‹ Histoire de la céramique grecque (volume 2)Chapitre 47 sur 187 · I. Gerhard, Trinkschalen tind Gefàsse, I, pi. A, B · texte numérisé non relu

I. Gerhard, Trinkschalen tind Gefàsse, I, pi. A, B

igo Les vases à figures rouges.

barbu, richement vêtu, roi ou dieu, assis sur un trône et tendant une phiale. II s'agit évidemment d'une légende éieusinienne ; mais , est-ce du départ de Triptolème, comme le pense M Klein, ou de son retour auprès du vieux Kéléos, lorsque, enorgueilli du succès de son voyage, il vient lui demander de lui céder son autorité royale? Kéléos serait le personnage assis à droite, les deux femmes debout entre les colonnes seraient ses deux filles; et de l'autre côté Ton aurait Triptolème, celui-ci reconnu depuis longtemps, Niké, Déméter tenant les deux torches, qu'elle porte sur les peintures des vases aussi souvent que Perséphonè. Vaille que vaille, voilà une explication nouvelle. Vaut- elle mieux que les autres ? A vrai dire, je n'en sais rien; mais n'était-ce pas un devoir de confraternité envers mes devanciers que de m'exposer à mon tour aux coups de férule? Sur l'autre côté de la coupe, au centre, est une colonne. A gauche, une femme debout, étendant les mains, et derrière elle deux hommes assis, un vieux et un jeune; à droite de la colonne, deux femmes s'enfuyant vers la gauche avec l'attitude d'une profonde terreur, et derrière elles, les poursuivant, un énorme serpent, la tête dressée et la gueule grande ouverte. Gerhard et Welcker reconnaissent dans ce tableau les deux filles de Kéléos poursuivies par un dragon et se réfugiant ^u palais, auprès de leur père et de leur mère Métaneira. Cela est fort possible, mais point sûr. La peinture de cette coupe est d'ailleurs assez médiocre; elle a eu de plus la maie chance d'être fort négligemment reproduite dans la planche annexée à l'étude de Gerhard.

Ce qui est très reconnaissable, au contraire, c'est le sujet d'une grande coupe conservée à Wurzburg et publiée, pour un de ses jubilés, par la docte Julius-MaximilianS'Universttœt de cette ville'. Au centre, une jeune, très jeune femme, vêtue du frais costume des danseuses, joueuses de flûte et autres personnes

I. UrlichSy Der Vasenmaler Brygos und die Rulandsche Mûn^sammlung, In-folio. Wûrzburg, 1875.

Scsi as, Brygos, Panphaios. zgi

légères, c'est-à-dire un fin diploïdion sur une tunique talaire non moins fine, soutient la tête d'un jeune homme à Testomac duquel le vin de Thasos ne convient pas. A l'extérieur, tout un cortège de personnages avinés : gens à barbe d'hommes graves qui marchent en essayant des danses et paraissent trouver que leur • himation est bien chaud. Ils portent encore la couronne d'ache

dont les feuilles leur rafraîchissaient le front dans l'orgie d'où ils sortent. Le groupe le plus intéressant, parce qu'il renseigne sur certains détails du jeu du cottabe, est celui dont le personnage principal est un jeune homme richement vêtu, qui marche d'un pas plus assuré que les autres convives, et tient dans la main gauche, étendue en avant , une très grande cylix, dans la main droite abaissée un bâton noueux. Il se retourne, dresse la tête et semble tout disposé à user de son sceptre de roi du jeu pour défendre contre quelques importunités une jeune femme qui le suit, vêtue d'un riche costume et portant, elle aussi, une gigantesque coupe. Une peinture de cette espèce nous paraît un peu osée; mais les Grecs, nous en voyons, sans quitter la céramique, des centaines de preuves sur les vases, n'avaient point sur la pudeur les mêmes idées que nous. Le dessin de cette coupe est d'ailleurs beau, quoiqu'un peu lourd, si l'on en juge par la lithographie en couleurs qu'en donne M. Urlichs. Il y a encore un reste d'archaïsme dans les types des hommes, mais les contours sont très purs, les poses très justes, les mouvements très bien saisis sur la nature. C'est une bonne pièce d'une bonne fabrique. Si Brygos n'avait fait que ces trois coupes, il n'aurait parmi les céramistes du cinquième siècle qu'un rang modeste : il irait prendre place à l'arrière-plan, dans le voisinage d'Épictétos et d'Hischylos. Heureusement pour sa gloire, les deux coupes dont nous avons encore à parler marquent, dans des genres différents, un très grand progrès sur les précédentes, et, heureusement pour notre pays, c'est au Louvre que se trouve maintenant, après avoir longtemps été le trésor de la collection de M. Joly de

