressu et propagalione, Opusculum Augustini de Novis Ticinen, canon, regul. Mediolani. 1605, in-4.
Auberti Mirœi Origines canonicorum reguîarium ord. S. Augustini. Coloniae, 1615, in-8.
Idem de Collegiis canonicorum reguîarium S. Augustini, per Belgiam, Franciam, Germaniam, Hispaniam, etc. Goloniœ, 1614, in-8.
Gabrielis Penotti Historia tripartita ordinis canoiiicorum regularium. Romae, 1624, in-fol.
Histoire du Val-des-Écoliers, par Le Cointe. Reims, 1628, in-12.
Instituta et progressas clericalis canonicorum ordinis, et Apologia adversus librum de Hierarchia Lud. Cellotii, soc. Jes., pro Eremitis Augustianis, authore Joanne Baplista Malegaro, can. reg. Venetiis, 1648, in-4.
Figure des différents habits des chanoines réguliers en ce siècle, avec un discours sur leurs habits anciens et modernes; par Cl. Du Molinet. Paris, Simon Piget, 1666, in-4, avec figures.
Par Franc. Boulard, abbé de Sainte-Geneviève.
Réflexions historiques et curieuses sur les antiquités des chanoines, tant réguliers que séculiers, par Cl. Du Molinet. Paris, Bailot, 1674, in-4.
Ganonicus secularis et regularis, authore Nicola Desnots. Paris, 1675, in-12.
De canonicorum ordini Disquisitiones. Parisiis, 1697, in-4.
Par le P. Alain Le Large.
Histoire des chanoines, ou Recherches historiques et critiques sur Tordre canonique. Paris, 1699, in-4, et in-12 sous le titre de : Histoire des chanoines réguliers.
Par le P. Raymond Chapponel-d'Antescourt, de la Congrégation de France.
Critique de l'histoire précédente, par Ch.-L. Hugo, prémontré. Luxembourg, 1700, in-8.
Recherches sur les chanoines et les chanoinesses, par Ant.- Gasp. Boucher d'Argis.
Imprimées dans l'Encyclopédie. L'auteur y traite de toutes les sortes de chanoines et de chanoinesses.
Histoire abrégée des chanoines réguliers de la Congrégation de France, avec l'Abrégé de la vie du R. P. Charles Faure, instituteur de cette congrégation.
Dans V Histoire des ordres monastiques et religieux du P. Heliot, tome II, page 378 et suiv.
Voyez aussi la vie du P. Charles Faure,
RÈGLE ET €OTVI§TITUTIO]V!§>.
Nota. On sait que les chanoines de la Congrégation de France étaient de Tordre de Saint-Augustin et soumis à sa règle. Si on veut consulter les ouvrages relatifs à cet ordre, on trouvera les principaux dans la bibliothèque Sainte-Geneviève.
Liber ordinis seu régula antiqua canonicorum regularium Sanctse-Genovefae Parisiensium. In-4. Bibl. Sainte- Geneviève.
IMs. sur vélin.
Régula canonicorum regularium , per Hugonem de Sancto- Victore declarata. Parisiis, in-8, goth.
Constitutions des chanoines réguliers de la Congrégation de France; les Règles des exercices du mois. In- 8. E, 6 (1038).
Constitutions des chanoines réguliers de Saint-Augustin de la Congrégation de France. In-12. E, 7 (1039).
Quoique mis avec les manuscrits de la bibl. Sainte-Geneviève^ les deux ouvrages qui précèdent sont imprimés.
Remarques sur les constitutions des chanoines réguliers de la Congrégation de France, par de Boissy. In-8. E, 9 (1041).
Ms.
Constitutiones monasterii Genovefae. ïn-8. E, 12 (1052). Ms. sur parchemin, écriture gothique.
Constitutiones canonicorum regularium Sancti-Augustini Congregationis Gallicanœ. In-4. E, 14 (895). Ms. récent.
Constitutiones canonicorum regularium Sancti-Augustini Congregationis Gallicanae. Grand in-fol. E, 20 (877). Ms.
Vallis Scholarium ordinis statuta. ïn-8. E, 14 (896). Ms.
Constitutiones ordinis Vallis Scholarium, sub régula S. Augustini. Remis, 1629, inr-12.
Auberti Mirœi Codex regularum et constitutionum clericorum , in quo forma institutionis canonicorum et sanctimoniaiium canonice viventium. Item Regulae et Constitutiones clericorum in congregatione viventium in unum corpus collectîB notisque illustratae. Antuerpiae, 1658, in-fol.
Constitutiones canonicorum regularium Congregationis Gallicanse. Parisiis, 1658, in-12.
Directoire des novices des chanoines réguliers de Saint- Augustin, par le P. Faure, In-4. D, F, 4. Ms.
Directoire des novices de la Congrégation de France. Paris, 1638, in-12.
Regulae canonicorum reguîarium Gongregationis Gallicanae de pastorib^s aniraarum et beneficiatis. Parisiis, 1662, in-8.
Constitutiones canonicorum reguîarium Sancti-Augustini Gongregationis Gallicanae. Parisiis, 1663, in-8,
Modus tenendus in superiori examine S.-Genovefae. In-8. Q,2, 3.
Ms.
Constitution de la communauté des fdles de Sainte-Geneviève. Paris, 1683, in-24.
COI«TE]KTïEUX JET TEJ^ÏPOREIi.
Inventaire et État, par extrait, des titres, pièces, procédures et autres papiers contenus dans les armoires du secrétariat ou chartrier des chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin de la Congrégation de France, dans la maison de Sainte-Geneviève de Paris. In-fol. Bibl. Sainte-Geneviève, non classé.
Ms. sur papier.
Cet ouvrage est avec ceux de CI. Du Molinet.
Décrets des chapitres généraux des chanoines réguliers de la Congrégation de France, tenus à Tabbaye de Sainte- Geneviève de Paris, ès-années 1637, 1644, 1647, 1650, 1653, 1656 et 1659; recueillis par le P. Franç. Blanchart. Paris, Cramoisy, 1660, in-8.
Décrets des chapitres généraux des chanoines réguliers de la Congrégation de France, revus et confirmés par le chapitre général de 1694. Paris, Langlois, 1694, in-8.
