‹ Histoire de la céramique; étude déscriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et tous les peoplesChapitre 85 sur 145 · SLXRIÈRE A POUDRE E> FAÏENCE A DÉCOR BLEU · texte numérisé non relu

SLXRIÈRE A POUDRE E> FAÏENCE A DÉCOR BLEU

(Conf. page 465)

COLLECTION DE U. ÉDOlAnO PASCAL

d^'arl que nous ne retrouvons pas ailleurs. Sans nous préoccuper des fables qui altribuent à des moines la révélation à Moustiers de prétendus secrets industriels, traçons, au moyen des documents positifs, recueillis surtout par M. Ch. Davillier, l'histoire de cette remarquable réunion de fabriques.

Il y a eu, dans les Basses-Àlpes, une famille de potiers qui devait particulièrement illustrer sa patrie : ce sont les Glérissy ; dès le milieu du dix-septième siècle, on en voit apparaître un dont les produits restent indéterminés; mais, en 1686, Pierre Glérissy se révèle comme maître faïencier^ et des œuvres certaines sorties de ses fours permettent de conslater le développement exceptionnel qu'il avait su donnera l'industrie. I^ plus beau type qu'on puisse citer est un plat ovale appartenant à M. Ch. Davillier, et qui a figuré à l'Exposition universelle. La bordure est composée de mascarons et de griflbns ailés se jouant au milieu d'élégantes arabesques, et supportant des cartouches où sont représentés un cerf, un loup et des chiens; cette riche composition, inspirée bien plutôt de l'antique que des majoliques de la Renaissance, est dessinée avec une fermeté savante et un talent très-supérieur à celui des artistes italiens contemporains. Au centre est ousners primitif.

, . (Collpct. de M. Edouard Pascal.)

une Chasse a 1 ours, d après Antoine Tempesta, peintre graveur florentin, dont les ouvrages furent longtemps en vogue dans le Midi. Ce plat est signé de Gaspard Viry, décorateur céramiste des plus distingués ; un autre peintre du même nom , Jean-Baptiste Viry, est inscrit dans les archives de l'état civil de Moustiers, en 1706, à l'occasion du baptême de son fils; mais aucune signature de lui n'existe sur la faïence.

Voici donc un premier type; les pièces à sujets pleins (chasses ou scènes de l'histoire sainte), avec bordures et ornements français de style antique ou oriental, car quelques anciennes pièces nous montrent des lambrequins et arabesques inspirés de la porcelaine chinoise, et se rapprochant de la déviation rouennaise. Ces faïences, d'un beau blanc, à émail uni, non vitreux, sont peintes d'un bleu intense netlement et finement chatironné.

Bientôt la bordure antique disparait pour faire place a des orne-

ments délicats dans le style des Bérain et d'André-Charlos BouUe.C* un genre pour ainsi dire intermédiaire, car, nous devons le ree naître, ces lambrequins à courbes graciles, ces dentelles menues s'harmonient nullement avec les lourdes conceptions de Tempes aussi a-t-on accusé les faïences de cet ordre de manquer de la premiti condition du succès, l'aspect ornemental.

Les artistes de Moustiers le comprirent, et ne tardèrent pas à r*< noncer aux chasses et autres tableaux circonscrits, pour y substittr^^ des compositions à baldaquins, à gaines, à figures détachées, prises des^' maîtres qui avaient inspiré les bordures dont nous venons de parler. ^

Cette seconde période décorative n'indiquerait-elle pas une nouvelle direction? Nous le pensons; Pierre Glérissy, aidé peut-être des deux Viry, avait travaillé de 1686 à 1728, époque à laquelle il mourut âgé de soixante-seize ans; mais un second Pierre Clérissy, né en 1704, son neveu peut-être, lui succéda; par son âge, celui-ci devait être naturellement porté vers le progrès, ou simplement, si l'on veut, vers le changement; d'ailleurs, au moment même où il prenait le fardeau administratif, des concurrences s'élevaient autour de lui, suscitant l'émulation. Un certain Pol Roux, maître faïencier, apparaît en 1727; plus tard, un rude jouteur, Joseph Olery, s'établit à son tour.

