‹ Histoire de la bienheureuse Marguerite-MarieChapitre 52 sur 58 · SUR CETTE QUESTION, SAVOIR · texte numérisé non relu

SUR CETTE QUESTION, SAVOIR

S'il conste des miracles et de quels miracles, dans le cas et pour l'effet dont il s'agit?

Tout embrasée du feu de cette divine charité que Jésus- Christ était venu allumer sur la terre, la vénérable Marguerite- Marie Alacoque ne négligea rien pour faire régner, accroître et étendre par tout l'univers, dans les âmes des fidèles, la vénération et la piété envers le très-sacré Cœur de Jésus, d'où s'échappaient et se répandaient de tous côtés ces flammes d'à-

haecDei famula omnibus, dum in humanis ageret, virtutibus inclaruerit, tamen ardentissimus, quo agebatur, in COR JESU amor studiumque impensissimum , quo ad illud redamandum omnium corda excitare satagebat, ceterarum veluti virlutum compendium extitit. Postquam ergo, seraphicis consumpta ardoribus, ad suavissimum CORDIS JESU amplexum evolaverat, voluit Dominus , ut glome fastigium quod ejus sponsa assecuta fuerat in cœlis, signis ac portentis etiam innolesceret in terris. Instituta de iisdem per processuales tabulas disquisitione, tria allata sunt in Sacrorum Rituum Congregationis judicium Miracula, quœ deprecante famula Dei MARGARITA , patrata divinitus ferebatur.

Itaque primum causa haec agitari cœpit in antiprœparatorio Conventu , postridie Nonas Septembris anni MDCCCLIX, pênes Reverendissimum Cardinalem Constantinum Patrizi Episcopum Portuensem et S. Rufinœ, Sacrorum Rituum Congregationi Praefectum , et Causée

mour. Et quoique cette Servante de Dieu, tant qu'elle vécut dans le monde, ait fait briller en elle toutes les vertus du plus vif éclat, cependant on peut dire qu'elle les renfermait et les résumait dans le brûlant amour dont elle était enflammée pour le Cœur de Jésus, et dans le zèle infatigable avec lequel elle s'efforçait d'exciter tous les cœurs à lui rendre amour pour amour. Après donc que, cédant aux séraphiques ardeurs qui la consumaient, elle fut allée se reposer dans les doux embrassements du Cœur de Jésus, le Seigneur voulut que des miracles et des prodiges manifestassent à la terre le comble de gloire que son épouse s'était acquis dans le ciel. Par suite des informations faites sur ces mêmes miracles au moyen de registres servant à constater les résultats du procès, on soumit au jugement de la Congrégation des Rites trois miracles qui étaient produits comme s'étant divinement accomplis à la prière de la Servante de Dieu Marguerite.

C'est pourquoi cette cause commença à être examinée, d'abord dans une assemblée anti- préparatoire, le 6 septembre de l'année 1859, sous la présidence du Révérendissime Cardinal Constantin Patrizi, évêque de Porto et Sainte- Rufine, préfet de la Congrégation des saints Rites et rapporteur de la cause.

Relatorem. De ea iterum disceptalum fuit in praeparatorio Ccetu apud Apostolicas Vaticanas Mdes collecto , Decimo Septimo Kalendas Octobris anni MDCCCLXIII. Tertium denique hujustnodi Causa subiit experimentum, in generalibus Comitiis in eodem Vaticano Palatio coram Sanctissimo Domino Nostro PIO PAPA IX habitis Kalendis Martii vertentis anni; in quibus quum Reverendissimus Cardinalis Constantinus Patrizi, Causai Relator, proposuisset dubium An, et de quibus Miraculis constet in casu, et ad effectum de quo agitur? Reverendissimi Cardinales , et Patres Consultores , suffragia singuli protulerunt.

Quibus auditis, Sanctissimus Dominus Noster noluit illico suam pandere mentem, sed ornnes admonuit , ut adhibitis precibus ac postulalionibus sibi a divina Sapientia impetraretur lumen ad supremum judiciurn suum pronuntiandum.

