D*' Feulard, Hôpital Laënnec, op. cit., passim
22. Fond. Const. œconomie et réglements des hosp. du S.-Esprit et de Notre-Dame de la charité de Dijon, in-4, 1649, chap. xxv, p. 96-97,
l’admission des malades et des pauvres
« Que aud. hospital de Condom (Régi, de 1569, art. xi) il soit dict chescun jour pressisement une messe à heure de huict hœures,à laquelle lespaouvres seront tenus acister et prier Dieu à l’entrée et à la fin du repas et au soir dire le salve, avant d’aller se coucher, luy randre grâces »
Pour obtenir des résultats moraux et développer l’idée religieuse dans ses dépôts de mendicité, le gouvernement de Louis XV fait appel au concours de PEpiscopat ^4.
Il y a des aumôniers ou chapelains attachés à toutes les maisons hospitalières d’une certaine importance, chargés de dire les messes, de prendre soin des chapelles, de célébrer les offices solennels, de conduire les morts au cimetière, etc. A l’occasion, de prononcer de petits sermons, pas en latin, mais dans l’idiome du pays. « Pour mieux incitter les habitansde la dicte ville à faire du biens ausd. paouvres, contenir iceulx paouvres en la crainte de Dieu, y aura de quinze en quinze jours ung sermon en langage vulguere dans led. hospital pour remontrer aux paouvres les malzqui procèdent d’oysivetté, l’ofance envers Dieu de ceux qui pouvant travailher mangent les vivres desduictz auxinpotans, et les exorter à toute soubrietté et continance de faict, parolle et geste, patiance et obéyssance »
Ces chapelains sont tenus de visiter fréquemment les malades ; de les confesser, de leur apporter des consolations. Ils ont la
23. Gardère, op. cit.,p. 18 et 19 ; conférer : Réff, des hôp. gén., établis pour la conduite et secours des pauvres enfermez, in-12, Béziers, 1686, p. 99. - Statuti délia Ven. archiconf. délia S. S. Trinitk de' Pellegrini, in-4, Napoli, 1785,passim. Regole del Ven. spedale de'Poveri mendicanti di S. Carlo délia città di Rergamo, in-4. In Milano, 1753, cap. viii, p. 12.Stat. delV opéra de Poveri.Rologna, 1574, in-fol. (Ristampati, 1603), cap. xiiii, p. 18. Le regole delV Hospitale délia Pietà detto de Vecchi, in-4, in Milano, 1647, cap. xi, p. 14, etc.
24. « Le Roi désire rendre peu à peu les indigents laborieux et propres à servir leur patrie... Or l’objet le plus essentiel pour remplir les intentions de Sa Majesté et y mettre la perfection en faisant de ces gens des citoyens vertueux, est de leur procurer les instructions de la Religion et les secours spirituels qui leur sont nécessaires... C’est aux Évêques à se charger de ce soin... » (Lettre du contrôleur l’Averdy à l’Évêque de Ghâlons, 1768. Arch. de la Marne, série G. Liasse 2026).
25. Gardère, Règlement cité, art. xvi ; conférer : Ordine da servarsi dalli ministri del ven. Pio Luogo di Santa Corona di Milano, in-4. In Milano 1711. Statuts et règlements de l'hôpital gén., de la Charité de Lyon, 1742, chap. vu, p, 133 et suivantes.
charge de veiller tout particulièrement sur ceux se trouvant en danger de mort ; personne ne doit mourir sans sacrements
(( Leur zèle, disent les statuts de Clermont-Ferrand, doit être accompagné d’une grande charité, tant pour consoler les malades que pour les animer à supporter avec beaucoup de soumission et de résignation les infirmités que Dieu aura permis leur arriver »
Les prêtres choisis à ce sujet par les administrateurs, d’accord avec les autorités ecclésiastiques, se doivent tout entiers à leurs fonctions, il leur faut « inspirer à l’enfance l’amour de la Religion, en rappeler les préceptes à la vieillesse-^. »
Pour leur permettre l accomplissement de cette sainte mission, les Souverains Pontifes accordent à ces aumôniers le droit d’absoudre les cas réservés. Les malades traités dans les établissements des Frères Saint-Jean-de-Dieu peuvent continuer à recevoir les sacrements, à entendre la messe (les portes fermées), en temps interdites. 11 doit j avoir toujours des confesseurs extraordinaires en plus des chapelains.
