CHAPITRE SEL>TIÈAIE. m
ncmcnts de leurs armées ; ils les avaient, au contraire, étendus à l’cxcts.
Toutes CCS circonstances étaient singulièrement favorables à la réussite des projets de Napoléon. Mais il aurait fallu un bien grand bonheur pour que rarrivéc des masses françaises sur rextreme frontière restât ignorée de l’ennemi jusqu’au dernier moment, jusqu’au premier coup de canon.
Ce bonheur, Napoléon ne l’eut pas.
11 est de peu d’importance de rechercher, à travers les dires souvent contradictoires des écrivains allemands, comment Blûcher reçut connaissance de l’attaque qui le menaçait. Il suffit de dire qu’il en fut prévenu et d’indiquer les dispositions qu’il prit.
Dans l’après-midi du 14 juin, un premier avis, mais assez vague encore, paraît-il, lui annonça l’approche de corps de troupes considérables vers la Sambre. Cela le détermina à expédier au plus éloigné de ses lieutenants, à Bülow, l’ordre de porter son quartier général de Liège à Hannut, de lever scs cantonnements et de les faire avancer jusqu’à une marche de ce village, qui est au nord-est et à dix ou onze lieues de Sombreffe.
Le même jour, vers dix ou onze heures du soir, des renseignements très-précis lui étant parvenus, il écrivit à Thielmann de marcher sur Namur ; à Pirch I de se rendre, en passant par cette ville, au Mazy, près de Sombreffe; à Bülow, de prolonger son mouvement, de Hannut vers ce dernier point; à Zieten, de céder le plus lentement possible, mais sans se compromettre, le terrain devant l’attaque, et en manœuvrant pour replier son corps en arrière de Fleuras.
Suivant le plan convenu avec Wellington, le général prussien allait rassembler toute son armée sur Sombreffe.
WATERLOO
Nous avons dit la retraite de Zieten devant Napoléon. Il avait bien rempli sa mission (1).
Pirch I et ïhielmann firent grande diligence dans leur marche. Le second eut tout son corps réuni à une demilieue en avant de Namui% le 15 juin, vers dix heures du soir; et le premier arriva an Mazy, avec trois de ses divisions, six ou sept heures plus tôt, c’est-à-dire au moment ou les têtes de colonne de l’armée française n’avaient encore dépassé la Sambre que d’une lieue.
La quatrième division de Pirch I n’atteignit Namur qu’à mdnuit.
Blûcher ne fut pas aussi bien servi par Bülow que par ses autres chefs de corps.
Soit que celui-ci n’eût vu aucun caractère d’urgence dans l’ordre de prolonger son mouvement de Hannut vers Sombrelfe; soit qu’il se fût persuadé que l’armée prussienne viendrait se concentrer près de Hannut; soit toute autre cause, car on a allégué beaucoup de motifs (2), il n’arriva pas jusqu’à ce dernier point; et, le 15 au soir, son quartier général resta même encore à Liège.
Vers quatre heures, Blücher avait le sien à Sombreffe, et il parcourait un plateau qui y touche, pendant que retentissait la canonnade de Gilly. Toujours audacieux, le vieux maréchal persistait à concentrer son armée vers Sombreffe, malgré l’approche de Napoléon.
On a dit et répété, sur la foi des écrits de Sainte-Hélène, que c’était Bourmont qui avait dévoilé à Blûcher l’arrivée
(1) Un ordre de Zieten, en date du 2 mai, avait réglé les mouvements de ses troupes dans les divers cas d’attaque à prévoir; et leurs manœuvres, le 15 juin, furent l’applicalion de cet ordre.
(2) De grandes discussions ont eu lieu dans la presse militaire allemande sur la conduite de Bülow. Riais il n’en est rien sorti de précis, ni pour ni contre sa justification. Voir notamment le MilUair W'ochcnblaît (1845).
