D'Hautefeuille (Eugène-Gabriel-Louis-Texier), 23 fé
vrier 18 14.
2 5. Martique (Charles-François), 10 avril 181 5.
Ce régiment, qui a fait partie de la cavalerie jusqu^au 25 mars 1776, a été levé le i®^ mars 1674, par le marquis (ÏHeudicourt. Il a débuté sur la Sarre, et s'est trouvé en 1675 au combat de Consaarbruck, en 1676 à celui de Kokersberg,
Penthîèvre.
à la prise de Fribourg en 1677, au combat de Rheinfeld en 1678. Pendant le siège de Kelh, il avait la garde du pont d'Altenheim, Réformé à la paix de Nimègue, sauf une compagnie incorporée dans le régiment de Vivans, il a été remis sur pied en 1682 sous le nom de Praslin, qu'avait pris son mestre de camp. Il était en i683 au camp de la Sarre, et en 1684 au siège de Luxembourg. Il a fait sur le Rhin les premières campagnes de la guerre dé 1688, vint en Flandre en 1693, et se trouva à la bataille de Neerwinden. C'est le 28 août 1693 qu'il est devenu la propriété de Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, dont il a porté le nom pendant quarantequatre ans. C'est certainement à ce prince qu'il faut attribuer le choix des étendards que le régiment a portés aussi longtemps qu'il a été régiment de cavalerie. Ces étendards étaient de couleur cramoisie : on voyait au droit le soleil et la devise ordinaires, et au revers un homme armé sur un cheval ailé et ces mots : Terrâque, manque, brodés en or. On sait que le comte de Toulouse était grand amiral de France.
Toulouse-cavalerie était en 1696 au bombardement de Bruxelles. Il servit sur la Meuse avec le maréchal de Boufflers pendant les deux années suivantes, et en i()98 il était au camp de Compiègne.
En 1 701, il occupe le pays de Gueldres et
passe rhiver à Ruremonde. En 1702 il est au combat de Nimègue, à celui d'Eckeren et à la prise de Kelh en 1703, à la bataille de Ramilles où il se distingue en 1706, à celle d'Audenarde en 1708, à Malplaquet en 1709, à Denain en 17 12, puis aux sièges de Douai, du Quesnoy et de Bouchain. Appelé sur le Rhin en 171 3, il fait les sièges de Landau et de Fribourg.
On le voit en 1727 au camp de la Sambre, en 1730 à celui de la haute Meuse. Il est en 1733 de Tarmée d'Italie, prend part à tous les sièges, combat à Parme et à Guastalla et, rentré en France en septembre 1736, il est mis en garnison à Arras.
A la mort du comte de Toulouse, le i®»" décembre 1737, le régiment passa à son fils, Loui^ Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, dont il a porté le nom jusqu'à la révolution.
Parti en 1741 pour la Bohême, Penthièvre assista à la prise de Prague, aux affaires de Piseek et de Sahay, et à la défense de Prague. Ramené en France en 1 743, il se rétablit à Verdun, rejoint Tarmée du Rhin, assiste à la bataille de Dettingen, achève cette campagne dans la basse Alsace et va passer Thiver à Caen. En 1744 il combat en Flandre devant Menin, Ypres et Furnes. Il retourne la même année en Alsace que les Impériaux avaient envahie ; il contribue à les chasser au delà du Rhin et il fait le siège de Fribourg. En
Penthièvre.
1745, il est de nouveau en Flandre, assiste â la bataille de Fontenoy et aux sièges qui suivirent la déroute de Tarmée anglo-hanovrienne. L'année suivante, il est au siège de Bruxelles et à la bataille de Raucoux. En mars 1747 il est à Rennes*, Tannée suivante il occupe Guingamp, surveillant les côtes de Bretagne menacées d'un débarquement des Anglais. On le voit depuis en 1750 à Saint-Omer, en 176 1 à Argentan, en 1762 à Lille, en 1753 au camp d'Aimeries et à Sainte-Menehould, en 1755 à Givet, en 1756 à Brives, et en 1757 à Haguenau.