Tandem diem hanc designavit, in qua solemnis recolitur commemoratio sancti Fidelis a Sigmaringa, Martyris. Itaque Sanctissimus Dominus Noster, postquam sacra Myste-

Elle fut de nouveau discutée dans une assemblée préparatoire réunie au palais apostolique du Vatican, le 15 septembre 1863. Elle subit enfin une troisième épreuve du même genre dans une assemblée générale tenue au même palais du Vatican en présence de notre très-saint Père le Pape Pie IX, le 1" mars de l'année courante; assemblée dans laquelle, après que le Révérendissime Cardinal Constantin Patrizi, rapporteur de la cause, eut propose cette question , savoir : S'il consle des miracles et de quels miracles, dans le cas et pour l'effet dont il s'agit? les Révérendissimes Cardinaux et les Père consulteurs donnèrent chacun leurs suffrages.

Après les avoir entendus, notre très-saint Père ne voulut pas faire immédiatement sa déclaration; mais il les invita tous à lui obtenir de la divine Sagesse, par leurs prières et leurs supplications, les lumières dont il avait besoin pour prononcer son jugement définitif.

Enfin il désigna le jour où l'Église honore chaque année la mémoire du saint martyr Fidèle de Sigmaringen. C'est pourquoi notre très -saint Père, après avoir célébré avec la plus

ria in suo domestico Vaticano sacello piissime celebrasset, ad aedes se contulit Collegii Urbani Sacras Congregationis de Propaganda Fide. insignes Reliquias invictissimi Martyris hujus veneraturus; inde superiori in aula ad seaccitis Reverendissimo Cardinale Constantino Patrizi, Episcopo Porluensi et S. Rufinœ, Sacrorum Rituum Congregationi Praefecto, Causaeque Relatore , una cum R. P. Andréa Maria Frattini, Sanctae Fidei Promotore, et me infrascripto Secretario, iisdemque adstantibus rite pronuntiavit : Constare de tribus Miraculis in tertio génère, Venerabili Margarita Maria Alacoque intercedente , a Deo patratis; nempe de primo : Instantanées perfectœque sanationis Sororis Mariœ Theresiœ Petit, Monialis Professée Ordinis Visitationis Bealœ Mariœ Virginis, ab inveterato anevrismate in prœcordiis ; de secundo : Instantaneœ perfectœque sanationis Sororis Mariœ de Sales Charault, Monialis professœ ejusdem Ordinis, a cancro occulto in ventriculo ; de tertio : Instantaneœ perfectœque sanationis Sororis Mariœ Aloisiœ Bollani ,

ardente dévotion les saints Mystères dans la chapelle particulière du Vatican, se rendit au palais du collège urbain de la sainte Congrégation de la Propagation de la Foi, pour y vénérer les insignes reliques de cet invincible martyr; ensuite, ayant fait venir audit palais le Révérendissime Cardinal Constantin Patrizi, évêque de Porto et Sainte- Rufine, préfet de la Congrégation des saints Rites et rapporteur de la cause, avec le R. P. André- Marie Fratini, promoteur de la Foi, et moi, secrétaire soussigné, il fit en notre présence celte solennelle déclaration :

Qu'il conste de trois miracles du troisième ordre opérés par la toute- puissance de Dieu, à l'intercession de la vénérable Marguerite-Marie Alacoque, savoir : premièrement, de la guérison instantanée et complète de la Sœur Marie-Thérèse Petit, religieuse professe de l'Ordre de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie, d'un anévrisme invétéré au cœur; secondement, de la guérison instantanée et complète de la Sœur Marie de Sales-Charault , religieuse professe du même Ordre, d'un cancer interne de l'estomac; tioisièmement, de la guérison instantanée et complète de la Sœur Marie- Aloïsia

ejusdem Ordinis , a pulmonum phthisi tuberculari confirmata et incurabili gravissimis stipata symptomatibus.

Atque hoc Decretum in vulgus edi et in acta Sacrorum Rituum Congregationis referri jussit Octavo Kalendas Maias anni MDCCCLXIV.

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