On peut donc considérer comme sorties des mains de ces divers fabricants les pièces à sujets mythologiques : Orphée charmant les animaux, le Triomphe d'Amphitrite, la Vengeance de Médée, sujets soutenus sur des culols, couronnés de baldaquins ou de rinceaux, accolés de cariatides et entourés de pots à feu alternant avec des vases ,' de fleurs, de jets d'eau partant de légers bassins ou de monstres laissant échapper de leur gueule béante des flots qui retombent dans une vasque soutenue par des Amours ou par des Satyres.

Ce qui confirme la pluralité des origines, c'est que deux genres distincts offrent le môme décor ; l'un conserve le blanc mat et le bleu pur du vieux Clérissy; l'autre affecte un émail tellement vitreux qu'il rivalise avec celui de la porcelaine, et donne au cobalt un ton céleslc et doux comme s'il transparaissait sous une glace épaisse.

Ici se place un fait intéressant dont les archives n'ont consente null trace, mais qui nous est indiqué par un manuscrit trouvé dans 1 papiers de Calvet, et confirmé par des preuves matérielles, José Olery, homme de talent sans doute, troubla par ses ouvrages la quiétu

le

de pierre Glérissy I( , lequel redoubla d'efTorlâ pour maintenir son usine au premier rang. La répuUilion de Moustiers croissant dès lors avec la perfection de ses ouvrages, le duc d'Aranda voulut améliorer les fjibriques espagnoles en y conduisant des artistes méridionaux; Olery fut un de ceux qui consentirent à s'expatrier; mais, comme il portait là le décor en camaïeu bleu seulement, on le remercia bientôt, et il vint reprendre son fourneau des fiasses-Âlpes ; seulement, comme

^^ait vu pratiquer la peinture polychrome en Espagne, il l'appliqua

'^^^ nouveaux ouvrages et obtint ainsi une vogue particulière.

^^ïérissy, que ses travaux avaient fait anoblir {en 1745 il obtcnail

w,.^ '-•tre de seigneur de Trcvans), ne voulut pas rester en arrière; il

^^ ^^*da le même genre et sut s'en servir pour augmenter encore son

^* ^Dm etsa fortune. En 1747, ii laissa la fabrique florissante entre les

^^ *- ns de son associé Joseph Fouque. Quand à Olery, il se ruina et dis-

-^Sn 1756, Moustiers comptait sept ou huit usines ; il y en avait onze

1789; deux ans plus tard, elles étaient réduites à cinq. Voici les

''"^'*>is des derniers fabricants ; Achard, Barbaroux, Berbiguier et

Féraud. Bondil père et fils, Combon et Anlelmy, Ferrât fnVes, Fo père et fils, Guichard, Laugier et Chaix, Mille, Pelioquin et Bi Tion, Yccard et Feraud.

Au milieu de celte foule de potiers, secondés par des artistes nombreux encoB'e, on comprend combien diflîcile d'attribuer à chacun ses œuvre) plat de Viry permet de retrouver, par anal les pièces de Clérissy I". Celles de Cléris sont bien plusdifGciles à déterminer; R( fait, comme lui, le décor bleu style Bé ainsi que le prouve un beau surtout ap| nantà M. PaulGasnaull,etqui est signets Rossetus; ce G. Hyacinthe Roux, qut dooi son nom une forme italo-latine, était probablement le fils de Pol I on a de lui des plaques datées de 1752.

