Alte Denkmaeler, II, p. 23g
4. M. Heydemann incline à croire que la tête est celle d’une femme. Sur une œnochoé du même style trouvée à Egine [Mon. inediti, t. IV, pl. XL, 4), c’est une tête féminine, coiffée à la grecque, qui apparaît entre le cheval et le griffon. (Heydemann, Griecli. Vasenbilder, p. 7, notice de la pl. VII, fig. 2.) — M. Frœhner pense que ces têtes d’Amazones, flanquées de têtes de cheval et de griffons, sont des fragments de grandes compositions représentant la campagne des Amazones contre les griffons. Musées de France, p. 68, note 3.)
fabriques de la Grèce propre.
frappantes avec les vases attiques de la même époque trouvés à Kertch et sur différents points du’ monde grec. Une péliké d’Athènes
Fig. III. — Dionysos dans une scène de banquet. Canthare béotien. (Musée de la Société archéologique d’Athènes.)
et une kélébé de Kythnos ' montrent des Amazones combattant contre des Grecs ou contre un griffon, et traitées dans le même
I. Péliké d’Athènes, CoU. Sabouroff, pl. LXVI. — Kélébé de Kythnos, Benndorf, Griech. iind sic. Vasenb., pl. LIV, 3.
2Ç2 Les i>ases à figures rouges de l’époque macédonienne.
style que sur les vases de Gyrène et de Ptolémaïs. Et même, le type si particulier de la tête coiffée à l’orientale entre un cheval et un griffon est aussi commun à Panticapée, le marché athénien par excellence, qu’en Cyrénaïque'. Des vases portant le même décor ont été répandus par le commerce dans les régions voisines de l’Attique, à Tanagra, à Mégare, à Egine, à Nisyros^. Ce sont, à n’en pas douter, des produits d’une fabrique de la Grèce propre, et toutes les présomptions sont en faveur d’Athènes. Nous croyons donc, avec MM. Birch et Murray que les vases de la Cyrénaïque ont été, en majeure partie, exportés de l’Attique. Si l’on admet, au contraire, que des potiers athéniens se sont établis à Cyrène et y ont transporté leur industrie, ils n’ont fait que reproduire les formes et les types usités dans les ateliers de leur pays d’origine. Mais pourquoi recourir à une telle hypothèse, et supposer une émigration en Cyrénaïque d’artistes athéniens, alors que ces analogies s’expliquent plus simplement par l’importation de vases attiques?
La fabrique béotienne est représentée par un groupe de poteries trouvées à Thèbes, à Thespies, à Thisbé et à Tanagra; le musée de la Société archéologique d’Athènes et celui de Berlin s’en partagent les exemplaires La lourdeur et le ton rouge pâle de la terre, l’épaisseur des parois, la cuisson souvent maladroite du vernis noir, qui a tourné au rouge violacé, enfin la négligence des peintures, tels sont les caractères techniques qui distinguent les vases béotiens des produits attiques ^ Les scènes traitées le plus fréquemment montrent Dionysos entouré de Silènes et de
1. Pour les vases de ce type trouvés à Kertch, voir Mon. inediti, t. IV, pl. 40, 3. — Vasensammlung der Kaiserl. Ermitage, n®s 2191, 2192, 2193, 2196.
2. Cf. Heydemann : Griecli. Vasenbilder, VII, 2; Catalogue des vases d’Athènes, n”s Gi I, GiG.
3. S. Birch, Ancient Pottery, p. 431. — Murray, A guide to the exhibition galleries 0/ the Prit. Mus., p. 173. Cf. Schlie, Annali,i8b^, p. 320.
4. Catalogue des vases d'Athènes, 545-5G3. — Furtwaengler, Beschr. der Vasensamml. im Antiquarium, p. 817.