CIIAI'ITIÎE SEPTIÈME.
des Français sur la Sambre. Mais, nous l’avons déjà l'ait remarquer, Bourmont ne déserta que le 15, vers cinq heures du matin, étant en avant de Pliilippcvillc; il ne put donc arrivera Charleroi que vers huit heures (1);et, en ce moment, toute l’armée prussienne était en mouvement pour se concentrer; les ordres qui l’appelaient vers Somhreffc étaient partis du quartier général do Namur depuis prés de douze heures.
Dans la nuit du 15 au 16, Blücher eut le corps de Zieten sur Saint-Amand et Ligny, en arriére de Fleurus, tenant cette ville par deux bataillons; trois divisions du corps de PirchI surleMazy, et la quatrième à Namur; le corps de Thielmann à Belgrade, en avant et à une demi-lieue de Namur; le corps de Bülow à quatre ou cinq lieues en arriére de Hannut.
'Wellington tarda bien plus que son allié à ordonner la concentration de son armée.
Aux nouvelles qui avaient déterminé Blücher à appeler Bülow de Liège sur Hannut et, quelques heures après, sur Sombreffe, ainsi que Pirch 1 et Thielmann, il demeura impassible.
Depuis plusieurs jours, le bruit d’une attaque imminente courait en Belgique, comme, à plusieurs reprises déjà, il y avait couru. Le général anglais avait prescrit « de tenir les divisions prêtes à marcher, de rassembler les troupes, par bataillon, dans leurs cantonnements, dès le matin, et de ne
(I) Bourmont fut envoyé par Zieten à Blüelier. Quand U se présenta à ce dernier, alors près de Sombreffe, il en reçut un si dédaigneux accueil, dit un * écrivain élrangcr, que des oiïiciers de l’entourage du maréchal crurent devoir faire remarquer à celui-ci la cocarde blanche au chapeau du transfuge, niais le vieux soldat, indigné, s’écria sans s’inquiéter de savoir si Bourmont comprenait l’allemand : Einerlci was das Volk f ur cinen Zeichen aufslecki! JlunclsfoU blcibt Hundsfolt ! ce qui revient à peu près à ceci ; « Qu’importe la cocarde! un coquin est toujours un coquin. »
WATERLOO
les faire rentrer, le soir, dans leurs quartiers qu’autant que tout serait tranquille (1). » 11 en était resté là.
Le front de l’armée anglo-hollandaise s’étendait, nous l’avons dit, depuis la chaussée de Bruxelles à Charleroi, sur laquelle s’appuyait la gauche du prince d’Orange, jusqu’à l’Escaut, où était la droite de Hill. La cavalerie d’Uxbridge occupait la vallée de la Dendre. La réserve était sur Bruxelles.
Le 15 juin, à neuf heures du matin, Wellington reçut une dépêche de Zieten, qui, écrivant de Charleroi (2), lui annonçait que ses avant-postes sur la Sambre étaient attaqués. Quelle était l’importance de cette attaque? Zieten n’avait pu le dire encore. Ne cachait-elle pas une opération plus grave sur un autre point de la frontière? On pouvait le croire. Wellington attendit de nouveaux renseignements et n’ordonna aucune disposition. Des apologistes outrés, il en a eu beaucoup, ont prétendu justifier cette attente inactive en disant qu’elle devait servir à éviter un faux mouvement. Mais il était une mesure qui ne conipromettait rien, même à ce point de vue, et qui aurait dû être prise sur-le-champ : c’était de rassembler les corps du prince d’Orange et de Hill, par division, la réserve en avant de Bruxelles, et de rapprocher la cavalerie du centre de l’armée.
Le premier ordre de rassemblement, donné dans la journée du 15 juin, partit de Braine-le-Comte, quartier général du prince d’Orange. 11 fut dû à l’initiative de son chef d’étatmajor, le général Constant de Rebecque.
(1) Cet ordre fut donné le 9 juin, au corps du prince d’Orange. 11 est signé par le chef d’élat- major Constant de Rebecque. [Archives du ministère de la guerre des Pays-Bas .)
