‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 134 sur 204 · CCGLXKIT CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

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Vers l'est, le poste du Cairo de Saint-Sauveur où il y avait deux canons de montagne avec une compagnie d'Oncille etdes miliciens, arrétait la poursuite; mais après être entrées à Belvedere, nas Lroupes s'avancérent sur Raus par Terra-Rossa ; le détachement du Cairo, menacé d'être coupé, se rendait le soir au col St-Veran (1).

A l'extrême gauche, le général Sérurier, ayant sous ses ordres la 83° demi-brigade, avait nettoyé la vallée de la Tinée défendue par le colonel Testoris avec 165 miliciens répartis 20 à Ilonse, 10 à Maria, le reste à Clans; ceux-ci avaient pris la faite en nous voyant et s'étaient repliés au col de Fenêtres, Le général Sérurier ttablissait son quartier général à Isola.

Le marquis de Colli éroyait ce col impraticable, « n'ayant qu'un passage de cinq picds de largeur avec une pente de part et d'autre si rapide qu'on ne pouvait se tenir debout »; pour la descendre ses soldats avaient été obligés de se laisser glisser.

1 jugeait donc suffisant de maintenir au sommet da col un poste de 100 hommes tous miliciens « afin qu'étant pratiques du pays ils pussent éviter d'être pris en cas d'attaque ».

Cetté troupe s'abritait dans les baracons que le mürquis Gnvagnoli avait déterrés lors de l'ouverture de la route. Avec le reste de sa troupe, il s'établissait à Entraques; à son avis, le véritable poste aurait Eté à la Piastra avee 1.000 hommes dans les retranchements et 400 en avant.

Dans la nuit du 1%, les troupes de Garnier surprenaient le posté de la Madone, et s'emparaient du col. Il nous est impossible de comprendre les motifs qui émpéchérent de soutenir ce détache ment, puisque le général Garnier attendait seulement l'annonce des progrès du général Sérurier pour tenter ce coup de main (2).

La prise du col de Fenêtres pouvait avoir les conséquences les plus graves pour les Piémontais, car cette route nous amenait sur les derrières du corps de Colli, Toutefois, d'après son état actuel, il aurait été bien difficile d'y faire passer un corps consi= dérable, Néanmoins il convenait de barrer ce débouché; dés qu'il futaverti de cet échec, le marquis de Colli se rendait au Prayet avec son bataillon fort de 200 hommes (les miliciens avaient refusé de le suivre); il promettait « de se faire tuer plutôt que d'abandon ner ce poste », mais il était sans cartouches. Par ordre du com mandement supérieur, d'autres troupes venaient l'appuyer. Dans

{ii Renseignements de Garnier, 344.346. — Malaussens, Journal istorique,

(3) Dumerbion au Comité, à mai, page 409.

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