i()2 Les vases à figures rouges.

Bammeville, celle des deux qui est de beaucoup la plus belle ^ Le format du présent ouvrage rendant impossible de la reproduire tout entière, le devoir s'impose de la décrire en détail.

La coupe est décorée sur ses deux faces. A l'intérieur, encadré d'un méandre circulaire, est un groupe de deux personnages. A droite, un vieillard à cheveux blancs est assis sur un siège muni d'un dossier et recouvert d'un riche coussin. La beauté de son himation, décoré d'une bordure, le long bâton qu'il porte, le diadème dont sa tête est entourée, indiquent un prêtre ou un magistrat. Il n'est autre, en effet, que Briseus, roi et prêtre de la ville de Lyrnessos. De sa maiA droite il tend une phiale, dans laquelle une jeune fille, debout devant lui, Briséis (son nom est écrit derrière elle) , s'apprête à verser le contenu d'une œnochoé. L'épée de Briseus et son bouclier, qui a pour épisème un taureau, sont suspendus dans le champ entre le vieillard et sa fille.

La décoration de l'extérieur de la coupe est naturellement plus importante : l'espace plus grand dont on disposait exigeait qu'il en fût ainsi. Chose assez rare au cinquième siècle, c'est la même scène qui remplit les deux côtés : l'artiste s'est si peu soucié de la séparation causée par les anses, qu'il a fait sans hésiter passer derrière l'une d'elles la lance d'un guerrier. La pointe de cette lance reparaît de l'autre côté. Le sujet est emprunté à l'un des poèmes du cycle troyen, sans doute à la Petite Iliade de Leschès ou à la Destruction de Troie de Stésichore. C'est dans la cour du palais du roi Priam que Brygos nous transporte. D'un côté le roi lui-même, assis sur l'autel de Zeus Herkeios, tend ses mains suppliantes vers Néoptolème, qui s'avance vers lui, tenant par une de ses jambes un jeune garçon déjà mort ou évanoui, et qu'il semble se proposer de jeter soit sur l'autel, soit sur le malheureux vieillard qui y a cherché refuge. Derrière Priam, de l'autre côté de l'autel, Acamas entraîne Polyxène, qui retourne la tête vers son père.

I. H. Heydemann, Iliupersis auf einen Trinkschale des Brygos, Berlin, i866.

ig4 Les vases à Jigures^rouges.