(2) Le fait de la réception de celte dépêche, dont les écrivains prussiens ont donné le sens, est indiqué dans une lettre de Wellington à Clarke, ministre de Louis XVllI, à Gand, le 15 juin : « Je n’ai rien reçu, depuis neuf heures du matin, de Charleroi. » [The dispatches^ etc.).
CIIAPITUE SEPTIEME.
Averti de l’attaque sur la Sambre, par un rapport de Cliassé, qui était en communication immédiate avec les Prussiens de Zieten, Constant de Rebecque prescrivit, vers deux heures apres midi, à la division de cavalerie Collaert de se réunir par brigade en arrière de la petite rivière de Haine; ît la division Chassé de se concentrer sur Fayt-lez- Seneife; et vers trois heures, à la division Perponcher de masser une de ses brigades à Nivelles, l’autre aux Quatre- Bras.
Chassé avait prévenu cet ordre; et nous avons dit, dans le chapitre précédent, que l’un des brigadiers de Perponchcr, le prince de Saxe-Weimar, le prévint aussi en se portant aux Quatre-Bras.
Collaert, Chassé, Perponcher formaient, on se le rappelle, la gauche de l’armée anglo-hollandaise.
Le prince d’Orange n’était pas à son quartier général. 11 l’avait quitté vers midi pour se rendre à Bruxelles, ayant fait de bonne heure, dans la matinée, une tournée à ses avant-postes au delà de la Haine, et n’ayant pas jugé, il faut le croire, les renseignements qu’il y avait recueillis assez graves pour nécessiter sa présence à Braine-le-Comte.
Constant de Rebecque expédia sans retard à Bruxelles les nouvelles transmises par Chassé, et rendit compte des dispositions qu’il ordonnait.
Cette dépêche ne changea rien à la résolution de Wellington. 11 attendit encore.
Enfin, de huit à neuf heures du soir, peut-être même un peu plus tard, une lettre de Blûcher lui ayant appris que « Thuin avait été attaqué et que les Français paraissaient menacer Charleroi (i), » il fit expédier l’ordre de rassembler
(i) Ce sont les expressions memes de Wellington, dans une lettre au duc de Berry, datée du 15 juin, à neuf heures et demie du soir. {The dis- 2<atclics, t'ic.)
les troupes par division et de les tenir prêtes à marcher au premier avis.
Les points de rassemblement indiques furent : pour le corps de Hill, Audenarde, Grammont, Sotteghem, Ath; pour celui du prince d’Orange, Ath, Braine-le-Gomte, Nivelles; pour la cavalerie d’Uxbridge, Ninove, à l’exception d’un régiment qui dut rester aux avant-postes entre l’Escaut et la Lys, et d’une brigade qui dut venir à Vilvorde; pour la réserve, Hal, Bruxelles (1).
Cet ordre précisait que les divisions hollando-belges Perponcher et Chassé devaient se concentrer à Nivelles (2); et il ajoutait que, si ce point avait été attaqué dans la journée, on y porterait la division anglaise d’Alten, qui serait appelée de Braine-le-Comte, « mais que ce dernier mouvement ne se ferait pas avant qu’on eût la certitude complète que l’at-
(1) Cet ordre ne porte pas Llieure où il fut écrit; mais il résulte de la lettre indiquée ci-dessus, qu’il fut expédié avant neuf heures et demie, et, du journal du chef d’état-major Constant de Uebecque, qu’il ne le fut pas avant huit.
C’est donc à tort que les écrivains anglais et allemands en portent l’envoi vers quatre heures et demie ou cinq heures. Le journal des opérations du prince Frédéric des Pays-Bas, commandant la division Stedmann et la brigade indienne, et ayant alors son quartier général à Sottegem , prouve que cet ordre ne fut reçu que le 16, dans la matinée; et, à coup sûr, il y serait parvenu la veille, avant minuit, s’il eût été expédié de Bruxelles, ce jour-là, à quatre ou cinq heures, comme le disent les écrivains dont nous parlons.
