Rouvillois (Philippe-Auguste), 2 février
Leï'25« et dernier des régiments de cavalerie
Roy al' Guyenne. 227
conservés par la réorganisation générale du 10 mars 1788, fet légués par la monarchie à la république, était un corps de création récente.
Il avait été formé à Metz, en conséquence de l'ordonnance du 29 janvier 1779, des escadrons de chevau-légers qui avaient été attachés en 1776 aux régiments du Colonel général, du Mestre de camp général, du G^mmissaire général et Royal, ' c'est-à-dire aux quatre premiers régiments de la cavalerie. Ce régiment nouveau prit le titre de i^^ régiment de chevau-légers, et rang après le dernier régiment de cavalerie. Les cinq autres régiments de chevau-légers, formés en même temps que lui, suivirent dans Tordre de leurs numéros, de sorte que cette arme nouvelle, considérée comme une émanation immédiate des régiments de cavalerie, marcha avant les hussards, et bien entendu avant les dragons, qui n'avaient point été considérés jusque-là comme appartenant à la cavalerie.
Ce i®^ régiment de chevau-légers quitta Metz aussitôt après sa formation pour se rendre à Réthel, puis à Mézières et Donchéry, et de là, en 1781, à Vaucouleurs et Neufchâteau, en 1783, à Phal^bourg et Sarrebourg.
L'ordonnance du 25 juillet 1784 supprima les chevau-légers, et les transforma en cavalerie. Le jer régiment prit rang, sous le nom (ï Orléanais^ à la suite des régiments de cavalerie existants, et
survécut seul des six régiments formés en même temps que lui à la réforme du 1 7 mars 1 788. G^est alors qu'il reçut le titre de Royal-Guyenne. Il arriva, cette même année 1788, à Moulins, qu'il quitta en 1791 pour se rendre à Saint-Mihiel, puis en 1 792 à Sarralbe et Bouquenom.
Le classement de 1 79 1 , qui avait retiré les carabiniers de la cavalerie proprement dite pour en faire une arme à part, Pavait fait monter au 24® rang. La cassation de Mestre de camp général et de Royal allemand lui assigna, en définitive, le 22^ rang, et c'est sous ce numéro qu'il a fait les campagnes de la Révolution.
Il a fait celles de 1 792 et 1 793 aux armées des Ardennes et de la Moselle, et se fit remarquer au combat de la chapelle Sainte-Anne, près de Landau. En 1 794, il fut attaché à l'armée du Nord ; en 1795, à* celle de Sambre et Meuse. De 1796 à 1798, il est employé à Paris et dans la 17® division militaire. A la fin de 1 798, il rallie l'armée du Danube, et il fait les campagnes de 1799 et 1800 en Allemagne et en Italie.
Licencié le 24 septembre 180 3 à Bourg, il a versé son i®*" escadron au 8® cuirassiers, le 2® escadron dans les 9® et 11® cuirassiers, et le 3» dans les 24® et 27^ dragons.
Régiments de hussards. 229