‹ Histoire de la céramique grecqueChapitre 108 sur 144 · I. Cf. Helbig, Annali, p. SgS-qoS · texte numérisé non relu

I. Cf. Helbig, Annali, p. SgS-qoS

L'imitation du métal et la poterie moulée.

rance. La fabrication du bucchero /zéro, dont les centres les plus actifs paraissent avoir été à Clusium, à Vulci, à Volaterræ, s’immobilise dans un système invariable, même à l’époque où les Etrusques reçoivent des pays grecs les vases peints importés dans leur pays par le commerce. Dans les nécropoles toscanes, on trouve fréquemment la poterie noire à reliefs associée à des vases grecs à figures rouges du meilleur style; les fouilles entreprises à Orvieto par M. R. Mancini, depuis 1874, le prouvent de la manière la plus formelle', et d’après ces faits irrécusables, MM. Lenormant et Gamurrini ont pu fixer au troisième siècle la limite extrême où s’arrête la fabrication du bucchero nero. A cette date, et malgré l’attachement si marqué des Étrusques pour leur industrie nationale, la poterie noire à reliefs est supplantée dans leur pays par une autre fabrication, toute grecque de style et d’origine. Nous nous trouvons ainsi ramenés, après une courte digression, au moment où la peinture de vases commence à décliner dans les ateliers gréco-italiens; il ne nous reste plus qu’à étudier le développement d’une industrie destinée à la remplacer bientôt.

Dans les nécropoles étrusques de Chiusi, de Cervetri, de Corneto, de Bolsena, on trouve fréquemment des vases à vernis noir brillant, qui se distinguent au premier coup d’œil de la poterie de bucchero. Ces vases, dont le musée de Florence possède une fort belle collection, ont des formes tout à fait grecques : ce sont des canthares, des amphores, des cratères, des œnochoés^"; mais les contours sont découpés avec une telle fermeté, le corps du vase jaillit avec tant d’audace d’un pied souvent très évidé,

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