CGGXII CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
sur col Ardente (1), En cas d'échec, la retraite s'effectuerait par la crête que François avait suivie pour venir au Sacearello.
La direction donnée à Ficrella le mèneraîit sur les derrières de Rocea Barbona. Le général François, partant de Triora, atlaquerait é point de front avec le troisième bataillon de la 1184, le troisième des Hautes-Alpes et le 3° de la 1009. Rocca Barbona enlevé, il suivrait l'ennemi sur le col Ardente, y laisserait 200 hommes et pousserait jusqu'aux hauteurs de la Brigue, Au eas où Fiorella éprouverait des difficultés, trois ou quatre vents hommes facilite raientsa marche en prenant le chemin qui, de Rocca Burbona, aboutit au sud du Tanarsllo.
Cette colonne avait pour unique rôle de lier les autres colonnes sans s'engager à fond ; c’est du moins ce que l’on peut conclure du dernier paragraphe : « Je crois inutile de parlèr d'ordre de retraite puisqu'il ne doit suivre que le mouvement des ennemis » (2).
Masséna avait fixé sa place au centre, comme étant le point où devait se produire le plus grand effort. L'occupation de Marta Hi masquait encore la position ennemie : mais comme il était sur les lieux, rien ne prossait ; il réservait donc de donner ses instructions aux colonnes de gauche au dernier moment, lorsque la prise de ce mont lui aurait permis de se rendre compte de la force de la position ennemie.
L'instruction adressée à Lebrun complétait l'ensemble des dispo sitions arrêtées par Masséna, Persuadé que ce général coopérerait à l'opération par une vigoureuse offensive, il lui conscillait de l'exéeuter avant le jour « pour pouvoir s'emparer des redoutes qui pou vaient tuer beaucoup de monde s'ils [les Piémontais] voient clair pour ajuster » (3). En résumé le plan de Masséna consistait & sbor= der de front les positions piémontaises de Mont Giove à Rocen Barbona avec quatre colonnes presque équivalentes, tandis que quatre bataillons tourneraient le col Ardente par le nord: Toutes ses forces étaient de suite engagées sans qu'il se fût gardé ln faculté d'éxércer une action décisive surun point quelconque ou de parér à un insuccès au moyen d'une réserve, L'échec d'ane seule colonne paralysait la marche de toutes les autres.
A 10 heures du matin, Masséna rendait compte au général en chef que l'attaque était toujours fixée pour le 27 au matin, sans entrer dans le détail de ses ordres ; toutefois le corps de Lebrun devant
(4) Masséna nu commandant de Mendatica, a5 avril, page 32r. {1 Masséna à François, 25 avril, page 324.
13) Musséna à Lebrun, 26 weril, page 35e,