RÉGIMENTS DE CAVALERIE
Nous rappelons qu'à Torigine la dénomination de cavalerie légère s'appliquait à toutes celles des troupes à cheval qui n'appartenaient pas au corps de la gendarmerie.
Cette dénomination s'est maintenue jusqu'en 1779, pour désigner un certain nombre de régiments qui étaient demeurés tels qu'ils étaient à leur création, après qu'on eut détaché de l'ensemble les dragons d'abord, et ensuite les hussards pour en former des armes spéciales, indépendantes de la cavalerie légère et dirigées par des colonels généraux indépendants.
Il est donc entendu qu'à partir de 1779, le mot cavalerie doit être compris dans le sens de grosse cavalerie ou de cavalerie de ligne.
Le nombre des régiments de cette espèce était
réduit, au moment de la Révolution, à 26, en
y comprenant les deux régiments de carabiniers,
. et cette arme avait, en raison de son ancienneté,
le pas sur les hussards qui sortaient de son sein,
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sur les dragons qui en sortaient également, mais qui avaient depuis longtemps déjà une vie propre, et sur les chasseurs qui étaient les fils des dragons.
On a vu que la cavalerie légère possédait un état-major, et à la tête de cet état-major, 3 officiers généraux : le colonel général, le mestre de camp général et le commissaire gçnéral. La création de ces 3 grandes charges est antérieure à l'organisation permanente de la cavalerie légère.
Avant rétablissement définitif des dragons en arme séparée, le colonel général de la cavalerie légère avait eu pendant quelque temps un troisième adjoint, c'était le mestre de camp général des carabins. Nous avons déjà donné la liste des officiers généraux de la cavalerie, qui ont exercé leurs charges avant rétablissement permanent des régiments. Nous placerons à la tête des notices des 3 régiments de Fétat-major, les noms des colonels généraux, mestres de camp généraux et commissaires généraux, qui ont exercé depuis cette époque, ainsi que les noms des mestres de camp commandants qui les ont remplacés dans l'exercice réel du commandement de ces corps.
Voici deux ordonnances royales relatives à des régiments de cavalerie, qui exprimeront mieux que nous ne saurions le faire par des explications, à quoi se réduisaient, au xvni® siècle, les attri-
butions administratives des officiers généraux de Tarme, ce que Ton appelait l'attache du colonel général.
La première de ces ordonnances montre, en outre, comment un régiment de cavalerie perdait son rang suivant la qualité de son chef, et la seconde comment s'établissait un changement de titre.