CLXXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
reconnaît les traces de plusieurs tentes et de deux postes d'observation, qui figurent sur la carte au 1/20.000 (1).
Ligne de Raus au Capelet. Capelet supérieur (2). — Le Cape let supérieur à 2.64a mètres au-dessus du niveau de la mer, for mait l'extrême droite de ln ligne des Austro-Sardes. 11 se relie au faîte des Alpes par une crête que son altitude et sa nature rocheuse ét escurpée mettaient à l'abri d'une attaque sérieuse.
Le Capelet consiste en un petit plateuu limité au nord-ouest pur un escarpement presque à pie, au sud-ouest par une pente gazonnée, mais très raide et coupée de distanceen distance par de grands rochers sortant du sol. Les Piémontais avaient établi sur le plateau un fort en pierres sèches bien plié au terrain et qui, d'après les restes, voyaient parfaitement les escarpements au nord-ouest. Les saillants correspondaient aux deux crêtes rattachant le Capelet d'une part à la montagne du Diable, d'autre part au Capelet inférieur, Ils étaient renforcés par des épaulements destinés à mieux battre les approches par ces crêtes, Quant aux pentes gazonnées au sud-ouest, les moindres plis en étaient vus par quelques petits postes inaccessibles que les Sardes avaient disposés avec beaucoup d'art sur les rochers sortant du sol.
La garnison du Capelet était obligée de se pourvoir d'eau aux lacs des Merveilles. Quant au bois, elle ne pouvait en trouver qu'à six cents mètres environ au-dessous du fort. Cet inconvénient n'était pas très grave, car un petit nombre d'hommes et quelquesobusiers de montagne en pouvaient défendre la position contre des assaillants fort nombreux.
Térra Rossa. — Un poste avancé se trouvait sous le Capelet inférieur à Terra Rossa. On remarque encore un murappuyé contre deux rochers.
Crète de Prampéiasque, — Le Capelet est relié à Raus par ane crête gazonnée connue sous le nom de Serre de Prampéiasque. Sur cette erûte on remarque des traces de lignes dont quelques-unes ont dû être construites en 1992 et dont d'autres sont d'une époque antérieure. Ces dérniers épaulèments sont lous en terre et ont encore aujourd'hui un aspect très régulier malgré l'affaissement que le
(13 D'après les traces de baraquement qu'on sperçoit au col de Raus, ce passage devait être défendu par eaviron 800 hommes. Le mont de R: col au mord devaient être occupés par 300 à 360 hommes, On peut évalue) mêsne l'occupation de La cime del Tuor et de In baisse de St-Véran à 40000 ! 4bo hommes, En y ajoutant 209 hommes établis dans l'avant-poste de: Aug. ger on nrrive à un cÆcolif d'environ 1.800 hommes. (ie chiffre est conforme à l'estimation du témoin oculaire cité plus haut.
{2} Voir croquis n° », igure 3.