‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 176 sur 204 · CDLX CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CDLX CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

Masséna iuformait Macquard qu'il était à deux lieues et demie de Mondovi et à trois de Ceva et qu'il oceupait « dé fort belles positions » (1).

A la suite de l'ordre du 12, le général François avait fait oceuper le col de la Couture ainsi que la Crosetta où était établi un poste de quatre compagnies. Le 18, son aide de camp et l'adjoint Ballet, à la suite d'une reconnaissance faite dans toute cette partie, rendaient compte que l'occupation du col de Lupegn iutérdisait à l'ennemi « de débouchersur nous du côté de Mondovi, ni du côté de li Chartreuse sans qu'il fût aperçu » ; mais l'état des chemins ne permettait pas d'y amener des subsistances, on ne trouvait ni bois, ni eau à proximité et « l'ennemi, en ce moment, ne pouvait encore pénétrer de ces côtés, va la neige qu'il y avait ».

Quant aux chemins permettant d'entrer en Piémont, l'un situé à la gauche du baracon allant à Limon, un deuxième à la droite aboutissant au col de Maraberga et les deux autres par les cols de Drepato et de Sevola, ils étaient « très mauvais et en partie remplis de neige ». Par suite, le général François ne pouvait « oceu= per en ce moment que le col la Couture, gardant soigneusement le col de Crosetta, les rochers du mont Bertrand et s'emparer du mont Rossa, aussitôt que la neige serait fondue, et ensuite la cime de Missoum qui formait une ligne jusqu'au Tanarello ». Dans toute cette partie l'ennemi ne se risquerait que très difficilement, st, en admettant qu'il l'osât, on le prendrait à revers par Vio= zene (4). Copie de cette reconnaissance était adressée à Macquurd (3) et à Masséna.

Dès le 16, Masséna avait attiré l'attention de Dumerbion sur la situation du général François au col de la Couture à quinze lieues de lui (4).

Le 22 mai, l'adjudant général Vabre, de retour du col de la Couture, confirmait le rapport de Ballet. À son avis les neiges empêchaient le corps de François de faire aucun mouvement et « pour le moment deux bataillons étaient beaucoup plus que suff= sants pour ce poste » ; en outre « il ne pourrait jamais, quand il serait dans le cas d'agir, correspondre » avec la droite, tandis que la communication était Facile avec Macquard. Ces motifs décr= daiont Massén ; le 22, il rappelait le général François avec un

Li) Masséon à Macquard, 18 mai, page 514.

{a} Reconnaissunce de Dueas el Ballet, 18 mai, page 518, (3) Macquant à Masséna, 19 mai, page Gay,

14) Masséon à Dumérbion, 16 maf, page 503,

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