Actes des chapitres généraux des chanoines réguliers de la Congrégation de France, tenus en l'abbaye de Sainte- Geneviève-au-Mont de Paris, depuis 1703 jusqu'en 1751. In-fol. Bibl. Sainte-Geneviève, non classé. Ms. sur papier.
Volume extrêinement précieux en ce qu'il renferme les actes originaux des chapitres et la signature de tous les dignitaires de la congrégation à cette époque.
Décrets des chapitres généraux des chanoines réguliers de la Congrégation de France. Paris, L. Mercier, 1757,
Ecrits publiés sur le différend entre les chanoines réguliers et les bénédictins, touchant la préséance dans les états de Bourgogne.
Voyez la Bibliothèque historique de la France, t. I, n°s 1 1633-1 1637.
Procès-verbaux des diètes tenues en la maison de Sainte- Geneviève-au-Mont de Paris en 1770, 1771, 1773, 1774 et 1776. In-fol. Bibl. Sainte-Geneviève, non classé.
Ms. sur papier.
Original très-précieux.
Registre des actes capitulaires de l'abbaye royale de Sainte- Geneviève-au-Mont de Paris, dont le premier commence le 1775 et le dernier finit le vendredi 19 fé-
vrier 1790. In-fol. Bibl. Sainte-Geneviève, non classé. Ms. sur papier.
Original non moins précieux que le précédent. On y voit la signa-
ture de tous les dignitaires de l'ordre; le dernier acte est signé par Rousselet, président; Mazion, secrétaire; Pingré, Gillet, Viallon , Ventenat, etc , etc., conseillers.
Sommaire du procès pendant au conseil , pour l'archevêque de Paris, contre l'abbé de Sainte-Geneviève, pour les droits par lui prétendus à Saint-Étienne-du-Mont, 1641, in-4.
Sommaire du procès pendant au conseil du roi , pour raison de la procession du Saint-Sacrement, etc.; par les abbé et religieux de Sainte-Geneviève, etc. 1641, in-4.
Sommaire du plaidoyer pour l'abbé, prieur et chanoines de Sainte-Geneviève contre M. Hardouin de Perefixe, archevêque de Paris. 1667, in-4.
Réfutation sommaire pour les abbé et religieux de Sainte- Geneviève du plaidoyer de l'avocat de M^'^ l'archevêque de Paris, In-4.
Réponse à l'écrit intitulé : Réfutation sommaire pour les abbé et religieux de Sainte-Geneviève au plaidoyer de l'avocat de l'archevêque de Paris. In-4.
Transaction faite entre Odo, évêque de Paris, et Jean , abbé, et les religieux de Sainte-Geneviève. Paris, in-4.
Extrait de Tune des minutes, du bailliage de Sainte-Geneviève, d'une sentence entre l'héritier de feu dame Polaillon, d'une part, et ses créanciers d'autre part, du 25 octobre 1657. In-4.
Arrêt du parlement de 1668, en faveur de M^^ l'archevêque, contre l'abbé et les religieux de Sainte -Geneviève-du-
Mont, imprimé de nouveau. 1680, in-4. 2, 9â0 , recueil 20.
Titres pour le territoire de M^^ l'archevêque, etc., sur le faubourg Saint-Germain. 1669, in-4. Z, 920, recueil 5.
Recueil de plusieurs arrêts au sujet des chanoines réguliers de la Congrégation de France. 1688, in-fol.
Mémoire pour le cardinal de Bussy et les génovéfains. In-fol.
Ms. Bibl. de l'Arsenal, jurisp. 40.
Factum du procès des religieux, abbé et couvent de Sainte- Geneviève-du-Mont,, demandeurs, contre frère Martin Citolle, curé de Saint--Etienne , et les ftiarguilliers , et aussi desdits religieux contre M^^ l'archevêque de Paris. In-fol.
Factum du procès de M^"^ le cardinal de La Rochefoucauld , abbé de Sainte-Geneviève-du-Mont de Paris, et les religieux de ladite abbaye, contre frère Martin Citolle, curé de Saint-Étienne, et les marguilliers, etc. In-4.
Recueil de pièces originales relatives à l'administration spirituelle de Sainte-Geneviève. In-fol. D, 12.
Mauvais ms. du xvi^ siècle.
Registres de délibérations. In-4. H, 14. Mauvais ms. du xvi® siècle.
Notes, etc., relatives à l'administration de l'ordre des chanoines réguliers de la Congrégation de France de 1658- 1670. In-4. H, 15.
Ms. sur parchemin. Il y a des lacunes.
Correspondance des chanoines de l'abbaye de Sainte-Geneviève. Bibl. de Sainte-Geneviève.
Manuscrite. Elle est si considérable, qu'elle remplit près de cent portefeuilles in-folio.
Déclaration et dénombrement du temporel de l'abbaye de Sainte-Geneviève qu'elle tient du roi, en un seul hommage.
Dans un recueil de pièces in-4 de la bibliothèque de l'Arsenaî. M. Varin pense que ce volume provient de Sainte -Geneviève.
Historia cancellariae Saùctae-îGenovefse , par J. Fronteau. In-foL H, 25 (1129).
Ms.
Litterarse abbatis Sanctae-Genovefae ad Universitatem Parisiensempro Institutione cancèllarii. In-fol. Q,2^ (1496). Ms. sur parchemin.
Litterarse abbatis Sanctae-Genovefae ad Universitatem Parisiensem pro Institutione cancèllarii. In-fol. 1497 (numéro à l'encre rouge).
Ms. sur parchemin.
Gensier de Sainte-Geneviève depuis 1248 jusqu'en 1259. In-fol. H, 24 (1154).
Ms.
Gensier de Sainte-Geneviève. In-fol. E, 11 (871). Ms. sur parchemin.
Recettes et mises faites par l'aumônier et chambrier de Sainte-Geneviève-du-Mont à Paris en 1412, 1415 et 1414, 2 registres petit in-folio. Archives du royaume, K, 58, n« 7.
Ms. sur papier. Ces registres proviennent de l'abbaye Sainte-Ge-
neviève; ils sont très-curieux ; ils peuvent servir à établir des comparaisons entre les dépenses de nos aïeux et les nôtres : les journées d'ouvriers, le prix du combustible, etc., etc.
Registre des cens et rentes dus à la maison de Sainte-Geneviève sur les maisons sises à Paris, 1440-1450. In-4. E, 25 (1043).
Ms. sur papier.