La scène de carnage se continue de l'autre côté de la coupe. Là, un guerrier grec, Opsimé [nés? don?], la courte épée à la main, se précipite sur un guerrier troyen qui, déjà blessé à mort, est tombé à la renverse, et, la tête rejetée en arrière, exhale son dernier soupir. Derrière celui-ci, Andromaché accourt, animée d'une héroïque fureur, et menace le guerrier grec d'un pilon à broyer le grain qu'elle a saisi des deux mains et- qu'elle brandit par-dessus sa tête. Après Andromaché est Astyanax qui s'enfuit; derrière Opsiménès, est de même une jeune femme, sans doute quelque fille de Priam, qui, échevelée et faisant des gestes de terreur, se précipite également hors de cette scène de massacre. Vient ensuite, plus près de l'anse, un groupe d'Un guerrier grec achevant un Troyen tombé (fig. 76). Toute cette composition est une pure œuvre de fantaisie. L'artiste semble connaître fort mal les poèmes du cycle troyen, car il ne semble pas que, dans aucun, le massacre de la famille de Priam ait été raconté comme il nous le montre. Il a constitué les groupes simplement d'après ce que lui fournissait son imagination. II a donné aux personnages, au hasard, les noms que de vagues souvenirs présentaient à son esprit; à plusieurs il a donné des noms inventés par lui de toutes pièces, Andromachos et Opsiménès, par exemple. Mais la fertilité de l'invention, le brio avec lequel les personnages sont jetés comme au hasard, la variété des combinaisons pour les mêler les uns aux autres, et surtout l'art de donner plus d'entrain et d'énergie aux mouvements, ce sont là des mérites que personne ne contestera à Brygos. La vie est répandue à pleines mains dans son œuvre, l'air y circule librement, et, en regardant cette peinture on oublie presque, en faveur de l'art avec lequel elle est faite, l'horreur du massacre qu'elle représente.

C'est que Brygos est, en effet, par nature, un peintre plein de bDnne humeur et aimant à voir les choses par leur bon côté. II voudrait bien corriger ce défaut de monotonie qui attristait les productions du procédé à figures rouges. Il a un instinct de

Sostas, Brygos, Panphaios. igS

coloriste, un instinct si fort qu'il y cède et compose à son usage une toute petite palette ; il se dit qu'après tout , il y avait du bon dans les procédés de l'ancienne école, que l'emploi qu'elle faisait des engobes n'était pas une idée si sotte, et lui aussi relevait volontiers certains détails par quelques fines touches de rouge; il aimait cette belle couleur châtain mordoré ou blond vénitien, qui était prisée entre toutes par les dames grecques, et il en revêtait les cheveux des femmes. Et pourquoi s'arrêter là, et renoncer à trouver encore mieux? Pourquoi n'essayerait-on pas de poser çà et là des points d'or? Et Brygos aussitôt de peindre en engobes dorées les ornements du casque et de la cuirasse d'Opsiménès, les boutons d'attache des épaulières de la cuirasse de Néoptolème, et un pendant d'oreille de ce jeune garçon innommé dont le fils d'Achille, aussi cruel que son père, brandit le cadavre en guise de massue.

Cet emploi de l'or est fait avec plus de confiance, presque avec prodigalité, sur la coupe admirablement conservée que possède le British Muséum et qui provient de Capoue '. D'un côté Dionysos barbu, revêtu de son riche costume d'aspect oriental, la couronne sur la tête, est debout auprès d'un autel entouré de rameaux de lierre. Il s'appuie de la main gauche sur un sceptre et tient dans sa main droite un canthare. Ainsi posé, il regarde, avec des yeux où M. Matz découvre beaucoup de pensées dont j'avoue humblement ne pas apercevoir la plus faible trace, une petite scène d'un genre auquel son tumultueux entourage l'avait de longue date habitué : de l'autre côté de l'autel, c'est-à-dire à droite, deux Silènes se précipitent sur Iris et, la saisissant par les bras, l'empêchent de s'envoler. Un troisième Silène, qui était derrière le dieu, passe sans façon devant lui, bondit sur l'autel et de là va, d'un nouveau saut, venir à l'aide de ses camarades.

