GCCXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
que ces deux fractions emploient treize heures pour communiquer.
Cette dépèche a été écrite loin de Musséna, alors que son action ue pouvait plus s'exercer; elle nous permet de juger les talents militaires des représentants ou de ceux qui les conduisaient, si l'on admet que quelqu'un ait exercé de l'influence sur eux, ait dieté les lettres qu'ils signaïent, Surtout elle fouruit une nouvelle preuve de leur action constante sur les opérations, du sans-gêne avec lequel ïls modifiaient les plans adoptés, sans même prendre l'avis des généraux chargés de les exécuter malgré l'instruetion du 2 frimaire, -
Cette immixtion dans le commandement était certainement très inopportune; juste au moment où l'on enlevait à Masséna l'appui du corps de Lebrun, l'ennemi montrait des forces sérieuses en face de lui et opposait une vive résistance à Marta etau Pellegrino.
Le 24% à 5 heures 1/2 du matin, Maulandi adressuit à Colli le rap= port de la nuit; elle s'étnit écoulée sans événements; on avait cependant observé que les feux de bivouac des postes avancés, s'étaient accrus ; à l'aube on avait remarqué une colonne qui défilait vers la porte Bertrand. Il prévenait Colli que personne n'avait pu lui indiquer l'emplacement du bois de Cima où il lui éuit
“ordonné de faire ouvrir un chemin, « n'y ayänt que les boïs dits de Fels derrière ; les bois de Mappa en avant sur la droite ; et les Lois de Sanson sur la prolongation de la gauche »; il enverrait dône une quarantaine d'hommes vers ces bois pour ouvrir le chemin aux chasseurs qu'on attendait de col Ardente (r).
A g heures du matio les travailleurs étant en pleine activité, Maulandi opérait une nouvelle reconnaissance sur les hauteurs dé Ceriana, Marta et Burcone « pour en examiner la position et leur relation avec le resté dela ligne » (2).
Cette ligne de crête était très avantageuse, puisque par les hauteurs de Nanan, elle liait col Ardente avec Saorge. Toutefois dans st relation, Maulandi a commis une inexactitude en éerivant : «elle me parut d'autant plus importante que, d'après les temporisations du général et les renforts des ennemis, n t plus d'espoir de réatiaquer avec succès la Tanarda elle aurait pu au moins y Sup plèer » (2), En effet à 9 heures du matin, il déclarait facile de se reudré maître de Tanarda, pourvu qu'on lui envoyät deux bataillons, de renfort ; les troupes étant très fatiguées, il insistait sur la nécessité de lui fournie un grand nombre de paysans pour ouvrir les chemins,
+ (1) Maalandi à Coll, 26 avril, & heures 1/2 du matin, Mefation, page 163. {+1 Maulandi, Relation, page 148.