‹ Histoire de la Bibliothq̀ue Sainte-Ceneviève, précédée de la chronique de l'abbayeChapitre 22 sur 53 · BIBLIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

BIBLIOGRAPHIQUE

CATALOGUE DES 0UVHA6K5, MAMISCMTS KT IMMUIÊS, UUTIVS

A SAINTB 6S1ŒVIÈVB, A SON ÉGLISE, A SON ABBAYE, AUX CHANOINES BÉGULIKBS

SI LA CONGBiGATION DE FIANCE, OU 6ÉN0VÉFAINS, ET A LEUR BIBLIOTBÂQUE ,

PAR P. PINÇON

El LA BIBUOTBÈQOfi SAINTE - GEKEfltVfi.

Comme l'annonce dans sa préface mon collègue M. de Bougy, je lui dois l'honneur de pouvoir offrir au public un essai bibliographique entrepris sur l'invitation du savant M. Denis. En effet, en me mettant à l'œuvre, je n'avais pas l'intention de faire imprimer ma Monographie : elle devait rester manuscrite et seulement à l'usage de la bibliothèque Sainte-Geneviève; la proposition de M. de Bougy, la promesse que me fit M. Denis de me fournir des renseignements et de précieuses notes, et, il faut le dire, le désir d'être utile à un plus grand nombre de personnes, m'ont fait changer de résolution.

Lorsque mon collègue me proposa de joindre mon travail au sien, M. le ministre de l'instruction publique avait déjà accepté la dédicace de l'ouvrage de M. de Bougy; j'aurais voulu avoir quelque droit à solliciter le même honneur, nonseulement par l'espoir de donner ainsi plus d'autorité à mon livre,, mais afin d'offrir par là à M. le comte de Salvandy un témoignage public de ma vive reconnaissance pour les marques de bienveillance qu'il a daigné m'accorder en plusieurs occasions : je ne puis que prier Son Excellence de m'ex-

caser de ce que mon ouvrage se trouve mis sous son haut patronage sans son autorisation. .

En réunissant nos travaux» la pensée de M. de Bougy et la mienne a été de composer un ouvrage qui dans son en* semble présenterait plus d'intérêt que s*il avait paru en deux parties séparées; mais chacun de nous est resté exclusivement chargé et responsable de la spécialité quil a^ait choisie, mon collègue de Thistoirc de la bibliothèque» et moi de la monographie bibliographique.

J'éprouve» en outre» le besoin de dire que je ne partage pas toutes les opinions émises par mon collaborateur; nous avons, l'un et. l'autre» sur les salutaires réformes à introduire dans les bibliothèques des idées presque diamétralement opposées. J'ai communiqué mes scrupules à M. de Boug)» et j'ai joint mon travail au sien en respectant ses convictions et en faisant mes i*éserves.

Je crois devoir donner maintenant quelques détails sur l'oixlre que j'ai suivi dans la classification des articles de ma Monographie» et, en outre» quelques éclaircissements indispensables pour la parfaite intelligence du lecteur.

Toute monographie bibliographique se divise naturellement en deux parties :

En généralités : ouvrages qui n*ont pas un rapport précis avec le sujet » mais qui contiennent cependant des renseignements importants.

En spéeialùés : ouvrages qui traitent exclusivement du sujet de la monographie bibliographique.

Telle est la principale division de mon travail.