Sur l'autre face de la coupe les personnages se divisent en deux

I. Matz, Ta^3[a capuana di Brygos {Annali, 1872, p. 294, et Monumenti, t. IX, pi. 46.)

if)6 Les vases à figures rouges.

groupes; à droite sont trois divinités. Héra est au milieu, prête à s'en aller vers la droite, mais se retournant pour faire de son bras étendu un geste de menace. Elle a sur elle tous les vêtements dans lesquels s'enveloppaient avec une science raffinée les élégantes d'Athènes : tunique talaire aux mille petits plis, diploidion d'un tissu encore plus fin, himation à riche bordure brodée. Elle a sur la tête une Stéphane d'or surmontée d'un rang de feuilles, et au poignet droit un bracelet en forme de serpent enroulé. En avant, et, dans la pensée de l'artiste, presque à côté d'elle, reculé seulement un peu vers la droite pour ne pas la masquer entièrement, est Héraclès; il est vêtu du costume le plus complètement oriental dont on puisse trouver un exemple sur les vases grecs du cinquième siècle : tunique à longues manches rayées dans le sens de la longueur, anaxyrides collantes, rayées de même sur leur partie antérieure, ornées par derrière d'espèces de fleurons; autour du corps, sur la tunique, une peau de lion aussi savamment coupée, aussi bien ajustée sur les formes que pourrait l'être aujourd'hui une jaquette du tailleur le plus à la [mode. Le dieu accourt de toute la vitesse de ses jambes, tenant dans sa main droite une massue toute dorée, et dans la main gauche son arc et une flèche toute prête; un carquois est suspendu à son côté. Mais le zèle qu'il témoigne n'aura pas à s'exercer, car devant Héra se tient Hermès, debout sur ses deux pieds dans une attitude tout à fait naturelle et sans effort, le pétasos sur la tête, le kérykion à la main, aux pieds de superbes endromides. Il pérore tranquillement, faisant de la main droite un geste habituel aux orateurs antiques et est sûr du résultat qu'obtiendra son éloquence. En face de lui est un groupe de quatre Silènes, aussi nus que leurs congénères de l'autre côté de la coupe, animés à l'égard de Héra des mêmes projets que ceux-ci à l'égard d'Iris. Ne craignez rien toutefois pour la puissante déesse : si l'éloquence d'Hermès ne suffisait pas, l'arc et la massue d'Héraclès seront bien capables de la défendre (fig. 77.)

Sosias, BrygfiS, Panphaios.

A l'intérieur de la coupe est une scène à deux personnages : un guerrier, Chrysippos, est assis sur un diphros; il est cuirassé et casqué, et tient sa lance de la main gauche; de la droite étendue il présente une phiale à une jolie jeune fille, Zeuxo, qui l'a déjà déchargé de son bouclier et qui, maintenant, va remplir sa coupe du contenu d'une oenochoé qu'elle tient.

Un signe matériel montre que cette coupe est la plus récente

des œuvres de Brygos parvenues jusqu'à nous. Le sigma y a toujours sa forme ionique, à quatre branches, qui, nous l'avons vu tout à l'heure, n'apparaît dans les inscriptions athéniennes qu'après 445. Quoique nous n'ayons pas de vases grecs assez exactement datés pour qu'il nous soit possible de déterminer les époques des modifications successives dans la forme des lettres employées par les peintres céramistes, l'impression instinaive des épigraphistes sera, je crois, que les inscriptions de notre coupe sont encore un peu plus récentes et doivent avoir été tracées vers 43o ou 420. C'est d'ailleurs le moment où le drame satyrique a eu le plus de vogue, et peut-être est-ce dans quelque pièce jouée à l'ancien théâtre d'Athènes, que Brygos a trouvé le sujet

igS Les vases à figures rouges,

de la coupe du British Muséum. On ne fait pas d'ordinaire assez attention à la période de 426 à 41 5, où les Athéniens, enorgueillis de leurs victoires, satisfaits d'avoir abattu, plus complètement que les historiens anciens ne le disent, la puissance de Lacédémone, s'abandonnent à la joie que leur apporte la tranquillité retrouvée et rêvent après boire à cette folle expédition qui devait, pensaientils, leur donner presque sans lutte la Sicile, et où s'engouffrèrent leurs forces, leur argent et leur bon courage. Le sujet de la coupe du British Muséum conviendrait bien à l'état d'esprit dans lequel ils se trouvèrent pendant ces dix années.

