CCXXXIL CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
des soldats ». Maulandi lui rappelait les ordres formels qu'ilavait reçus ; il lai objectait que les précautions étaient prises pour procurer du bois aux soldats, qu'à cet effet il avaitamené avec lui quinze paysans de lu Brigue destinés à en couper cafin qu'on pat faire beau coup de feux pour en imposer à l'ennemi pendant la nuit s.Dans le but de retenir les hommes, il offrait trois livres à ceux qui consentiraient à rester, et il priait « le major d'Ison d'y laisser [à la Taoarda| un officier avec un détachement de son corps pour y contenir et garder le poste et deux nombreuses compagnies de milices de Dolceacqua qui ne faisaient que d'arriver ». Le comte d'Ison le lui ayant promis, Maulandi retournuit à la Brigue faire son rap port au général Colli.
D'après sa relation, ayant rencontré en chemin le régiment de Pignerol et le eorps franc, il les plaçait sur les hauteurs de la Prayn avec mission pour ce dernier de pousser dé fréquentes patrouilles sur les hauteurs de Linnires.
Subitement il voyait revenir toutes les troupes qui avaient pris part à l'expédition, et les soldats lui annonçaient que « Tanarda avait été entièrement évacué et que même les Français, sans coup férir, s'y élent établis ».
Maulandi aurait été d'avis de renouveler l'attaque le lendemain ; Colli s'y refusait, o la troupe ayant besoin dé repos ». Il chargeaitle capitaine « d'aller faire le 10 les postes à Col Ardente et prendre des nouvelles de la position du général d'Argenteau au Pont de Nava » (1).
Les extraits que nous possédons de la correspondance de Dellera. pour la journée du 4 sont très vagues, toutefois ils n'indi tainement pas que la droite fut menacée sérieusement; le major Colli, gardant le Siruol (2), un mouvement offensif de notre part effectué dans cette direction et tournant la droite piémontaise ne lui aurait pas échappé.
La perte de lu Tanarda était évidemment un événement très male heureux ; mais daus les circonstances actuelles il convenait de ne pas montrer la moindre hésitation, et Colli faisait preuve de vetto assurance qu'il réclamait chez les autres. Afin de ranimer laeonfanee il témoiguait [a plus grande satisfaction des résultats obtenus dans la journée. Ecrivant à @ heures du soir à Dellera il lui mar: quait que l'attaque de la Tanarda avait été très bien exécutée. rois
11) Relation de Manlandi, pages 141-143, f) Dellera à Colli, rapports du 9, page 318.