‹ Histoire de la campagne de 1815, WaterlooChapitre 247 sur 261 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

NOTES

(A) L'effectif de chacun des corps de l'armée française qui entrèrent en Belgique est pris dans des situations officielles qui sont aux archives du dépôt de la guerre, à Paris. En voici le détail :

1° Pour le 1er corps d'infanterie, situation signée par le chef d'étatmajor de ce corps, et datée du 10 juin;

2° Pour le 2e corps d'infanterie, idem; mais nous avons donné comme chiffre plus exact celui qui se rapporte au 14 juin et qui se trouve dans une notice du général Reiïle, commandant du 2° corps; notice comprise dans une hrochure intitulée : Documents inédits sur la campagne de 1815, publiés par le duc d'Elchingen. Ce chiffre ne diffère d'ailleurs de celui de la situation au 10 juin que par une augmentation de 198;

3° Pour le 3e corps d'infanterie, situation signée par le chef d'élatmajor de ce corps et datée du 10 juin. Nous y avons ajouté 1,G62 hommes et 55 officiers d'infanterie, composant divers détachements, qui rejoignirent avant l'entrée en campagne, ainsi que le constatent deux pièces officielles;

4° Pour le 4e corps d'infanterie, situation signée du chef d'élatmajor de ce corps et datée du 1er juin. Mais, comme cette situation comprend des détachements qui n'eurent pas le temps de rejoindre avant l'ouverture de la campagne, notamment deux bataillons du 6e léger; et, comme, d'autre part, le général Gérard, chef du 4e corps, a dit, dans sa hrochure Quelques documents sur la bataille de Waterloo, que toute son infanterie n'était pas de treize mille hommes, nous avons adopté pour l'effectif de cette arme le chiffre de 12,800;

5° Pour le 6e corps, situation signée par le chef d'étal-major de ce corps et datée du 10 juin;

i»0 NOTES.

7° Pour la garde impériale, situation dressée à l'éial-major de cette garde, à Paris, datée du 13 juin, et donnant l'effectif détaillé des officiers et soldats présents à l'armée de Belgique;

8° Pour les quatre corps de réserve de cavalerie, situations datées du 1er juin.

9° La situation du grand parc, en juin, n'existe pas. Nous en avons calculé l'effectif sur la proportion, un peu réduite, de dix hommes par bouche à feu.

(B) Nous avons établi l'effectif de l'armée aux ordres de Wellington sur les documents suivants :

1° Une situation générale officielle, du 6 juin 1815, qui se trouve aux archives du ministère de la guerre des Pays-Bas ;

2° Une situation officielle, du 12 juin 1815, qui se trouve aux mêmes archives, et ne comprend que les corps hollando-belges;

5° La situation particulière de la légion allemande du roi, tirée des archives de ce corps et donnée dans l'histoire deBeamish (Hùtory of theking's german légion, bg Ludïoiv Beamish);

4° Le récit intitulé: Geschichte des herzoglich Braunsueigschen armée corps, etc., im jahr 1815, et donnant la situation du corps de Brunswick ;

5° La correspondance de Wellington. (The dispatches of the field marshal duke of fFellinglon.)

La situation générale au 6 juin comprend la 2e brigade du corps hanovrien de réserve; nous l'en avons déduite, parce que cette brigade était et resta en garnison à Anvers. Cette situation ne donne ni l'effectif de toutes les batteries anglaises, ni celui du grand parc. Nous y avons ajouté les effectifs inconnus en les calculant d'après la moyenne des effectifs connus, et l'effectif du grand parc en l'évaluant à dix hommes par bouche à feu.

Nous y avons ajouté aussi celui de deux batteries anglaises qui rejoignirent l'armée postérieurement au 6 juin.

La situation spéciale des corps hollando-belges, au 12 juin, ne comprend pas 616 hommes de la brigade de Nassau qui rejoignirent ce jour-là même ; et elle comprend l'effectif de deux batteries en organisation qui ne prirent pas part à la campagne, environ 450 hommes. Nous avons ajouté le premier de ces chiffres et retranché le second.

La situation de la légion allemande, publiée dans l'ouvrage de Beamish et se rapportant à la veille des hostilités, prouve qu'il n'y

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avait eu, dans ce corps, que des mutations insignifiantes du 6 au 14 juin.

Le chiffre du contingent de Nassau est pris dans la correspondance de Wellington.

Du 6 au 18 juin, et pendant la campagne, les troupes anglaises proprement dites ne reçurent ni un bataillon, ni un escadron de renfort.

