NASSAU
Hôchst-sur-le-Mein. — Vers 1720, Gelz, de Francfort, essaya de transformer sa faïencerie en usine à porcelaine et il était sur le point d'échouer, lorsqu'un transfuge de la manufacture de Vienne, Ringler, vint lui apporter son aide et, entre autres choses indispensables, le plan des fours autrichiens. Cependant Ringler se montrait excessivement réservé, portant toujours sur lui les papiers renfermant ses secrets céramiques. On l'enivra pour lui soustraire ses trésors, on copia ses notes à la hâte et, avec ce butin plusieurs s'enfuirent pour aller vendre le fruit de leur larcin.
Gelz et Ringler continuèrent à travailler ensemble et, en 1740, sous l'électorat de Jean-Frédéric-Gharles, archevêque de Mayence, leur por- <^laine avait acquis toutes se^ qualités. Emmerich-Joseph, dernier électeur, donna, en 1762, une nouvelle impulsion à la fabrique devenue propriété de l'État. C'est alors que Melchior, modeleur célèbre, fît des figures égales en mérite à celles de la Saxe. Une Vénus de la <^ollection de M. le duc de Martina est un chef-d'œuvre ; Melchior Ta signée en toutes lettres ; sa signature se retrouve encore sur un mé- <laillon en biscuit de la collection de Sèvres. Plus tard, cet artiste disparut et fut remplacé par Ries, qui laissa tomber les bonnes traditions; ses statuettes, sans proportion, furent ironiquement qualifiées de por^ celaines à grosses têtes. L'invasion des Français, commandés par Cusline, acheva en 1794 la ruine de l'établissement.
La marque de Hôchst consiste dans une roue à six rayons tirée des armoiries de l'archevêque de Mayence; elle est tracée parfois avec beaucoup de soin et plus souvent très-cursive. Quelques ^ services des bas temps portent la roue surmontée de la couronne électorale.
HCSSE-DARMSTADT
Kelsterbach. Busch, céramiste saxon, éleva celte usine pendant la guerre de Sept ans, de 1756 à 1765. Sa marque ne nous est pas connue.