‹ Histoire de la céramique; étude déscriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et tous les peoplesChapitre 87 sur 145 · GUYENNE · texte numérisé non relu

GUYENNE

BoiiDEAUx (Gironde). — Par permission du 15 janvier 1714, Jacques^ Uustin ouvrit, hors la porte Saint-Germain, une manufacture qui, ei 1729, avait pris assez d'importance pour obtenir Fautorisation de qualifier de royale. En 1750, après avoir fait dégrever ses produit par un arrêt du conseil du 24 novembre 1719, Hustin sollicitait un< prorogation de privilège exclusif qui lui fut refusée dans Tintérél public.

Il est assez curieux que les produits d'une usine aussi importantes -^^ i^ soient pour ainsi dire inconnus; on a pu voir à Sèvres et à l'ExpositioEcr^iL -^mu universelle des pièces ayant fait partie du service de la Chartreuse di Bordeaux, ainsi que l'indique une légende, Cartm. Burdig.^ Carlus'i Burdigalensis ; au centre, sont les armes de François d'Escubleau, car^ dinal de Sourdis, accolées de celles du frère Âmbroise de Gasq (Blais^^ de Gasq, baron de Portels, conseiller au parlement de Bordeaux) . L'entourage polychrome est composé de mascarons et d'ornements et rinceaux de style Louis XIV.

Le chevalier Hustin, directeur des affaires du roi, n'était qu^un entrepreneur ; on ne s'étonnera pas en apprenant qu'une seule pièce connue porte son nom ; c^est le cadran de la Bourse de Bordeaux. M. Gharropin a signalé deux des décorateurs de la fabrique, Raymond Monsau et son frère Etienne.

Les frères Boyer quittèrent l'établissement de la veuve Hustin pour fonder, en 1796, une usine à faïence commune rue de la Trésorerie.

En 1783, Bordeaux possédait six fabriques; il y en avait huit en activité en 1791. Une monographie des poteries bordelaises, depuis

Du reste, la fabrication de Samadet s'est prolongée jusqu'aux temps modernes : à l'abbé de Roquépine succéda M. Dizès, qui joua un rôle important dans la révolution et sous l'empire, puis le marquis de Poudens fut le dernier propriétaire de l'établissement.

Aucn (Gers). — En 4758, les sieurs Allemand-Lagrange, DumonL# et G'' sollicitaient divers privilèges pour l'établissement d'une faïencerie au jardin de Lagrange, près la porte d'Auch, dite de la Treille^^ Les produits sortis de l'usine paraissent avoir eu du succès, car ilss^^ vendaient dans le Gers concurremment à ceux de Toulouse et de S: madet. Nous n'avons pu encore voir et déterminer les caractères faïences d'Auch.

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