Le présent Hure contient les cens et rentes que nostre
église a droict de prendre sur plusieurs maisons assises
tant en ceste ville de Paris qu'ès faux bourgs, ensemble
les grains qui sont deubz à Toffice de pitancier et aultres
droictz, aulsy quelques cérémonies, qui y sont insérées
pour seruir à la postérité, qui se trouueront escriptes tant
au comancement du dict liure qu'en la fin d'icelluy; par
le R. P. Garsonnet. 1540, in-fol. H, 25 (1135).
Ms. sur parchemin.
Voyez ci-devant pages 95 et 96.
Liber cellarii Sanctae-Genovefee. In-fol. E, 21 (880).
Ms. sur parchemin.
Sanctae-Genovefœ Necrologium vêtus. In-4. BB, 42^ (473).
Ms. sur vélin.
Nécrologe de l'abbaye Sainte-Geneviève; journal des maladies des principaux sujets de l'ordre, et registre contenant la résolution des affaires principales du même ordre, 1643-49. In-4. H, 16.
Ms, sur papier.
Ancien cartulaire, contenant les privilèges et titres des biens de la maison de Sainte-Geneviève. In-4. E, 23. Ms. sur parchemin.
Cartulaire de Sainte-Geneviève depuis 1108. In-fol. E, 25 (881).
Ms. latin sur parchemin.
Inventaire des privilèges et bénéfices de l'abbaye Sainte- Geneviève. In-fol. Archives du royaume. L, 1461, Ms. sur papier.
La première chose indiquée dans cet inventaire, c'est une bulle de Pascal II, adressée aux chanoines de l'église Saint-Pierre et Saint- Paul et de Sainte-Geneviève, datée de Meaux, 1108; les autres portent diverses dates : il y en a de 1715.
Voyez le Nécrologe manuscrit de Sainte-Geneviève; il indique en détail les bibles, les psautiers, les ouvrages de théologie, les traités de médecine et spécialement ceux d'Avicenne, donnés à l'abbaye dans le cours du xiii*^ siècle par l'abbé Odon, Estienne et Barthélémy Berout, chanoines réguliers; par le diacre Robert et par Jean et Nicolas de Danemark.
On sait que plusieurs de ces curieux et très-précieux manuscrits furent sacrifiés, sous l'administration de Benjamin Brichanteau, par l'ignorance d'un aumônier qui avait été chargé de régir les biens temporels de Sainte -Geneviève, Cet aumônier, ayant trouvé dans une galerie des manuscrits qui lui paraissaient négligés, s'avisa de les vendre au poids pour avoir des livres de chant.
Traité des plus belles et des plus vastes bibliothèques de l'Europe, par Pierre Le Gallois. Paris, Michallet, 1680, in-12.
Réimprimé plusieurs fois. L'édition que je cite porte, page 135 : « La septième bibliothèque est celle des religieux de Sainte-Gene-
viève, qui deviendra considérable avec le temps paf les soins du père Du :Moliuet. »
Tractatus singulaies bibliolh. Sanctae-Genovefœ Parisiis de rébus sacris antiquis, Physici. Paris, 1681, in-8.
Almanach royal.
On trouve dans cette collection l'indication des jours et des heures d'admission du public dans la bibliothèque Sainte-Geneviève, depuis la première année où il pîut aux génovéfains de communiquer aux hommes d'étude leurs richesses scientifiques jusqu'à la présente année. On y remarque de plus les noms des bibliothécaires préposés à la garde des livres, du moins les noms des plus élevés en grade, car ceux des sous-bibliothécaires et des coinmis ou employés n'y sont point inscrits. Quant à Timportance acquise par la bibliothèque Sainte Geneviève depuis le don fait en 1630 par le cardinal de La Rochefoucauld, c'est-à-dire depuis Torigine de la bibliothèque jusqu'en 1718, voici ce qu'on lit textuellement dans JNemeitz (Le séjour de Paris) qui écrivait à cette dernière époque : « Après la Bibliothèque roiale, j'estime celle de Vabbaie de Sainte-Geneviève- du-Mont la meilleure, la plus nombreuse et la plus complète; elle est incomparablement bien rangée dans une galerie longue et neuve de ce bel et superbe couvent, et contient 45,000 volumes pour le moins (1). L'archevêque de Reims, Maurice le Tellier, qui mourut l'an 17l0, a légué sa bibliothèque de 17,000 volumes bien conditionnez à ce couvent; mais ils ne sont pas encore tous mis en ordre faute d'espace, et on a dessein d'attacher Un édilice à part, en forme de croix, à la galerie de cette bibliothèque. Les armoires qui contiennent les livres sont d'une menuiserie trèsartiste et sont fermées avec du fil d'acier entortillé, entre lesquelles on a rangé à égales distances des bustes de plâtre représentant les effigies des personnes célèbres, tant anciennes que nouvelles. Dans cette bibliothèque, Ton voit aussi un horloge très- curieux (2), et un cabinet d'antiques plein de choses rares : l'on en a la description infolio. Les deux globes qui sont au bas sont bien exacts et ingénieusement travaillez (3). Le religieux qui me fit voir le cabinet est fort officieux, se faisant un plaisir d'entretenir un étranger par ses beaux discours. Le véritable bibliothécaire est le père Sarbourg (lisez Sarrebourse) ; mais on le voit fort rarement. »
(1) Heliot porte, à la date de lUi, le noiiibre des volumes à 60,000; il y comprenait probablement la nombreuse collection que Baiuze y avait mise en dépôt pendant son exil.
(2) C'est rhorloge d'Oronce Finé.
(3) Ces globes smi de Coroneili.
ïntroductio ad historiam litterariam , de prœcipuis bibliothecis Parisiensibus, locupletata annotationibus, etc., in duas parles divisa. AuctoreDan. Maichalii, Cambridge, 1720, iîi-8.
Réimprimée sans aucun changement l'année suivante à Leipzig.
Dans la première partie de cet ouvrage, l'auteur traite de l'oriî^ine et de l'accroissement des bibliothèques du roi, de Colbert, de Saint- Germain-des-Prés, de Mazarin, de la Sorbonne, de Sainte-Geneviève, etc.; dans la seconde, il parle, entre autres choses, des sources de l'histoire littéraire, et en particulier des antiquités ecclésiastiques, des bibliothécaires et des principaux savants de Paris, etc. M. Weiss, cjui me fournit cette note, ajoute : « Cet ouvrage est rempli de détails intéressans. » Voyez sur l'ouvrage de Maichel le Mercure de juillet 1729, page 1587.
