E. Braun, Il Giudiqio di Paride, i838, pl. I
3i Salzmann) La nécropole de Camiros, pl. 58. ,
Vases à dorures et à couleurs.
contemplent la scène avec stupeur, et l’une d’elles s’enfuit, son himation à la main. Le style des figures, l’emploi de la couleur blanche pour les chairs nues, enfin l’arrangement de la composition, indiquent une date assez avancée dans le quatrième siècle. La péliké de Camiros est, en effet, un exemplaire très soigné d’un type de vases que la fabrique d’Athènes produit en abondance dans la seconde moitié du siècle, et où apparaissent souvent
Fig. 97. — Khrysos, Nike et Ploutos. Œnochoé attique (Musée de Berlin.)
des traces de négligence et de routine. Ainsi les tombeaux de Kertch, dans la Russie méridionale, ont fourni une série de pélikés et d’hydries rehaussées d’or, tout à fait semblables pour le décor et pour le style à celle du British Muséum, mais d’une exécution souvent très lâchée C’étaient des vases faits pour l’exportation, et destinés à des acheteurs plus attentifs à la richesse de l’ornementation qu’au fini du travail. Au reste, les qualités de délicatesse et de goût qui caractérisent la céramique au milieu du quatrième siècle ne tarderont pas à s’altérer; le moment est proche où vont apparaître les premiers symptômes de la décadence.
Parmi les vases décorés d’or et rehaussés de couleurs blanches