‹ Histoire de la cavalerie françaiseChapitre 57 sur 68 · Saviot (Jean-Baptiste · texte numérisé non relu

Saviot (Jean-Baptiste

Ce corps, Tun des 4 régiments de dragons mis sur pied par l'ordonnance du 14 septembre 1673, a été formé par le chevalier d'Hocquincourt et sous son nom. Hocquincourt a été tué le 23. juillet 1675 au combat de Gamshûrst en Alsace, et son régiment est devenu le régiment de La Reinedragons le 3 1 juillet suivant. Il fut alors complété à 12 compagnies de 60 hommes au moyen de compagnies tirées de Royal et de Colonel général.

II a fait ses premières armes avec Turenne, en 1674, aux combats de Seintzheim, Ensheim et Mulhausen. Il passe l'hiver aux environs de Pontarlier, et, en 1675, il figure aux affaires de Turkheim et d'Altenheim, d'Haguenau et de Saverne. On le voit en 1676 au combat de Kokersberg, en 1677 au siège de Fribourg, en 1678. à Rheinfeld, à Seckingen, au passage de la Kintzig, devant Kelh et Lichtemberg, à la prise des retranchements d'Orteberg et des ponts de Strasbourg; enfin, en 1679, à Minden.

En 1 68 1 , il est au camp de la Sarre, à celui de la Saône en 168 3, et en 1684 il couvre les opérations de siège de Luxembourg. De i685 à 1687, on le retrouve encore au camp de la Saône. A la reprise des hostilités en 1688, il est envoyé à Tarmée du Rhin, fait 2 campagnes sur cette firontiore, et arrive en Flandre en 1 690 pour prendre part à la victoire de Fleurus. Les années suivantes, il est employé, tantôt à Tarmée, tantôt à la surveillance des côtes de la mer du Nord.

M. de Murçay a été tué en 1692 à Steenkerque. Le régiment se signale, en 1695, en attaquant Parrière-garde du prince de Vaudémont aux environs de Gand.

La Reine fit par de, en 1698, du grand camp de Compiègne. ^ •

En 1701, il fut attaché à Tarmée du Rhin, et habituellement employé à éclairer le pays. Pen-

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dant la bataille de Friedlingen, il fut chargé d'emporter Neubourg. En 1708, il a fait les sièges de . Kelh, de Brisach et de Landau, et a pris part à la bataille de Spire. Il était en 1704 à la deuxième et malheureuse bataille d'Hochstedt. En 1705 il sert sur la Moselle, occupe Trêves, contribue à la reprise des lignes de Weissembourg et se trouve au combat d'Haguenau.

De 1707 à 1712 il est à Tarmée de Flandre. Il est employé en 1708 au ravitaillement de Lille où le maréchal de Boufflers était assiégé. Il a fait la campagne de 1 713 en Allemagne avec le maréchal de Bezons.

Il était au camp de la Sambre en 1782, et Tannée suivante il rallia Parmée d'Italie. Sa présence est signalée dans cette guerre à la prise de Géra d'Adda, de Pizzighetone et de Milan, à Novare, à Tortone, à Colorno, Parme et Guastalla, à la réduction de Reggio, Reggiolo, Révère, Gonzague et Guastalla. Rentré en France à la paix de Vienne, au mois d'août 1736, il prit ses quartiers à Ornans.

En 1 74 1 , la Reine-dragons fait partie de Tarmée de Westphalie. Il quitte Bouillon le 3 1 août pour se rendre au camp de Julie», passe en 1742 en Bohême et se trouve au secours de Braunau et au ravitaillement d'Egra. C'est 4'Egra qu'il est parti pour rentrer en France en juillet 1743. Il achève cette campagne dans la haute Alsace II. 19

et en 1744 il retourne en Italie. Il participe à la conquête du comté de Nice, et se trouve ensuite au siège de Démont et de Coni. Envoyé à Montauban après la campagne, il fait celle de 1745 sur le Rhin, retourne encore une fois en Italie en 1746 et assiste à la bataille de la Madoha del Ulmo, au combat du Refudo, aux batailles de Plaisance et du Tidone. A Plaisance il a 2 officiers tués et 23 blessés. En 1747 il sert sur les côtes de la Normandie, réparti entre Gaen^ Valognes et Goutances. On le trouve en 1749 àMézières et Gharleville, en 1750 à Maubeuge, en 1751 à Dinan, en 1753 à Saint-Omer, en 1754 à Hesdin, au camp d'Aimeries et à Rouen. En 1766 il est au camp de Vaussieux ou du Havre, puis à Berghes et Dunkerque, en 1758 à Libourne. Pendant toute la guerre de Sept ans, il a été employé à la défense des côtes de F Aunis, de la Guyenne'et de la Flandre,

Depuis la paix de Versailles, on le trouve en 1763 à Lille, où il a été réorganisé le 29 mars. En 1766 il est à Philippeville, en 1767 à Redon, en 1768 à Auch, Bergerac et Pontivy, en 1770 à Besançon, en 1772 à Joigny, en 1774 à Douai, en 1776 à Joignn, où il reçut le i®' escadron des chasseurs de la légion de Flandre, en 1778 à Bayeux, Sé^g et Argentan, en 1780 à Vesoul, en 1782 à Falaise, ensuite à Pontivy, en 1783 de nouveau à Falaise, en 1784 à Verdun, en

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1788 à Laon et au camp de Saint-Omer, en 1 791 à Troyes un instant, revient à Laon, et passe enfin en 1792 à Douai.

Sous le titre de 6* dragons, le régiment a fait les trois premières campagnes de la République en Belgique. Le chef de brigade Vincent a été tué près de Courtrai le 1 1 mai 1 794, cinq jours après avoir été appelé au commandement du corps. De 1796 à 1799, le 6® dragons a constamment combattu en Belgique et en Allemagne. Un faible détachement du corps s'est distingué le 20 mai 1796 par un fait d'armes éclatant. 40 dragons du 6® et 200 hommes de la 40® demibrigade surprirent près d'Ostende i,5oo Anglais qui venaient de débarquer avec de rartillerie, et leur firent mettre bas les armes. La même année le gros du régiment se distinguait à la bataille de Rastadt. Passé en Italie en 1800, il était à Marengo.

A la paix d'Amiens, le régiment resta en garnison à Savigliano. En i8o3 il rentra en France et fut cantonné à Troyes, Gompiègne, Senlis et Chantilly. De i8o5 à 1808 il a fait partie de la grande armée, en Autriche, en Prusse et en Pologne. Le colonel Lebaron a ^é tué au combat de Hoff le 6 février 1807. En 1809 le régiment passe à l'armée d'Espagne. De 1810 à 181 3, il est en Portugal. A la fin de 181 3, il est appelé au corps d'observation de Bavière. Il est en 18 14

au 5® corps de cavalerie, et en i8i 5 à la 5® division de cavalerie de réserve.

En garnison à Epinal pendant la première Restauration, il avait porté le numéro 4 et s'était appelé dragons de Monsieur. Licencié en septembre 181 5, il a versé son fond dans le i®' régiment de dragons, du Calvados, de la nouvelle formation, le i®' dragons d'aujourd'hui.

Les guidons de la Reine-dragons étaient rouges, le soleil d'un côté, les armes de la reine de l'autre, et semés de fleurs de lys, le tout brodé et frangé d'or et d'argent.

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