Lutetia Parisiorum erudita sui temporis, hoc et annorum hujus seculi 21 et 22, par George Waliin. Nuremberg, 1722, iii-l2.
Volume rare, l'auteur l'ayant fait imprimer à ses frais pour le distribuer en présent à ses amis. On y trouve des détails sur les savants, les bibliothèques et leurs conservateurs. Voyez encore du même auteur : De sanctâ Genovefâ disquisitià historîco-theologica. Wittemberg, 1723, in-4".
Histoire d'uii Voyage littéraire fait en 1733, en France, en Angleterre et en Hollande, avec un discours préliminaire de M. La Croze touchant le système étonnant et les Alhei delecli àu P. Hardouin, et une lettre fort curieuse concernant les prétendus miracles de Vabhé Paris, et les convulsions risibles du chevalier Folard. Seconde édition. La Haye, Adrien Moetjens, 1736, in~12.
Par .lordan.
Cette prétendue seconde édition du Voyage littéraire ne diffère de la première, qui parut en 1735, que par le frontispice et le discours préliminaire de M. La Croze.
Dans l'ouvrage de Jordan , il est question, aux pages 38 et 39, de Nanterre, de Sainte-Geneviève et du livre de AVallin touchant cette sainte; et aux pages 50 et 62, on lit ce qui suit (c'est Jordan qui parle) :
« Nous fûmes voir, avec le P. Niceron, la bibliothèque de Sainte-Geneviève, dont le père Prévost est bibliothécaire; il a succédé au père Courrayer. Ce père est un petit homme doux et poli; il a été deux fois en Hollande pour enrichir la bibliothèque de cette maison. Cette bibliothèque est composée de 42,000 volumes. Ils n'ont point ou peu de manuscripts; tout ce qu'ils ont à cet égard ne consiste qu'en rituels ou livres de chœur. Ils n'ont point de catalogue; l'on y travaille fortement. Ce père me montra les Lettres de Petrus Delphinus, qui se vendent à un fort haut prix. Les livres qui dominent dans cette bibliothèque sont ceux qui concernent directement ou indirectement l'état de l'église, etc. »
Thésaurus bibliolhecalis.
Ouvrage cité par Jugler comme donnant, vol. III, p. 70 et suiv., des renseignements sur la bibliothèque Sainte-Geneviève.
Bibliotheca historiae litterariae selecta, etc., par J.-Fréd.
Jugler. léna, 1754-65, 5 vol. in-8.
Nouvelle édition de VIntroductio in notitiam rei litterariœ, par Burck.-Gott. Struve, mais tellement corrigée et augmentée, que .Jugler en a fait un ouvrage nouveau et qui lui appartient en propre. L'article sur Sainte-Geneviève est dans le t. i, p. 223 et 224.
Dissertation sur les bibliothèques, avec une table alphabétique, tant des ouvrages publiés sous le titre de bibliothèque que des catalogues imprimés de plusieurs cabinets de France et des pays étrangers. Paris, Chaubert, 1758, in-8.
Par Durey de Noinville.
Cette dissertation se trouve souvent à la suite de la table alphabétique des dictionnaires, par le même auteur. L'article qui concerne Sainte-Geneviève est à la page 49,
Essai historique sur la Bibliothèque du roi et sur chacun des dépôts qui la composent, avec la description des bâtiments et des objets les plus curieux à voir dans ces différents dépôts. Paris, Belin, 1782, petit in-12. Par Nie.-Théop. Leprince,
On trouve à la fin de cet intéressant ouvrage une suite de notices sur les bibliothèques publiques et particulières de Paris. Celle qui concerne Sainte-Geneviève est ainsi conçue :
« BIBLIOTHÈQUE DE l'ABBAYE SAINTE-GENEVIÈVE.
« Bibliothécaire, M. Pingré , chanoine régulier ; sous-bibliothécaire , M. Viallon, chanoine régulier.
« Cette bibliothèque est l'une des plus belles de Paris; elle renferme un grand nombre d'anciennes éditions dont plusieurs sont extrêmement rares.
« Quoiqu'elle ne soit pas publique, MM. de Sainte-Geneviève se font un honneur et un devoir d'en communiquer les richesses aux savants; ceux qui veulent y étudier peuvent s'y présenter les lundis, mercredis et vendredis, depuis deux heures jusqu'à cinq, excepté les fêtes et le temps des vacances. Le corps de bâtiment de cette bibliothèque forme une croix au milieu de laquelle est un dôme qui en éclaire les quatre parties. Celle du côté de l'église étant plus courte que les trois autres, Lajoue y a peint, en 1732, une perspective qui représente un salon ovale, éclairé par une grande croisée au milieu. A l'entrée de ce salon paraissent deux urnes en marbre antique; sur le devant est une sphère suivant le système de Copernic.
« Dans la coupole qui est au milieu de cette bibliothèque^ on voit la peinture (due au pinceau de Restout) représentant saint Augustin revêtu d'une chasuble antique, entouré de plusieurs anges et chérubins qui l'enlèvent au ciel; il tient d'une main un livre, et de l'autre cette victorieuse plume qui toujours défendit la vérité et la religion. Un peu plus bas sont deux anges qui portent sa crosse et sa mitre; on voit partir de la nuée qui soutient l'église un dard de feu serpentant qui tombe impétueusement sur les ouvrages de Pélage, deManès, de Donat et autres hérétiques, lesquels paraissent dévorés par les flammes et répandre une épaisse fumée.
« Le pourtour de cette bibliothèque est orné de quantité de bustes en plâtre d'hommes illustres, parmi lesquels on remarque ceux de Jules Hardouin-Mansard , de Robert de Cotte , du chancelier le Tellier et de l'archevêque de Reims du même nom, faits par Coyzevox, et celui d'Antoine Arnauld, sculpté par Girardon : ces derniers sont de marbre et d'une grande beauté.
« Le cabinet de cette abbaye est un des plus beaux de l'Europe; il renferme une magnifique collection d'antiquités égyptiennes, étrusques, grecques et romaines, de très-beaux morceaux d'histoire naturelle, et une suite aussi nombreuse que riche de médailles d'or et autres, données en partie par feu M. le duc d'Orléans.
