‹ Histoire de la céramique; étude déscriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et tous les peoplesChapitre 104 sur 145 · TOSCANE · texte numérisé non relu

TOSCANE

jE^NE. — Cette fabrique n'avait pu perdre entièrement les bonnes itions de l'art; aussi trouve-ton encore au dix-huitième siècle des d€3:s^J<^âteurs remarquables luttant contre les entraînements de la mode, CC5 ^ont Terenzio Romano, en 1727; Bar. Terense; Bar. Terclii RotràstMTkiy ; Ferdinando-Maria Campani, Senense, 1733; Ferdinando CampsiMTÊ^M ^ 1736-1744. Le chiffre, composé des lettres FG relevé soui.^ un plateau à trophées en grisaille, lui est attribué. L'assiet.^^ du Louvre n*" 167 peut être donnée à Ferdinando-Maria Ca^r^cB^pani, surnommé le Raphaël de la majolique. Quant au pla. t T^"" 168, qui est signé T. M. et non F. M., nous ne le croyons pas du irio:r3nL<3 maître; l'initiale du nom de famille d'un artiste n'eût point nn£ix:mqiié dans sa signature à cette basse époque.

S-Ais QuiRiGO. — Fondée vers 1714 par le cardinal Chigi, cette usine

ava^î t j)our but de faire renaître la mode des anciennes majoliqueset

^^'^^^ i^clever la fabrication languissante. Piezzentili, peintre et fondeur,

i^t ^. j^pelé pour la diriger, et il fut choisi parce qu'il avait pu former

soix st.jle par une longue étude des vases de Fontana. Après sa mort,

^^^'^xini Terchi, artiste romain de l'usine de Sienne, le remplaça avec

succi^^ ; mais, comme le cardinal donnait ses majoliques en présent et

^ *vi^ livrait point au commerce, les ouvrages de San Quirigo sont à

^*^^« connus, et leur influence sur le goût public demeura presque

^Hfi. Ferdinando-Maria Campani parait aussi avoir travaillé pour

^ Cardinal Chigi avant d'aller à Sienne. On peut voir au Louvre une

^*^^^ue à sujet biblique : Moïse faisant jaillir l'eau du rocher, qui est

^^gtiée : Bar. Terchi Romano in S. Quirico:

Monte Llpo. — On attribue à ce centre des poteries vernissées en ^T\ Vun et rehaussées d'arabesques et de fleurettes en jaune imitant un

décor doré. Il existe dans les collections des théières, des tasses et gobelets, aussi vernissés en brun chaud très-lustré et portant des bordures et des bouquets chinois en or brillant rehaussé de traits enlevés à la pointe. Ces charmantes pièces nous paraissent plus parfaites que celles de Monte Lupo et leur style rappelle les plus beaux décors orientaux de Milan; nous les mentionnons donc ici sous toutes réserves.

Mais si nous avons vu la majolique s'essayer par les mains de Giovinale Tereni, vers la iin du seizième siècle, elle continua dans le siècle

suivant el eut quelques fidèles : cilons parmi ceux-ci Itafaello Gin lamo^ qui signait en i 635 une tasse ornée de trois cavaliers, classa aujourd'hui au Musée de South-Kensington ; puis celui qui traça cette longue inscription : Adi 16 di Aprile 1663 Diacinto Monti di Mol

TELUPO.

BoRGO San Sepolcro. — Un ouvrage singulier nous révèle l'existeni de cette usine ; c'est une lucerne ou lampe à pied et à longue tige s»^ laquelle se meut le récipient à huile ; la faïence est teintée d'un gtviolacé sur lequel se détachent des guirlandes de fleurs et des dra] ries en couleurs ; la monture et les accessoires sont en argent. Soui pied en faïence est écrit : Citta Borgo S. Sepolcro — a 6 febraio i — Mart. Rolelus fecit. Ce Rolet est un Français, qui promenait son Jq.

dustrie et que nous retrouverons tout à l'heure à Urbino.

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