le commence les généralités par les ouvrages pouvant

mettre sur la voie des manuscrits relatifs à Sainte^Geneviève et à son abbaye. Je donne ensuite les bibliographies qui font connaître les imprimés publiés sur les mêmes sujets. Parmi ces derniers, on distingue la plus belle, la plus savante monographie bibliographique qui existe, celle qui suffirait presque seule pour mon objet : je veux parler de la Bibliothèque historique de la France, publiée d'abord en un volume in-folio par le savant oratorien Jacques Lelong, réimprimée, avec des augmentations considérables, par Fevret de Fontette, Camus, Hérissant et autres, en cinq volumes in-folio. Cet admirable travail contient le catalogue des ouvrages imprimés et manuscrits qui traitent de l'histoire de France ou qui y ont rapport; il indique, dans un ordre méthodique, l'usage qu'on doit faire des grandes collections de pièces concernant notre histoire et les sources où l'on doit puiser les preuves et les détails de tous nos faits historiques. On a reproché à cet ouvrage de n'être pas tout à fait complet; je le demande, pouvait-il l'être? D'ailleurs, qu'est-ce que l'absence d'un petit nombre d'articles comparativement aux quarante-huit mille dont il est composé! On a souhaité, on souhaite ardemment qu'il soit continué; mais jusqu'ici on a cru à des difficultés insurmontables : on n'a point songé qu'il suffirait de s'entourer des journaux littéraires, des bibliographies publiées depuis 1768 et de quelques hommes spéciaux pour donner une suite à ce monument national. Il est vrai qu'on y a trouvé des défauts d'ordre, des vices de classification, des ...... que sais-je?

c'est-à-dire qu'à ce compte il faudrait faire pour tout table rase : moyen infaillible de ne jamais rien terminer; et puis

M. CEABIJBS UU^ONT.

Auteur dramatique, membre de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, a fiait représenter sur les principaux théfltres de Paris une grande quantité de pièces qu'il a produites seul ou en col-* laboration. On les trouve dans le Magasin théâtral de l'éditeur Marchand.

Les ouvrages lesfplus importants de M. Charles Lafont sont:

/.a Famille Moronval^ drame en cinq actes, en prose. (Porte Saint- Martin, 1834.)

Le Chef-d'œuvre inconnu , drame en un acte, en prose. (Français, 1837.)

Ivan de Russie, tragédie en trois actes, en vers. (Odéon, 1841.)

La Folle de la Cité, drame en cinq actes, en prose. (Gaîté, 1843.)

Le Changement de tnatfn, comédie-vaudeville en deux actes. (Gymnase, 1846.)

M. TBIAIVOIV.

On a de lui plusieurs traductions du latin et du grec, notamment celle de la Batrochomyomachiey publiée dans la Pléiade de Féditeur Curmer; — des articles de critique» de polémique et d'art dans les journaux, etc.

Sous les rideaux, ou études sur la révolution française (en collaboration avec M. Edouard Thierry).

M. Trianon travaille en ce moment à un grand ouvrage philosophique.

M. P. PUMÇOIV.

Membre correspondant de la Société des sciences du département de Tam-et-6aronne.

A fait imprimer na

Discours prononcé dans un banquet offert au poSite Jasmin . Paris, 1642, in-8 de 16 pages.

Ses travaux inédits sont :

Guide pour servir à une étude encyclopédique ^ contenant, dans un ordre méthodique, l'exposition et la définition des diverses parties de la science universelle, et l'indication des sources où Ton doit puiser les connaissances théoriques et pratiques; 3 vol. inrfoHo.

L'Académie française, adoptant les conclusions d'un rapport de M. Dupin aîné, lu par M. Charles Nodier, recommanda cet ouvrage à M. le ministre de l'instruction publique. (Voir le Moniteur du l""" août 1841.)

Plusieurs monographies bibliographiques, entre autres celle des opuscules de Gatherinot, offerte par l'auteur à M. de la Yillagille.

Catalogue de la bibliothèque de M. le comte PiUet'Will,

Ouvrages non terminés :

Catalogue méthodique et raisonné des imprimés anonymes etpseudo^. nymes de la bibliothèque Sainte-Geneviève.

Encyclopédie bibliographique.

€et ouvrage, sous la forme d'une nomenclature alphabétique des mots relatifs aux arts, aux métiers et aux sciences, présentera un guide pour l'acquisition de tontes les connaissances bibliographiques,

Clotilde y sont aussi enterrées. Bientôt Geneyiève est cano«nisée^ Paris et la France se mettent sous son patronage, et par suite la basilique Saint-Pierre et Saint-Paul prend dé« ^nitivement le nom d'église Sainte-Geneviève.

La basilique est d'abord desservie par des chanoines séca-^ liers. Vers le milieu du ix^ siècle, les Normands la dévas^ tent; plus tard, elle est réparée.