<' Ce cabinet est ouvert les mêmes jours et aux mêmes heures que la bibliothèque, excepté le mercredi. »
Mémoire pour la conservation des bibliothèques des com-'
munautés séculières et régulières de Paris. Paris, Baiîly, 1790, in-8 de 16 pages.
Par Bartlî. Mercier, abbé de Saint-Léger.
Mémoire sur l'état actuel de nos bibliothèques, par l'abbé François-VaîeiUin Mullot. Paris, an v (1797), in~8.
Pièces concernant la bibliothèque Sainte-Geneviève.
M. Taillandier, conseiller à la cour royale et député de Paris, exécuteur testamentaire des dernières volontés de Dauuou et auteur du remarquable ouvrage biographique sur cet homme célèbre, a eu l'extrême obligeance de me conlier ces pièces, au nombre de plus de trente, et de me fournir d'utiles renseignements sur cette correspondance. Ce sont en partie des lettres oflicielles datées de l'an'v à Tan xni, adressées pour la plupart à Daunou comme administrateur de la bibliothèque du Panthéon et relatives à l'administration de cette bibliothèque, et principalement aux autorisations données par tes ministres de faire transporter dans l'établissement les livres choisis dans les dépôts littéraires formés par suite de la suppression des bibliothèques conventuelles et d'émigrés.
Ces dons de livres furent accordés aux pressantes sollicitations de Daunou : le zèle et l'amour de ce savant pour la bibliothèque qu'il dirigeait avec tant d'habileté valurent alors à cet établissement au moins 20,000 volumes retirés de différents dépôts nationaux, tels que ceux des Corc}eliers, de Louis-la-Culture, de Versailles, de Louvain, etc. On sait déjà, M. Taillandier le dit dans son ouvrage, que Daunou avait envoyé de Rome aux génovéfains d'admirables richesses bibliographiques provenant de la bibliothèque particulière (je Pie VI, et que c'est ainsi que la bibliothèque Sainte-Geneviève possède de magnifiques productions typographiques sorties des presses de Sweynheym et Pannartz, et autres principaux imprimeurs établis en Italie au XY" siècle, et les grands ouvrages à gravures sur le musée Clénientin, la colonne Trajane, les fresques du Vatican par Raphaël, etc.
Le «avant Daunou peut donc être mis non- seulement au nombre des plus grandes illustrations, mais encore au nombre des plus grands bienfaiteurs de la bibliothèque; et c'est avec raison que mon collaborateur a émis le vœu de voir placer le buste de cet homme célèbre parmi ceux qui ont le plus contribué à l'agrandissement de la bibliothèque. Ainsi cet établissement, comme les Archives, comme l'Institut, comme Boulogne-sur-Mer, aurait acquitté une dette de la reconnaissance.
Les documents qui font l'objet de cette note sont signés en grande partie par jGinguené, François ^e Neyc^jateain, Letoiirnewx, Chaptal,
Portalis, Chanipagny, etc.; on remarque plusieurs pièces de la main de Daunou et uue pièce de celle du bibliothécaire-administrateur Cotte.
M. Taillandier m'a aussi confié plusieurs lettres, adressées à Daunou par Le Chevalier, relatives à l'exécution du décret du 21 mars 1812; j'en parlerai ci-après.
État des livres choisis au dépôt des jésuites pour la bibliothèque nationale du Panthéon. In- fol. de 29 pages. Ms. Bibî. de l'Arsenal , dans les papiers non classés.
Composé d'environ 1,300 articles provenant des diverses bibliothèques supprimées par le gouvernement républicain, savoir : de Saint- Lazare, des Chartreux, des Missions étrangères, de Saint-Magloire, de Saint-Victor, des Minimes, de Saint-Martin, de TOratoire, des Petits-Augustins, de Saint-Sulpice, de la Doctrine chrétienne, des Mathurins, des Théatins, des Barnabites, de Saint-Nicolas, des Récollets, des Petits-Pères, de Sainte-Croix, des Blancs-Manteaux, des Capucins, de Saint-Louis, du collège de Navarre, de la Sorbonne, de Sainte -Marguerite, de Saint-.Tacques , des Carmes, de Notre-Dame, de Saint-Firmin, des Feuillants, de l'abbaye Saint-Antoine, de l'Académie des Inscriptions, du Saint-Esprit, de Belle-Chasse, de Montaigu, de Saint-ÉIoi, des Bons-Enfants, etc., etc.
Cet état de livres est terminé par les reçus suivants :
« Paris, le 14 brumaire an vu.
« Les conservateurs de la bibliothèque nationale du Panthéon, « Cotte, Viallon, Ventenat. »
« .Te soussigné reconnais avoir reçu du citoyen Vanthoî , conservateur au dépôt littéraire de Louis-la-tulture, les livres mentionnés au présent état. Paris, le 29 nivôse an viii de la république.
« Viallon, conservateur. »
Au même état est annexée une lettre du ministre de l'intérieur, en date du 25 brumaire an viii , ainsi conçue :
« Au conservateur du dépôt littéraire de Louis-Ia-Culture.
« Citoyen, je vous autorise à délivrer, moyennant récépissé, aux conservateurs de la bibliothèque du Panthéon les livres dont le catalogue est ci-joint, pour le complément de ladite bibliothèque.
« Salut et fraternité ,
« La Place. »
Etat des livres que les bibliothécaires du Panthéon ont choisis dans le dépôt des Cordeliers. In-fol. de quelques feuilles seulement. Ms. Bibl. de l'Arsenal, dans les papiers non classés.
Composé de 400 articles environ, cet état est terminé comme il suit :
<; Je déclare qu'en vertu de l'autorisation du ministre de l'intérieur du 15 courant, le citoyen d'Aigrefeuille a mis à ma disposition les livres contenus au présent catalogue, à l'exception des articles rayés.
« A Paris, le 20 nivôse an xi.
« Daunou, conservateur comptable de la bibliothèque du Panthéon. »
Aux deux manuscrits précédents sont annexées trois autorisations données au bibliothécaire du Panthéon de choisir des livres dans les dépôts littéraires et de les faire transporter dans leur établissement. Une de ces lettres est signée par le directeur général de l'instruction publique Ginguené, et les deux autres par le ministre de l'intérieur Chaptal.
Pièces officielles et documents historiques concernant la
bibliothèque Sainte-Geneviève. Archives du royaume.