Mais quand le genre à cariatides et rinceaux se colore d'émai

vers, quand il s'y mêle des guirlandes de fleurs et des bouquets ; lo

les fleurages font tous les frais de la décoration et s'associent au:

tesques, tant de mains diverses se révèlent par le dessin, tanl d

nogrammes inexplicables s'impriment au revers des pièces , q

curieux se perd dans un inextricable chaos; il est pourtant une m

qui, par sa fixité, semblerait appartenir à un centre impoi

0 elle est formée des lettres L 0 réunies. On a pensé y v

chiffre d'Olery ; nous ne pouvons l'admettre, car la multi

des lettres dont ce chiffre est accompagné, les époques extrêmes

diquent les poteries qui le portent, établiraient incontestabi

qu'Olery a été le plus persistant, te plus fortuné et le plus habi

céramistes du Midi, et qu'il a eu l'atelier le plus considérable.

on trouve sur des pièces à cariatides :

avec un bleu style de Rouen : JcJK.

des scènes mythologiques à couleurs variées et bordures diverses

(^^- <^Si M 'B^ J^2 /?>

pièces signées par ces artistes comme ayant fait partie d'un service d'après la tradition, aurait été exécuté pour madame de Pompad vers 1745, et payé dix mille livres au fabricant Pierre Clérissy. Il évident d'abord que les faïencbs inscrites du nom des artistes qui v

nent d'être cités, appartiennent à des services différents et n'ont concourir à former un ensemble ; plusieurs, parmi ces faïences identiques à des pièces marquées L 0 et attribuées à Olery par un tain nombre de curieux; si Ton admettait donc la supposition M. Chaffers, il faudrait renoncer définitivement à voir le chiffre d' lery dans les deux lettres indiquées, et les restituer à l'établissement de^ Clérissy.

Nous ne voulons pas nier que madame de Pompadour ait pu commander un service à Moustiers alors que cet établissement était en vogue; elle encourageait volontiers les entreprises utiles, et d'ailleurs, les grands, entraînés par la mode, ne manquaient jamais de se pourvoir dans les fabriques renommées. Le maréchal de Richelieu commanda aussi pour son château un service complet bordé de fines arabesques bleues et orné de ses armes et de celles d'ÉHsabeth- Sophie de Lorraine-Guise, sa seconde femme. Ce service fut exécuté vers 1 734, au moment où le style était essentiellement français, et c'est dans le même genre qu'on trouve la plupart des pièces armoriées, à commencer par celles du dauphin. Les armoiries sont fort rares, au contraire, parmi les faïences polychromes de la décadence.

Voici encore quelques sigles inexplicables dans l'état actuel de l'histoire céramique, et que l'on rencontre sur des pièces en camaïeu bleu :

J: ii ^^

Fc

Ce dernier chiffre existe aussi sur une faïence polychrome rehaussée

d'or de la collection Ed. Pascal ; c'est peut-être la signa-

/?ct -rp d ture de Fouque, successeur de Clérissy. M. Ch. Davillier

* propose d'attribuer à Féraud ce monogramme qu'on

trouve sous une soupière armoriée du musée de Sèvres. Les lettres ou

inscriptions ci-dessous :

de synonymie, ne peut plus être acceptée au point de vue céramique : le renom des faïences, leur nom même au seizième siècle venaient de la ville de Faenza, et non du bourg de Fayence, où il n'existait certainement alors, comme il n'a jamais existé depuis, aucun établissement pour la fabrication de la terre émaillée.

Marseille (Bouchcs-du-Rhône). — La vieille cité phocéenne a, de tous temps, cultivé les arts céramiques avec un succès non contesté; on n'est donc pas étonné de la trouver engagée Tune des premières dans la lutte ouverte pour la fabrication de la poterie émaillée. M. Charles Davillier a rencontré le nom d'un Clérissy, potier, inscrit dès le quinzième siècle dans les archives de la ville ; c'est à lui qu'il était également réservé de signaler ce nom sur le plus ancien spécimen de faïence marseillaise. Un plat orné au centre d'une Chasse au lion, d'après Tempesta, et entouré d'une bordure de style oriental, qu'on croirait d'origine nivernaise, porte au revers :

A Clérissy^ à Saint-Jean du Dézertj 1697, à Marseille.