Les chanoines tombent insensiblement dans le plus grand dérèglement, et, en 1147, ils sont chassés de l'église Sainte-^ Geneviève et remplacés par des chanoines réguliers tirés de Saint-Victor; l'abbé Suger est chargé de faire exécuter ce changement : Odon , prieur de Saint-Victor, est nommé abbé de Sainte-Geneviève, et, l'année suivante, de chapitre séculier l'église est érigée en abbaye.

Etienne, élu abbé (1177), fait réparer entièrement l'abbaye, qui se ressentait encore des ravages des Normands, et fait bâtir l'église telle qu'on la voyait encore en 1711; ainsi on peut le regarder, en quelque sorte, comme le second fondateur du monastère.

Les curé et marguilliers de Saint-Étienne-du-Hont obtiennent, en 1517, que leur église ait une entrée sur la voie publique et qu'elle soit ainsi séparée de l'église abbatiale.

De nouveaux désordres, occasionnés par la guerre des Anglais, s'introduisent dans le monastère, vont toujours croissant et nécessitent une réforme. Elle est commencée, en 1624, par le cardinal de La Rochefoucauld , nommé abbé commendataire de Sainte-Geneviève, qui y établit supérieur le P. Faure. Sous l'administration de ce dernier, la réforme fait en peu de temps de merveilleux progrès, et

bientôt la congrégation s'accrott rapidement et devient la plus nombreuse de toutes celles des chanoines réguliers.

L'instruction est donnée à la jeunesse dans Fabbaye Sainte-^enevièvei et , pendant longtemps, Tun des chan« celiers de TUniversité est tiré de celle abbaye.

L'ancienne église Sainte-Geneviève menace ruine; les génovéfains sollicitent et obtiennent qu'une nouvelle la remplace. On la construit, on la consacre; toutefois la vieille basilique n'est démolie que sous TEmpire. La grande révolution éclate, disperse la congrégation et les reliques de l'abbaye, et décrète que la nouvelle église Sainte-Geneviève recevra une autre destination et prendra le nom de Panthéon français. Pendant longtemps on se joue de ce qui avait tant excité la vénération. Enfin l'abbaye devient le collège Henri IV, le culte est rendu à la patronne de Paris dans l'église Saint-Élienne-du-Mont , et il ne reste plus de l'ancien et si puissant monastère qu'une bibliothèque publi«< que, mais une bibliothèque dont l'importance attestera l'amour qu'avaient les chanoines réguliers de la Congréga-< tion de France pour les sciences et les lettres.

On le sait, la bibliothèque Sainte-Geneviève doit son origing au cardinal de La Rochefoucauld, qui, en 1624, ne trouva que quelques manuscrits dans l'abbaye (1), et doit ses accroissements successifs aux soins des PP. Fronteau , Lallemant, Du Molinet, Beurrier, etc., etc., et aux dons d'Âthanase, Hacart,Tlécelles, Le Tellier, etc., etc.

(1) On lit 8Qr le premier feuillet des Mémoires manuscrits de François Boulart, sur la réforme des chanoines de Sainte*Geneviève : a Vannit I6S0, mwMiignpàf La jRoehefoueauld not*ê a donné ta librairi$. •

En conS($qiicnco de tout ce qui précède, j^ai adopté Tordre suivant :

1* Ouvrages relalifîs à mainte Geneviève : à sa vie, & sa louange et à ses reliques;

2^ A réglise Sainte-Geneviève : ancienne église, église de Saint-ÉtiennC'-du-Mont et nouvelle église Sainte-Gen^ viève (le Panthéon), et aux Cérémonies;

3* A Tabbaye Sainte-Geneviève;

4^ Aux chanoines réguliers de la Congrégation de France» à leur règle» à leurs constitutions et à leur contentieux et temporel ;

5^ A la bibliothèque Sainte-Geneviève;

6^ Enfin, à la vie des principaux personnages qui ont concouru à la fondation et à Tillustration de réglise, de Tdbbaye et de la bibliothèque de Sainte-Geneviève.