Ces pièces et documents sont au nombre de plus de soixante et datées de l'an xiii (1805) à l'an 1810. On remarque les suivantes : de l'an XIII, une proposition d'autoriser les travaux reconnus indispensables pour préserver la bibliothèque des dangers du feu auquel l'expose le voisinage du Lycée Napoléon , un devis estimatif dressé par Rondelet, architecte de la bibliothèque, et une autorisation de faire les travaux; des pièces analogues pour la séparation des caves du Lycée-Napoléon de celles de la bibliothèque, et pour établir une descente de communication; — de l'an 1806, d'autres pièces analogues pour autoriser la réparation de l'horloge commune au Lycée Napoléon et à la bibliothèque, et, sur la proposition de M. Lechevalier, pour autoriser en outre les travaux nécessaires au rétablissement de l'observatoire du P. Pingré à la bibliothèque; — de 1807, d'autres pièces analogues pour autoriser de plus diverses réparations aux bâtiments de la bibliothèque, la pose de grillages aux croisées qui séparent la bibliothèque du Lycée, la cession d'un local entre les deux établissements, et la ligne de démarcation qui assigne à chacun d'eux la portion qui doit lui appartenir : on trouve dans cette dernière liasse deux lettres de M. Ventenat, administrateur de la bibliothèque; — de 1808, un avis du ministre de l'intérieur qui prévient MM. Rondelet eî Ventenat que les frais d'éclairage et d'entretien des bâtiments de la bibliothèque seront prélevés sur le crédit de cet établissement,
et qu'il accorde 6,000 francs pour les grosses réparations ; des observations de M, Ventenat au ministre de l'intérieur, au sujet de la ré-= duction des fonds destinés aux dépenses courantes; ~ de la même année, des pièces relatives au rapport des commissaires chargés de constater l'emploi des plombs, fers et autres matières déposées dans les magasins du Lycée impérial; — de 1809, des documents concernant les cessions de pièces faites par le Lycée à la bibliothèque, et la réunion d'une partie des combles de la bibliothèque au local du Lycée : on voit dans cette liasse un plan des combles des bâtiments de l'abbaye Saillie-Geneviève occupés par la bibliothèque, et une lettre, du 6 avril 1809, adressée au ministre par M. Flocon, administrateur de la bibliothèque du Panthéon; — enfin de 1810, une autorisation de faire renouveler en trois années les serrures de la bibliothèque, demandée le 20 septembre par M. Flocon,
Avec ces mêmes papiers se trouve un arrêté de M. de Champagny, ministre de l'intérieur, daté du 1^^ avril 1806, et portant :
Art. l''^. — La bibliothèque du Panthéon aura une entrée particulière et différente de celle du Lycée Napoléon.
Les communications respectives de ces deux établissements seront fermées autant que possible.
L'architecte du Panthéon proposera les moyens d'exécuter ces dispositions.
Art. 2. — Les conservateurs se conformeront aux règlements établis à la bibliothèque impériale pour le prêt des livres, et ne pourront les confier, pour être emportés hors de l'établissement, que sur leur responsabilité personnelle.
Art. 3. — Il ne sera admis à la bibliothèque aucun homme audessous de dix-huit ans, s'il n'est accompagné d'un homme plus âgé, directeur de ses études , ou s'il n'est porteur d'une carte d'entrée donnée par les conservateurs. Ces cartes ne seront délivrées aux élèves des établissements publics que sur la demande des chefs de ces maisons.
Art. 4. — L'architecte du Panthéon est invité à chercher les moyens de supprimer, diminuer et isoler les trente et un tuyaux de poêle appliqués sur les murailles et les charpentes de la bibliothèque.
Champagny, Pour copie conforme , Barbier-Neuville.
Une des liasses des Archives du royaume (F, 10968) relatives à la bibliothèque Sainte-Geneviève renferme des pièces assez curieuses. La première est une pétition adressée à M. de Talleyrand, par M. Lèche valier, à l'effet d'obtenir son entrée à Sainte-Geneviève : elle est datée du 28 fructidor an xiii (1805); et la seconde est une lettre, en date du 4 vendémiaire an xiv, adressée par le prince au ministre de
l'intérieur, avec prière de recommander son protégé, M. Lechevalier. à reuipereur.
Le ministre de l'intérieur a ajouté de sa main sur la lettre de M. de Talleyrand les mots suivants : « J'avais songé à M. Lechevalier, jtièine aviiut de recevoir la lettre du ministre des relations qui me conliriiie dans mon choix. »
On trouve aussi dans cette même liasse une pièce relative à la nomination de M. Flocon à la bibliothèque Sainte-Geneviève.
Comptes de recettes et de dépenses de la bibliothèque Saiiite-GeneYiève pour les années 1805, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812, 1815, 1814 et 18L^. Archives du royaume. F. 9919.
Originaux signés par les administrateurs de la bibliothèque, vérifiés par les chefs du contentieux et approuvés par les ministres.
Guide des curieux et des étrangers dans les bibliothèques publiques de Paris, par T. -M. Dumcrsan. édition. Paris, 1812, in-12 de 47 pages.
La première édition est, je crois, de 1809.
Lettres relatives au décret du 21 mars 1812, sur les lycées de Paris, prescrivant que de nouveaux dortoirs seront établis dans l'emplacement occupé par la bibliothèque du Panthéon, et ordonnant la translation de cette bibliothèque dans le second étage du palais du sénat.
Ces lettres sont au nombre de sept : cinq se trouvent entre les mains de M. Taillandier; les deux autres font partie des Archives du royaume, carton 3 , dossier 7, n° 5285, dans les papiers concernant les travaux de Paris, bibliothèque du Panthéon.
Les cinq premières lettres sont adressées par M. Lechevalier à M. Daunoii, qui . quoique ayant quitté depuis sept ans la direction de la bibliotheqvie Samte-Geneviève pour celle des Archives, n'en portait pas moins le plus vif intérêt au premier de ces établissements. Elles sont iutéressautes en ce qu elles montrent combien d'énergie mirent Lechevalier et Daunou à préserver la bibliothèque Sainte-Geneviève de la ruine inévitable qui la menaçait par suite de la décision prise par Napoléon. Ces deux hommes éminents furent admirablement se^ coudés par tous les employés 4e 1^ bibliothèque et par une fouie
de notabilités amies des lettres, telles que MM. deTracy, deLatouF- Maubourg, Garnier, Fouchë, de Talleyrand, Daru, Réàl, Savary, de Lacépède et les principaux officiers du sénat.
