CDXXX CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
car, bien que ne nous croyant « pas de troupes en nombre suffisant pour progresser », un savail que nos forces avaient augmenté à Ormen (1):
Le 16, les miliciens placés à Casotto s'étant repliés dés notre «apparition », il revenait encore sur l'urganee d'avoir des troupes À sa disposition « pour les répartir dans les divers postes et encourager les milices; sans quoi, ajoutait-il, je ne vois pas trop quel profit on pourra tirer de ces derniers »; certains habitants songesient même à se rendre aux Français « sans offrir la moindre résistance, s'ils n'étaiént secondés par dés troupes v (a).
Le général d'Argeulenu partageait également l'avis dé Colli sur la nécessité dé ne pus se replier avant d'y être forcé ; chaque jour de retard apporté à nos progrès avait le plus grand avantage puis= qu'il rotardait le siège de Coni et fouvnissait le moyen de renforcer. cette place. Il avait vu avec regret une partie de son corps lui échapper; aussi à l'annones de l'arrivée des Autrichiens, proposait il un vaste plan qui montre combien pou il se rendait compte du danger que courait alors le Piémont, Ce plau consistait à diriger 5.000 Autrichiens par Altare, le Caire, le col de Saint-Bernard et la Piève pour enlever aux Français leurs magusins ; trois bataïls lons marcheraient de Ceva sur Garessio, landis que d'Angentiaw. avee son corps attaquerait le col de Ternini, Ormes et Viozene par Frahosa et la vallée d'Ellero. Argenteau se promettait le plus heu» roux succés de vette attaque combinés ; les motifs qu'il donne méritent d'être rapportés : « L'ennemi, qui ne peut être en forcs partout, se voyant pressé par le flanc, pur derrière et menacé d'être coupé de ses vivres, et ne pouvant pus absolument rester à Ormen, dés que nous sommes sur les montagnes de ce côté-vi, et les Anitris chiens sur celles dé la rivu droite vers Murialdo, il n'aurait d'autres ressources que dans une retraite précipitée », Le général d'Argen> teau n'admetiait done pas qu'une masse centrale profiterait d'un tel éparpillement pour écraser successivement oës faibles corps séparés, par des montagnes,
Tandis que la gauche piémontaise prendrait ainsi l'offensive, le général Colli attaquerait le col de Tende. Mémé en cas d'insuecès on ne courrait auçun dauger : a au pis aller, si l'expédition né réussis» sail pas, écrivait d'Argenteau, nous en serions quilte pour retourner aux postes que nous oecupons actuellement, tandis qu'au contraire, si la chose réussit, on sauve la monarchie ot rend à la troupe etau
41) Dellera à Craranzans, 13 mai, page 484.
{2} Dellers à Cravanzans, 15 mai, page 501,