Le caractère artistique de la peinture est également celui que nous pouvons nous attendre à trouver à ce moment. L'esprit, la légèreté de main, l'élégance parfois un peu facile, font songer à la frise du temple de la Victoire Aptère, qui est des premières années après 426. L'emploi presque indiscret de l'or, or sur la coupe que tient Chrysippos, or sur le bracelet, la couronne et les boucles d'oreilles de Héra , or sur la massue d'Héraclès , tout ce luxe poussé à l'outrance s'expliquerait aisément par l'engouement qu'inspirait alors aux Athéniens la splendeur de TAthéha Parthénos, dont la dédicace avait été faite en 488, et dont les parures et les vêtements d'or n'étaient pas encore ternis. En plaçant la carrière de Brygos entre 45o et 420 ou 41 5, on tiendrait donc, je crois, un compte assez juste des différences entre ses diverses oeuvres, de ses qualités et de ses défauts.

C'est un peu au hasard que je place ici Panphaios. Cet artiste apporte jusque dans sa signature une telle négligence, que son nom a pu être lu Panphaios, Phanphaios, Pamaphaios, Panphanos, Panthaios. La première forme est certainement la vraie. Panphaios a travaillé deux fois avec Épictétos, et employé

Sosias, Brygos, Patiphaios.

indifTéreminent les deux procédés de peintures à figures noires et à figures rouges; il s'est servi du premier pour deux hydries et trois coupes; dans une quatrième coupe, les deux procédés sont simultanément mis en usage; il a employé l'autre procédé sur dix-sept coupes. Enfin, il n'a pas non plus dédaigné d'imiter Nicosthènes, et a multiplié, comme lui, les engobes sur deux amphores et un stamnos. Saisir le style propre de ce céramiste

à goûts sans cesse changeants est chose qui ne peut se faire que par à peu près. Néanmoins, si c'était un homme peu convaincu, toujours disposé à s'associer aux autres ou à les pasticher, il n'avait point la main maladroite, et deux ou trois de ses œuvres sont intéressantes, par exemple les deux amphores de style nicosthénien qui sont au Louvre : sur l'une est, d'un côté, Chiron tenant le petit Achille, et, de l'autre, Ménélas, l'épée à la main, poursuivant Hélène; sur l'autre sont des scènes bachiques et aatyriques. Le cou est, dans ces deux vases, orné de palmettes très belles, et l'ensemble de la décoration est conçu avec une grande richesse d'imagination et une extrême adresse de main.

Les vases à figures rouges.

La beauté d'une coupe trouvée à Vulci , et aujourd'hui possédée par le British Muséum, est d'un ordre plus, sévère '. A l'intérieur, simplement un Satyre, le kéras à la main, 'dansant un pas animié. A l'extérieur deux scènes différentes. Sur l'utie, un groupe de sept figures, deux Amazones vêtues du costume oriental, et cinq autres guerriers ayant l'armure grecque et dont il n'est pas facile de dire à quel sexe ils appartiennent. De l'autre côté est un épisode de la légende de la guerre de Troie : Hypnos {le Sommeil) et Thanatos (la Mort)', sous la forme de deux jeunes guerriers casqués, cuirassés et de plus munis d'ailes éployées, enlèvent pour le porter à travers les airs, jusqu'en Lycie, le cadavre de Sarpédon. A droite et à gauche deux femmes : l'une, tenant un caducée à la main, est peut-être Iris. Elles ont l'aspect archaïque qui est resté aux représentations de femmes plus longtemps qu'à celles des hommes. Quant au groupe des trois figures centrales, il est bien composé et dessiné d'une manière remarquable. Le cadavre de Sarpédon surtout est superbe par la rigidité de ses lignes (fîg. 78.]

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