Grâce à tous ces personnages, la bibliothèque ne fut pas déplacée : elle devait l'être plus tard, mais avec cette différence que maintenant son déplacement accroîtra son importance en augmentant les services qu'elle rendra, tandis qu'alors, la bibliothèque devant par ce changement cesser forcément d'être publique, il aurait produit l'effet contraire. Sans doute, sous le point de vue de l'art et des souvenirs, l'ancien local est à jamais regrettalîle; mais, sous le rapport du bien public, le sacrifice a dû s'accomplir.
Les deux lettres qui sont aux Archives m'ont semblé devoir être rapportées textuellement. La première est la minute de la lettre écrite! Je 8 septembre 1812 par M. de Montalivet, ministre de l'intérieur, à M. Daru, ministre secrétaire d'État. Elle porte :
« Monsieur le comte et cher collègue. Sa Majesté, en prescrivant, par son décret du 2 1 mars 1 8 1 2 sur les lycées de Paris, que de nouveaux dortoirs propres à recevoir au moins deux cents élèves seront établis dans l'emplacement occupé par la bibliothèque actuelle du Panthéon, a ordonné en même temps la translation de cette bibliothèque dans le second étage du palais du sénat. Les travaux nécessaires pour l'agrandissement du logement destiné aux élèves du Lycée Napoléon doivent être terminés en 1812. Chargé de l'exécution de ce décret, et persuadé d'ailleurs que Votre Excellence donnait directement au sénat connaissance des décrets qui pouvaient le concerner, j'attendais, pour remplir les ordres de Sa Majesté, que le local de la bibliothèque fut rendu libre. Ce n'est qu'après m'être assuré que l'on ne s'occupait encore au palais du sénat d'aucune disposition pour arriver à ce but, que j'ai cru devoir en écrire à M. le comte de Lacépède, président, en lui transmettant l'extrait du décret du 2 1 mars dernier en ce qui concernait la translation de cette bibliothèque.
« Son Excellence m'a informé, le V de ce mois, que le sénat n'a jamais eu connaissance officielle de ce projet, mais qu'en ayant été informé par des voies indirectes, MM. les officiers du sénat furent chargés par leurs collègues d'en parler à l'empereur, qu'ils eurent l'honneur de soumettre à Sa Majesté les raisons de convenance et même de haute politique qui leur paraissaient s'opposer à cette translation. Son Excellence ajoute que Sa Majesté daigna paraître agréer ces raisons.
(c M. le comte de Lacépède fait observer aussi que, d'après l'usage et les constitutions de l'empire, il n'a été jusqu'à ce moment disposé d'aucune partie de bâtiment appartenant au sénat que par un sénatusconsulte; que d'ailleurs MM. les préteurs du sénat ne peuvent employer aucun fonds pour des constructions, des réparations ou d'autres travaux qu'en vertu d'une délibération du grand conseil présidé par Sa Majesté ou autorisé à ce sujet par elle.
« Je viens prier Votre Excellence de mettre sous les yeux de Sa Majesté les motifs qui s'opposent pour le moment à l'entière exécution
d'une des dispositions de son décret du 21 mars 1812 sur les lycées de Paris. Veuillez bien, monsieur le comte et cher collègue, me faire connaître les intentions de Sa Majesté et les ordres qu'il lui plaira de me donner dans cette circonstance. »
La seconde pièce est la lettre écrite le l*^"" septembre 1812 à M. de Montalivet par M. de Lacépède. Quoiqu'elle ne contienne aucun fait que la précédente n'ait déjà fait connaître, je crois cependant curieux d'en donner une copie. Voici comment s'exprime le président du sénat :
« Monsieur le comte, je m'empresse de répondre à la lettre que Votre Excellence vient de me faire l'honneur de m'écrire au sujet de la translation au palais du sénat de la bibliothèque du Panthéon.
« Cet objet étant dans les attributions de MM. les préteurs, je leur ai adressé la lettre de Votre Excellence; mais je crois devoir, comme président du sénat, avoir l'honneur de faire observer à Votre Excellence :
a 1° Que le sénat n'a jamais eu connaissance officielle du projet de cette translation , mais qu'en ayant été informés par des voies indirectes, MM. les officiers du sénat furent chargés par leurs collègues d'avoir Thonneur d'en parler à l'empereur, qu'ils eurent l'honneur de soumettre à Sa Majesté impériale et royale les raisons de convenance et même de haute politique qui leur paraissaient s'opposer à cette translation, et que Sa Majesté daigna paraître agréer ces raisons;
« 2° Que, d'après l'usage et les constitutions de l'empire, il n'a été jusqu'à ce moment disposé d'aucune partie de bâtiment appartenant au sénat que par un sénatus-consulte, et que MM. les préteurs ne peuvent employer aucun fonds pour des constructions, des réparations ou d'autres travaux, qu'en vertu d'une délibération du grand conseil présidé par Sa Majesté ou autorisé à ce sujet par Sa Majesté impériale et royale.
« Te prie Votre Excellence, monsieur le comte, de recevoir, etc.
« Le président du sénat, « B.-G.°E. L., COMTE DE Lacépède. »
Pièces officielles et documents historiques concernant Tancienne et la nouvelle bibliothèque Sainte-Geneviève. Archives de l'Hôtel-de-Ville, papiers relatifs à la bibliothèque Sainte-Geneviève.
Parmi ces pièces, on remarque des autorisations données aux bibliothécaires Pingré et Viallon pour recevoir le montant des traitements des employés et garçons de bureau de la bibliothèque Sainte- Geneviève pendant les années 1792 et 1793; — un avis de la décision qui
ordonne l'établissement d'une ligne de démarcation précise entre la bibliothèque du Panthéon et le Lycée Napoléon, en date du 4 juillet 1807; — une pièce, en date du 7 mars 1844, du ministre des travaux publics (M. Dumon) au préfet de la Seine (M. de Rambuteau) touchant l'acquisition d'une maison située à l'angle de la rue Saint-Étienne-d es- Grès et de la rue des Chollets, autorisée par ordonnance royale du 23 février 1844, et dont l'emplacement était indispensable à la nouvelle bibliothèque Sainte-Geneviève; — enfin des cahiers des charges générales et particulières et des devis de travaux relatifs à cette même bibliothèque, notamment un devis des travaux en maçonnerie dont l'adjudication a été prononcée le 23 septembre 1844.