Cette faïence bien travaillée, un peu bleuâtre d'émail, se distingue déjà par là des ouvrages de Moustiers ; mais un caractère qui lui est propre, c'est l'alliance du manganèse au cobalt; tous les contours sont en violet assez pâle ; des losanges de même ton remplissent certains compartiments ; en un mot, les produits de Saint-Jean du Dézert, faubourg de Marseille, sont facilement reconnaissables quand on a vu un spécimen authentique comme ceux de MM. Davillier, Lucy et Aigoin. Souvent, d'ailleurs, un C cursif ou même les lettres AC, se répètent sous le mari y des plats, imitant certains ornements courants de la faïence nivernaise.

Il est à croire que la fabrication d'A. Clérissy a continué pendant les premières années du dix-huitième siècle ; d'après les recherches de M. Morlreuil, un second faïencier, Jean Delaresse, s'établit vers 1709. Entre cette date et le milieu du dix-huitième siècle, quels furent les travaux de Marseille? Nous ne doutons pas qu'il ne faille les chercher parmi les vaisselles attribuées à Moustiers, et les unes décorées de bordures arabesques et de gros bouquets de fleurs du style oriental des étoffes dites perses, les autres de figures grotesques.

Voici, du reste, les noms des fabricants de faïence établis à Marseille vers 1750 :

49i [IISTOIRE DE U CÉRAMIQUE.

Mais il existe tant de produits diflërcots où l'on retrouve ce signe, qu'il faut en étudier sérieusemeol l'origine avant d'y appliquer une pi-oveuance.

Le second fabricant dans l'ordre d'importance est Bobert. Précisément le spécimen où nous trouvons, à Sèvres, son nom inscrit tout entier, est une soupière décorée en camaïeu vert, de fleurs, poissons el coquillages, et portant en relief, sur le couvercle, un groupe de poissons.

Quelques -services polychromes se spécialisent parcelle tendance à représenter des productions marines; d'autres ont clé appelés serttces aux imecte» ; quant aux fleurs, on les reconnaît facilement par la dispositiun des longues liges qui les portent el qui semblent tracer. Dans

quelques cas, ces fleurs sont accompagnées de |)aysag«s maritimes et

de sujets (inement peints. Heureusement Joseph-Gaspard Robert a par-

, fois marqué ses ouvrages, soil d'un R simple, soil

R *j\'f\' *'" chiffre 4R. Ses faïences sont souvent rehaussées

d'or.

La veuve Ferrin peul rivaliser, pour la beauté de ses produits, avec

les deux fabricants qui précèdent; elle a fait le vert de Savy, elle a

w doré avec autant d'éclal que Robert; enfln, elle a plaw

T^ V^ ses peintures sur des fonds variés qui sont charmants à

l'œil. La veuve Perrin a presque toujours signé :

Quelques faïences marseillaises, moins distinguées que celles dont

nous venons de parler, portent au revers un B en bleu ou en ocre

Jj jaune; on les atlribue à Bonnefoy, l'émail en est très-fluide, et les

couleurs y sont comme fondues ; ce sont des fleurs et bouquets.

Nous ne connaissons aucun produit certain des autres faïenciers com-

MoNES ne nous est connu que par la liste de Glot.

Mârignac (Haute-Garonne). — M. de Lafùe, seigneur du lieu, y clablit, en 1737, une manufacture qui fut autorisée ofQciellement par un arrêt du Conseil du mois de mars 1740, et marcha régulièrement pendant dix-huit ans environ. Le propriétaire la détruisit, parce qu'il avait peine à trouver de fidèles ouvriers. En 1758, un sieur Pons, du même lieu, entreprit une exploitation nouvelle et sollicita les privilèges propres à la garantir. Il est probable qu'il les obtint, puisque la manufacture travaillait encore en 1791, ce que démontre la liste de Glot.

Terre-Basse, en Comminges, à 1 lieue de Mârignac. — En 1740, le comte de Fontenille sollicitait un privilège pour élever, dans sa propriété de Terre-Basse, une faïencerie ; mais en soumettant cette de mande à l'autorité supérieure, l'intendant d'Auch faisait remarque que l'usine de Terre-Basse devait se procurer les argiles nécessaires son travail à Mârignac, où existait l'établissement de M. de Lafûe, e que s'il y avait lieu d'accorder une permission, elle devait être simpl et sans privilège.