Entre ces deux dates, leur nombre ne fut modifié que par les variations insignifiantes résultant du mouvement des hôpitaux.

A un très-petit nombre d'hommes près, le chiffre que nous avons donné pour l'effectif de l'armée anglo-hollandaise, à la veille des hostilités, est donc exact.

(C.) L'effectif des différents corps de l'armée prussienne est emprunté à l'esquisse rapide et généralement impartiale de la campagne de 1815, publiée en 1825, à Berlin, par Wagner. Nous l'avons modiGé, pourtant, sur deux points. Nous y avons ajouté l'effectif du grand parc, qu'il a omis et que nous avons calculé à dix hommes par bouche à feu ; et nous avons élevé, en les calculant à trente hommes seulement par pièce, les chiffres qu'il donne pour le personnel de l'artillerie, du génie, etc. Ces chiffres sont, en effet, évidemment trop faibles pour être exacts.

Nous en citerons un exemple frappant. Le corps de Zieten avait, d'après Wagner, 96 bouches à feu; et, d'après Wagner encore, son effectif en artillerie, génie, etc., n'aurait été que de 1,019 hommes, ou de dix hommes seulement par bouche à feu.

L'historien Damitz, officier prussien comme Wagner, a reproduit les effectifs donnés par celui-ci. Ces effectifs ont été adoptés par les écrivains sérieux de tous les pays.

Us comprennent les officiers. Il en est de même de ceux que nous avons donnés pour les armées anglo-hollandaise et française.

(D) t Le 6e corps, campé à la gauche et à quelque distance du 5r, s'était mis en marche, le 15, à trois heures (1) du matin et se diri-

(I) C'est, sans doute, une faille d'impression ou de mémoire; l'ordre de mouvement porte : •< Le comte de Lobau mettra en marche le 6« corps à quatre heures, pour suivre le mouvement du général Vandunirae et l'appuyer. »

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geail sur ce dernier, dont il devait suivre le mouvement. Lorsqu'il l'eut rejoint, il fut obligé de s'arrêter parce que celui-ci n'avait point encore quitté ses positions. Cette halte durait depuis plus d'une heure, lorsque le général commandant le 6e corps, craignant que le brouillard épais qui s'était élevé ne lui dérobât la marebe du 3e corps, m'envoya avec ordre de l'avertir du départ de ses dernières troupes. Arrivé à leur camp, je les trouvai aussi tranquilles que si elles avaient dû y séjourner : les soldats nettoyaient leurs armes, ajustaient ou raccommodaient leurs effets; et j'étonnai les officiers en leur annonçant que l'armée, rassemblée et pressée à la gauche, attendait qu'ils partissent pour continuer sa marche arrêtée par leur inaction. J'attendis encore assez longtemps; et, ne pouvant me rendre compte de ce retard, je me dirigeais vers le quartier général du comte Vandamme, quand je rencontrai un officier général qui, lorsque je lui eus fait part du sujet de mon inquiétude, me dit que les ordres adressés, dans la nuit, au général Vandamme ne lui étaient pas parvenus parce que l'officier supérieur qui , seul , en était porteur avait fait une chute de cheval et s'était cassé la cuisse avant d'avoir pu remplir sa mission. Dans le même moment, le général Rogniat, qui marchait à la tête du grand parc (1), s'avança et reçut, je crois, le même renseignement... Je ne connais pas ou je ne connais que très-peu le général Vandamme; je n'ai aucun intérêt à le disculper ; mais... il me paraît indubitable qu'il n'avait reçu aucun ordre; car il était tranquille à son quartier général lorsque les troupes, qui, dans l'ordre de marche, devaient le suivre, arrivaient et se massaient en arrière de sa position, mouvement que le brouillard lui cachait; et ce ne fut qu'après un certain laps de temps, fjue les explications nécessaires rendaient indispensable, qu'il expédia, avec la plus grande célérité, l'ordre de passer le défilé qui séparait son corps d'armée en deux parties, ce qui fut exécuté, en ma présence, avec une précision et une rapidité remarquables. (Campagne de Waterloopsur E. -F. Janin, colonel de l'ancien état-major, en non activité. Broch. in-8°. Paris, 1820.)

(I) Il faut lire : parc du génie. D'après l'ordre, deux ou trois voilures de ce parc devaient marcher avec les marins, les sapeurs de la garde et de la réserve, derrière le 1er régiment du corps de Vandamme ; les autres voilures du parc, à la gauche de ce corps.

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