La France, par lady Morgan, ci-devant miss Owenson. Paris et Londres, Treuttel et Wûrtz, 1817, 2 voL in-8.
Lady Morgan, à la page 37 et suivantes de son second volume, fait avec beaucoufi d'esprit la description du Panthéon et de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Elle dit, au sujet de cette dernière : « La bibliothèque du Panthéon ou de Sainte- Geneviève est remarquable par sa coupole, dont les peintures sont de Restout; par son cabinet d'antiquités, par son curieux plan de Rome en relief, et par un trésor composé de 80,000 volumes. Le cabinet de Sainte-Geneviève contient une collection plus curieuse que considérable d'histoire naturelle et d'antiquités étrusques, égyptiennes, grecques et romaines. J'admirai ces choses; mais rien n'eut pour moi plus d'attraits que deux petits portraits qui en décorent les murs : l'un est celui de Marie, reine d'Écosse, qui le présenta elle-même, de ses belles mains, aux moines de Sainte-Geneviève, et qui est parfaitement conservé; l'autre représente une religieuse négresse, fille naturelle de Louis XIV; elle paraît avoir une forte ressemblance à sa noire mère, et ne retrace nullement les traits romains de son auguste père. De tous les amours de ce monarque, cette passion pour une négresse est la seule qui ne soit connue que par le témoignage d'un portrait et dont la tradition seule ait consacré le souvenir. »
Le portrait dont parle lady Morgan se voit effectivement à la bibliotheque Sainte-Geneviève, ou il est désigné faussement sous le nom de relitiieuse de Morey (c'est Moret qu'il faut lire). M, Élie Berthet a fait de la religieuse de Moret l'héroïne d'un feuilleton intitulé la Mau= resse, qu'il a publié dans le journal le Siècle des 11, 12, etc., juillet 1838. Cet auteur dit qu'on peut consulter, sur le principal personnage de son roman, Anquetil (Louis XIV, sa cour et le régent), M''« de Montpensier (Mémoires), les Chroniques de l'OEil de Bœuf, etc.
Outre les portraits de Marie-Stuart et de la religieuse de Moret, la bibliothèque possède encore aujourd'hui une suite de portraits au pastel de la plupart de nos souverains; ce sont ceux de Louis IX (saint Louis), Philippe III, dit le Hardi, Philippe IV, dit le Bel, Louis X, dit le Hutin, Philippe V, dit le Long, Charles IV, dit le Bel, Philippe VI, dit de Valois, Jean, Charles V, Charles Vî, Charles Vîî,
Louis Xi , Charles VIII, Louis XII, François î^i", Henri II, François II, Charles IX, Henri III, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV.
On voit aussi dans lady Morgan la preuve que la bibliothèque Sainte-Geneviève a toujours été très-fréquentée. Lors de la visite qu'y fit cette femme célèbre, elle y trouva environ deux cents jeunes gens profondément occupés à des études scientifiques : elle en marqua son étonnement à M. Lechevalier, alors bibliothécaire, qui lui assura que jamais il n'y avait moins de travailleurs à Sainte-Geneviève; qu'au contraire il y en avait souvent beaucoup plus.
Recherches sur les bibliothèques anciennes et modernes, par Petit-Radel. Paris, 1819, in-8.
Voyez sur cet ouvrage un article de Daunou, inséré dans le Journal des Savants (mars 1819.)
A bibliographical , antiquarian ànd picturesque Tour in France and Germany, by Thomas-Frognall Dibdin. London, printed for Ihe author by W. Bulmer and W. Nicol, 1821, 3 vol. imper, in-8, fig.
Magnifique édition.
MM . LîC(|uet et Crapelet ont traduit l'ouvrage de Dibdin (Voyage bibliographique, archéolonique et pittoresque en France. Paris, Crapelet, 1825, 4 vol. in-8" avec fig ). Cette traduction ne contient pas le voyage en Allemagne, qui forme la plus grande partie du troisième volume de l'original, mais elle présente une foule de notes curieuses qui relèvent les erreurs du voyageur anglais et suppléent à quelques-unes de ses omissions.
Les trente premières pages du quatrième volume de cette traduction sont consacrées à la bibliothèque Sainte-Geneviève et forment une notice très-intéressante. Il y est question d'abord d'un curieux monument astronomique dressé par un de nos savants les plus célèbres du xvH'' siècle (séiénographie ou carte de la lune dessinée par Ph. de Lahire en m.dc.lxxxvi, et donnée eu m.dccc.viii par M. Dufourny. architecte, membre de l'Institut); ensuite l'auteur passe en revue la collection de Sainte-Geneviève, et il termine son travail par des détails biographiques sur l'abbé Mercier de Saint-Léger.
Ce tut en Tannée 1820 que le savant bibliographe Frognall Dibdm, dont la renommée était alors européenne, vint visiter la bibliothèque Sainte-Geneviève. Il désigna alors la plupart des raretés bibliographiques que ce dépôt renferme, et, s'il ne le fit pas d'une manière aussi . complète qu'on eut pu le désirer, il donna la preuve d'un œil si exercé, {ju'ii m'a setnhié utile de désigner ceux des volumes de la bibliothèque qui attirèrent son attention en transcrivant les titres des ouvrages et en indiquant lu date des éditions ; il est loisible à tous de lire dans
son voyage littéraire les jugements qu'il en a portés, I/auteur du Bibliographical antiquarian ne s'occupa nullement des mamiscrits légués par les génovéfains. Je comblerai cette lacune en transcrivant à la suite des ouvrages cités par Dibdin les notes que Lacurne de Sainte-Palaye a mises dans un catalogue manuscrit qu'on voit à la bibliothèque de l'Arsenal : hist. F. 839 (F.) Cependant toutes ces indications donneraient encore une faible idée des richesses de la bibliothèque Sainte- Geneviève, et cette partie de mon travail laisserait beaucoup à désirer, si j'avais dû la compléter moi-même. Heureusement M. Ferdinand Denis a bien voulu combler cette omission, et s'est surtout attaché à donner des détails précis sur les auteurs présumés d'une précieuse iconographie.