(2) Nous résumons l’ordre général de rassemblement. Il y eut aussi un ordre particulier pour le corps du prince d’Orange. Il fut apporté, à dix heures et demie du soir, au quartier général de Braine-le-Comte, par lord Russell, un des aides de camp du prince. Cet ordre, écrit en anglais, a été conservé {Archives du ministère de la guerre, à la Haye). Il prescrit, comme l’ordre général , la concentration des divisions Chassé et Perponcher à Nivelles; mais il dit de ne mettre les troupes en marche, pour l’opérer, qu’à une heure du matin , et il fixe les hauteurs en arrière de Ilaine-Saint-Pierre comme le lieu de rassemblement de la division de cavalerie Collacrt.
CIIAI'ITJIF. SFrTIKiVlF
tiuiue (le roiincnii était sur la droite do rarinéc prussienne et la gauche de rarmée anglo-hollandaise. »
Ainsi, rien de plus net, Wellington voulait replier sur Nivelles le peu de troupes qu il avait sur la chaussée de Bruxelles et ne pas faire occuper cette chaussée, meme dans le cas d’une attaque dirigée comme nous le disons en usant de ses propres termes.
J1 ne se conformait guère au plan convenu avec Blüclier pour cette éventualité meme.
Après avoir donné ces instructions, il se rendit à un bal que donnait, ce soir-la, la duchesse de Richmond ; et il y parut avec l’air le plus calme, le moins préoccupé. Mais il n’y resta pas longtemps,
A dix heures, sur des nouvelles un peu moins vagues que celles qu’il avait reçues jusqu’alors, il dictait un ordre de marche, mais pour une partie seulement de son armée. Chose incroyable et certaine pourtant, on ne connaissait pas encore, en ce moment, à Bruxelles, la prise de Charleroi (1), où les Français étaient entrés à midi.
Le corps de Bill dut se porter le plus rapidement possible sur Enghien ; la cavalerie d’Uxbridge sur le même point ; les divisions Cooke et Alten, du corps du prince d’Orange, sur Braine-le-Comte et Nivelles.
Ces dispositions une fois mises a exécution, l’armée anglohollandaise aurait occupé une ligne brisée de sept lieues, d’Enghien à Braine-le-Comte et Nivelles, sa réserve restant à pareille distance en arrière sur Bruxelles ; et l’extrémité de son aile gauche se serait trouvée à deux lieues et demie de la chaussée de Bruxelles, des Quatre-Bras, et k cinq lieues
(1) « Je n’ai rien reçu, depuis neuf heures du malin, de Cliarlcroi. » Lellrc de Wellinij;lon à Clarke, déjà citée et datée de dix heures du soir . Wellington y dit, comme dans la lettre au duc de Berry, que nous avons citée aussi ; « L’ennemi paraissait menacer Cliarlcroi. »
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et demie de Sombreffc, où se réunissait Tarmée prussienne (2).
Mais Tintelligente désobéissance d'un subordonné ne devait pas permettre que cette grande trouée s'ouvrît devant Napoléon. Le général Perponcher, on le verra, jugea mieux, à Nivelles, de l'état des choses, que Wellington, à Bruxelles. Il en fut remercié plus tard ; il l’avait bien mérité.
Vers onze heures, les renseignements précis venant de Mons, de Braine-le-Comte, des Quatre-Bras, de Sombrelfe, affluèrent au quartier général anglais. On y connut avec certitude le passage de la Sambre par Tannée française, la prise de Marchienne et de Charleroi, l’attaque de Frasnes. Alors, les courriers, les officiers d’ordonnance galopèrent dans toutes les directions pour transmettre de nouvelles instructions du chef.