Agen (Lot-et-Garonne). — La ville d'Agen a-t-elle été le centre d'un fabrication courante? Nous l'ignorons, ainsi que le savant consei'vateu du Musée de Sèvres, qui a classé sous la rubrique Agenois un vase d pharmacie à anses torses, et un plat décoré dans le style rocaille av des émaux peu brillants. On attribue aussi à l'Agenois des terrines et pièces de table figuratives, les premières fond violacé à médaillon blancs ornés de bouquets en jaune bleu et vert.

Narbonne (Aude). — M.. Charles Davillier y a signalé rexistenc<? d'une fabrique, probablement fondée au seizième siècle par des Mores exilés d'Espagne; elle était située au lieu dit les Moulins. Revêtus d'abord du lustre auréorcuivreux , les produits se sont sans doute perpétués, et il nous parait assez probable que Narbonne a eu ses poteries particulières.

Montpellier (Hérault). — Un sieur Ollivier fonda dans cette ville une manufacture considérable; en 1717, il demandait que les faïences de Marseille ne pussent être importées et débitées dans le royaume, et qu'il lui fût permis de faire entrer du dehors le plomb et l'étain nécessaires à ses travaux. La seconde partie de sa pétition fut seule accueillie, et ce qui prouve l'importance de ses produits, c'est qu'il lui fut remis.

. ^^2 aoûl 1 718, un passe-port pour 200 quintaux de plomb et 50 quini^^sjB^ :?« d'étain poids de marc. En 1729, la fabrique de J. OUivier était ^^::::^-^Drée du titre de manufacture royale.

^ers 1770, le sieur André Philip, de Marseille, vint à son tour iblir à Montpellier; il est très-probable qu'il reprit l'usine d'Olli- ^^£^m*, car, d'après les renseignements qui nous sont transmis par S9 . Viennois, l'une de ses petites-filles, aujourd'hui très-âgée, se raple avoir vu les armoiries royales sur la porte de la maison. Le genre L2 l^hilip, mieux connu que celui d'Ollivier, rappelle les fleuragcs de ^Msfts^'seille; souvent les bouquets, où domine le violet de manganèse, soin t; peints sur un émail jaune pâle. Â la mort d'André, ses fils Antoine et Valentin continuèrent les travaux ; seulement du faubourg de Nimes ils transportèrent leur fourneau au lieu dit le Poids de la Farine.

A.NDUZE (Gard). — On y a fait particulièrement des terres vernissées ci ci es vases de jardin marbrés.

Nîmes (Gard). — Fabrique existant en 1702 et qui, d'après les échantillons connus, imitait grossièrement le décor de Marseille à fleurs et papillons, et les assiettes à grotesques; généralement, au milieu de celles-ci, le grotesque principal est remplacé par une femme en costun^e polychrome portant un panier.

G A.STILM0N. — Le nom de ce village du Gard est écrit sous un plat appartenant à M. Ed. Pascal ; on y voit une figure grotesque entourée ^ guirlandes et bouquets, du style de Moustiers, exécutés en camaïeu ^ Vân vert jaunâtre chalironné de manganèse.

Vauyert, comme Anduze, a fait des terres vernissées; une. pièce est ^^^née par Jean Gautier.

Le Puy (Haute-Loire). — Ce n'est pas au Puy même, mais à Orsilhac ^Vabord, puis à Brives, que le sieur Lazernie établit, vers 1780, une Uianufacture de faïence. En 1783, les états généraux du Languedoc décidaient qu'il serait accordé une gratification de six cents livres au sieur Lazerme, négociant du Puy^ « qui a établi à grands frais, dans (( son domaine d'Orsilhac, une fabrique de faïencerie dont les ouvrages « sont de la plus grande utilité, cet établissement étant d'ailleurs a unique dans le Velay. » M. Paul Le Blanc prépare un travail sur cette usine, qui avait été signalée en 1785 dans VAlmanach général des marchands^ etc., et en 1788 par Gournay.

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