‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 179 sur 204 · CDLXVIIL CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CDLXVIIL CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

que se décidait le sort de son armée, il se bornait à avertir Masséna de la tenue de cette conférence (1).

Dans le système des opérations militaires, Carnot avait nettementindiqué que sur Le front des Alpes on ne devait + agir offensivement que dans les gorges », et que pour attaquer le Piémont il fallait entrer en Italie par les Alpes-Maritimes,

À la suite de la première période de la campagne on était maître du col de Tende, on possédait ninsi un premier débouché menant droit sur Turin. En avant du col on avait complètement perdu le contact avec l'ennemi ; le 14, comme toujours, Dumerbion se contentait d'informer le comité que rien ne s'était passé entre nos aivant-postes et ceux des Piémontais, « Ils étaient d'ailleurs fort éloignés et paraissaient être dans le dessein d'évacuer les monta: gnes pour nous attendre, disaïent-ils, dans la plaine » (2). A droite, au contraire, Masséna, placé en premiére ligne, ne cessait de répéter, dans toutes ses lettres, qu'il n'avait personne devant lui à Mondovi, et que Geva était très faiblement occupé.

Enfin, dans la guerre d'invasion que l'on projetait, il fallait tenir compte de l'esprit de la population. Or, d'après les comptes rendus de Dumerbion, il nous était favorable. « A Coni, les bourgeois paraïssmient très bien disposés à nous recevoir, pourvu que nous y soyons avant l'arrivée des 12.000 impériaux qu'on y attendait » (3).

A Entraques, les habitants déclaraïent à un de nos parlementaires « qu'ils étaient prêts à mettre bas les armes à notre appro= che » (4); le village de Limon demandait à être occapé (5).

Pour apprécier le plan adressé le 21 mai au Comité, il convient de ne pas oublier cette situation générale, Il est très embrouillé ; sans eutrer dans le détail des colonnes, nous nous bornerons À em résumer l'idée générale. Partant de cé principe qu'il fallait réunir l'armée dés Alpes à celle d'Italie, on choisissait la vallée de la Stura comme point de réunion des deux armées.

L'armée d'Italie fournissait quatre colonnes dites du Gesso, de Fenêtres, de Vinadio et de Saint-Dalmas, Les deux prémières sbonderaient le Gesso : la colonne du Gesso (16.000 hommes), partant de Tende, à Borgo San-Dalmazzo ; la colonne du col de Fenétrés (6.000), à Valdieri, La colonne de Vinadio (4.000 hom=

{:) Dumerbion à Massénn, 21 mai, page 53», &) Dumerbion au comi 415

page Dos.

15) Dumerbion au comité, 13 mai, page 480.

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