Le prince d’Orange, retenu jusque-là par Wellington, courut porter son quartier général de Braine-le-Comte à Nivelles, replier sa cavalerie sur Arquenncs, près de cette dernière ville, presser le mouvement des divisions Cooke et Allen vers les points de rassemblement précédemment assignés; le corps de Hill dut s'avancer vers Braine-le- Comte; le corps de cavalerie prolonger sa marche vers le même point; la réserve quitter Bruxelles, Hal, au point du jour, et s’avancer sur la chaussée de Bruxelles à Char- Icroi.
Cet ordre, on le voit, portait toute Tarmée anglo-hollandaise sur sa gauche.
Il était bien tardif, et il fallait encore trois, quatre, cinq et six heures avant qu’il parvînt à destination.
(2) Pour renforcer d'injustes critiques sur la conduite de Ney, dans la soirée <lu 15 juin, Thiers dit que «c Wellington ne songeait alors qu'aux Quatre-Bras. » Il serait dilTicile de trouver une assertion moins exacte: l’ordre que nous venons d’analyser le prouve nettement.
CIIAI’ITUK SKI'TIEMK.
Des éci'ivaiiis anglais ont imaginé des cx[)li(‘alions justificatives, ils Font pensé du moins, de ce long retard.
Wellington avait reçu de France, ont-ils dit, des avis, et il y avait cru, qui lui donnaient l’assurance que l’attaque de Napoléon se ferait en venant de Valenciennes ou de Maubeuge, sur sa gauche, vers Braine-le-Comte. Cela est trèspossible ; et on peut môme trouver la trace de cette croyance dans le soin mis à fortifier la frontière de Mons à la mer, tandis que le cours de la Sambre et de la Meuse restait sans fortifications. Mais, s’il en fut ainsi, le général anglais montra une imprudence bien grande, d’autant plus grande que Napoléon, non plus que lui-même et bien d’autres, n’avait guère l’habitude de dire, à l’avance, comment il comptait exécuter telle ou telle opération.
Les mêmes écrivains ont dit aussi que Wellington avait prudemment agi en différant si longtemps le mouvement de son armée sur la gauche. 11 devait attendre, ont-ils assuré, que l’attaque sur la Sambre fût bien dessinée, qu’il fût certain que ce n’était pas une attaque simulée. C’était le seul moyen d’éviter une fausse manœuvre qui aurait tout compromis.
Mais, d’abord, le délai, si long qu’il fût, n’empêcha pas une fausse manœuvre; car l’ordre qui repliait la division Perponcher sur Nivelles fut une manœuvre fausse dans toute la force du terme ; ensuite, le rassemblement des troupes, au moins par division, ne pouvait rien compromettre, que 1 attaque sur Charleroi fût ou non simulée ; et il faisait gagner plusieurs heures pour se préparer à tout. Mais il y a plus, c est qu’il y avait un moyen assuré d’être prêt pour toute éventualité, sans rien compromettre : il suffisait que le général anglais se portât, dès le matin, à Braine-le-Comte ou a Nivelles, afin d’être plus rapproché des événements, et massat son armée dans une position centrale, en se tenant fortement lié aux Prussiens.
WATEHLOO.
Ce moyen, il ne le prit pas, et on ne saurait Icn justifier.
Dans cette journée du 15 juin, si mal employée, on ne reconnaît ni sa perspicacité si profonde, ni son coup d œil si sûr, ni son activité habituelle.
S’il avait eu devant lui le Napoléon d’Italie et de Ratisbonne, il aurait pu payer bien cher, le lendemain, ses lenteurs prolongées.
Au reste, nous le verrons bientôt, même après avoir ordonné le mouvement ciui portait son armée sur la gauche, il n’avait pas encore l’absolue conviction que son adversaire ne chercherait pas à pénétrer sur Bruxelles, par Nivelles ou Braine-le-Comte; et, jusqu’au dernier jour, il devait se laisser aller à craindre celte manœuvre.
Grande faute qu’il sut réparer !