Pendant la guerre de Sept ans, il fait la campagne de 1757 en Allemagne, est écrasé à Rosbach, y perd un étendard, laisse entre les mains des Prussiens le mestre de camp, comte de Saluces, le lieutenant-colonel de Scépeaux, et treize officiers la plupart blessés. Rappelé en France en janvier 1758, il est employé sur les côtes pendant le reste de cette guerre. Il est réparti d'abord entre Josselin, Ploërmel et Malestroit. En 1762 il est à Carentan, puis à Abbeville où il est réorganisé le 5 avril 1763. On verse dans ses rangs, en 1761, les compagnies du régiment d'Escars supprimé.
On le trouve depuis en 1763 à Calais et à Colmar, en 1765 à Stenai, en 1769 à Toul, en 1772 à Pont-à-Mousson, et en 1774 à Maubeuge, où il fut transformé, le 7 ijiai 1776, en régiment de dragons conformément à l'ordonnance du
25 mars. Il fut en même temps augmenté d un escadron par Tincorporation du 2® escadron de chasseurs de la légion de Gondé, et il prit le n® 14 dans Tarme des dragons.
De Maubeuge, il fut envoyé en octobre 1776 à Stenai, en 1777 à Pontivy, d'où il détacha un escadron à cheval à Quimper et un escadron à pied à Bellisle. Au début de la guerre d'Amé- ' * rique en 1779, il est partagé entre Quimper et
Rosporden; en 1780 il va à Fécamp, puis à Bayeux, en 178 1 à Hesdin, en 1784 à Béthune, en 1787 à Ardres, en 1 788 à Cambrai et au camp de Saint-Omer, en 1789 à Rouen, puis à Clermont et Roanne, puis à Vienne et Lyon, et en 1791 à Tarascon. Il était devenu le 8® régiment de dragons en 1 79 1 .
Florian a été capitaine dans* ce corps.
Le 8® dragons a d'abord fait partie en 1 792 de Parmée des Alpes. A la fin dé cette année il fut dirigé sur Belfort et sur Tarmée du Rhin avec laquelle il a fait la campagne de 1793, et le siège de Mayence. Il a servi en 1794 avec Tarmée de la Moselle, et les deux années suivantes aux armées des Alpes et d'Italie, Il est cité au blocus de Mantoue et à la bataille de Rivoli. En 1797, il est renvoyé sur le Rhin et le Danube. Employé les deux années suivantes aux armées d'Angleterre et de l'Intérieur, il fut appelé à Paris à l'approche du coup d'Etat du 18 brumaire. Il suivit
Penthièvre.
en 1800 le premier consul, et fut Fun des trois régiments qui, à Marengo, enveloppèrent six bataillons de grenadiers autrichiens et leur firent mettre bas les armes.
Le 8^ dragons a passé les années 1801 et 1802 dans le royaume de Naples. En i8o3 il est en garnison à Orléans, et en 1804 il est cantonné à Amiens, Chantilly et Senlis, faisant partie de Tarmée des côtes de TOcéan. Il marche en i8o5 avec le 2® corps de cavalerie de réserve de la grande armée, et fait les campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne. Le colonel Bôckler, qui avait débuté comme canonnier dans le 7^ régiment d'artillerie avant la révolution, fut tué le 25 décembre 1806 au combat de Narieltz.
De 1 808 à 1 8 1 1 , le régiment combat en Espagne et en Portugal. Devenu le 18 juin 181 1 le 3® régiment de chevau-légers-lanciers, il est appelé en
1 8 1 2 à la grande armée, corps d'observation de rElbe,et il fait la campagne de Russie. Le colonel Lebrun est tué le 26 octobre 181 2. Son successeur Hatry est fait prisonnier l'année suivante à Leipzig. Le 3® lanciers, pendant les campagnes de
1 8 1 3 et 1 8 1 4, faisait partie du i ®*" corps de cavalerie. Reconstitué le i*^*" septembre 18 14, il reçut le titre de lanciers du Dauphin. En 181 5 il combat à Waterloo avec le i®^ corps d'armée, et après le licenciement de son conseil d'administration, prononcé le 14 février 18 16, il a versé ses débris
dans le i®' régiment de chasseurs nouveau, formé le i8 février sous le titre de chasseurs de T Allier, devenu le i^^ lanciers en i83i, et le 14® dragons en 1871.