Dans les généralités, je n'ai point consigné de manuscrits; cela m'e6t conduit trop loin et eût été d'ailleurs sans utilité, puisque ce qu'ils offrent d'important est reproduit dans les ouvrages imprimés*

Dans les êpécialùés, h l'exception des ouvrages concernant les nombreuses maisons de la Congrégation de France, qui, par leur nombre et surtout par leur objet particulier, m'au* raient fait dépasser les limites que je m'étais posées d'avance (1), je donne en manuscrits et en imprimés tous ceux

(1) On sait que It Gongrégition, qal ivalt ton ehef-lieu à Tabbaye Sfttnla- Ganeviève» était uno dea plua contldérablea de France : elle comprenait plus de cent monaatèrea et comptait, eu France seulement, aolunte^aepi abbayoi, vingt-huit prleuréa conventuels, deux prévôtés, deui bôpilêux , grand nombre de cures, et dirigeait plualeurs séminairea. (Voir VSur9p$

qui sont vernis à ma connaissance^ et de plus, pour rendre cette partie encore plus intéressante» j'ajoute aux articles qui le comportent l'indication des plans, dessins, tableaux» estampes, portraits et statues qui leur sont relatifs.

En résumé, je crois ma Monographie aussi complète qu'on peut le désirer. J'étais à la meilleure source et j'y ai puisé abondamment : j'ai extrait des catalogues de la bibliothèque tout ce qui pouvait convenir à mon sujet, et je l'ai consigné dans mon travail.

Je dois faire ici une remarque. On pourra bien ne pas trouver à Sainte-Geneviève tous les ouvrages que j'indique comme devant y être : les fréquents mouvements inhérents à une bibliothèque formée d'une suite de dons et d'achats faits par saccades, les nombreux mouvements du personnel, les changements de classification, les infidélités, ont pu faire disparaître bon nombre d'articles restés catalogués et qu'en conséquence j'ai mentionnés; cependant j'aime à croire ces lacunes moins considérables qu'elles ne le paraissent, et j'espère que le remaniement nécessité par la prise de pos* session du nouveau local nous rendra bien des ouvrages transposés ou enfouis dans des réserves; c'est même cet espoir qui m'a déterminé à admettre dans ma Monographie l'extrait complet des catalogues de la bibliothèque.

J'ai aussi puisé dans d'autres dépôts publics ; on verra

eeeUiiaitiquê.) Les oa?rages ayant trait k ses succursales sont très-nombreux; leurs titres pourraient former seuls un fort volume. On comprend quMl m*a élé impossible de les mentionner. Au surplus, on trouvera les plus imporunu dans la Bibliothiquê hUtoriqm de la Frame, I. l*', p. 887, 13687-658 IV S.

ee que ehaciin m'a foarni. A cette occasion, je dois dire qu'ayant en besoin de recoorir aux lumières de plnsiaus bibliolliécaires» j'ai trouvé ces messieurs très-empressés à m'étre agréables, notamment MM. Cayx et Yarin, de la bibliothèque de l'Arsenal : le premier m'a donné toute facilité de me livrer à mes investigations» et le second m'a bit connaître plusieurs articles qui ne sont indiqués nulle pari. J'ai à me louer aussi de tous mes collègues de Sainte-^eoeviève, et particulièrement de MH. Taunay et Tastu, préposés à la garde des manuscrits et des li^Tes précieux; ils m'ont obligeamment montré ce qu'avaient de remarquable quelques raretés que j'ai consignées.

Ainsi j'ai cru devoir expliquer la classification générale que j'ai adoptée et signaler d'inévitables inq>erfections : puissé-je avoir atteint mon but, qui a été de produire un ouvrage de quelque utilité pratique!

otae

GÉNÉRALITÉS

Nota. A la saite d*uii ouvrage, j'indique souvent la bibliothèque qui le reoferme et la lettre et le numéro d*ordre de sa place sur les tablettes; quand je ne donne que ces dernières marques sans nom de bibliothèque, c'est que l'ouvrage est à Sainte-Geneviève.

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