26. Ce service du culte, si important, laisse quelquefois à désirer. « Plusieurs prêtres logés dans chacun des deux hospices de Toulouse devaient donner aux malades les soins spirituels nécessaires ; mais les plaintes continuelles portées contre eux laisseraient à penser que leur service ait été parfois fort défectueux. A l’Assemblée du 4 août 1736, les intendants de THôtel-Dieu constatent même, <( qu’il arrive souvent que les pauvres meurent sans confession. » Ces ecclésiastiques, en effet, sont presque toujours des jeunes gens qui n’acceptent ces places que dans l'idée de faire leurs études et d’être nourris en attendant, et qui s’embarrassent fort peu de leurs devoirs » (Buchalet, op. cit.^ p. 85).
27. Règlement . Édition de 1749 (in-4, chap. ni, p. 6). « Lesd. paouvres seront confesses oricullairement par les prebstres dud. hospital, qui aussy seront tenus leur administrer les sainctz sacremens de 1 ’ autel et leur administrer la parolle de Dieu affin qu’ilz nedessedent sans recepvoir lesd. saints sacremens et admo nestemens, à quoy ledit hospitallier tienclral’oelh » {Gardère, Règlement, art. XIII op. cit.).
28. Reglem. pour messieurs les prêtres qui desservent Vhôp. Gén. de N.-D.-de Pitié..., Lyon, in-12, 1774, chap. ii. Finot, Inv. arch, hosp. de Séclin, 1892, p. xvni. Reglem. de 1631. Stat. et Réglem. de Vhôp. Gén. de la Charité de Lyon, in-4, 1742, 2® partie, chap. vu, p. 135. Stat. et Réglem. de Vhôp. Gén. de Reims, in-12, 1686, chap. ii, § x, p. 11. Etat de Vhôp. des pauvres malades, Aix, in-12, 1747, chap. x, p. 93. Reg. dei R. spedali di S. Maria Nuova Firenze, in-4, 1789, Sez. seconda, art. I, p. 26 (cet établissement est desservi par des Pères Capucins). Ordini app. al governo delV Hospitale grande di Milano, in-4, 1642, cap. xxiii, p. 54. Const. de la Orden de la Hosp. de S. Juan de Bios, 1744, cap. lu, p. 128-
29. Notif. sopre varie disposizioni... S. Spirito, in-4, op. cit., p. 23 et 105. On recommande de procurer aux administrés étrangers des confesseurs parlant leur
l’admission des malades et des pauvres
L’attention des Recteurs se porte d’une manière toute particulière sur les enfants recueillis par les établissement charitables. Les règlements entrent dans de minutieux détails au sujet de l’enseignement religieux qui leur est donné
Les Conciles insistent également sur la bonne tenue des hôpitaux ; le souci d’écarter les jeux défendus, de sauvegarder la morale
Nous retrouvons ces pratiques religieuses chez les peuples du Nord, en Angleterre. Les hôpitaux ont là aussi leurs temples. Betzky, dans son plan des établissements ordonnés par l’impératrice Catherine II, veut que l’on fournisse aux pupilles les connaissances utiles et, avant tout, celle de la religion [op. cit.^ t. I, p. 47 et 109).
Au Middlesex Hospital] ru London Hospital, les chapelains prêchent et se mettent à la disposition des malades Les pupilles du Christ’ s Hospital étudient les préceptes religieux et c’est à ces principes mêmes que les Régents de « the Magdalen Hospital » et du « the London female Penitentiary » font appel pour retirer de la fange les malheureuses créatures qu’ils reçoivent (Higmore, op. cit., p. 219 et 252).
langue. A l’Hôtel-Dieu de Paris l’un des confesseurs offre son assistance aux Allemands (Tenon, op. cit.., p. 170.) Bullaire de Vordre de la charité, 1733, p. 19. Bref de Sa Sainteté, Pie V, 1571, § 5.
30. Finot, Inv. arch. Hosp., d’Orchies (Nord), p. xx et 26, série G, liasse 4, année 1738. Capitoli ordiiii... sopra il governo délia compagnia e hospitale... delle povere Dongelle {Rospitale délia Gloriosa Vergine S. Maria del Barachano délia cita di Bologna), in-4, 1554, Rub. XXXIIII, fol. 38. Reg. et istriiz. délia Real Santa Casa délia S. S. Annunciata di Napoli, in-f°, 1739. Piano delV orfanot., di S. Pietro in Gessate di Milano, in-4, 1778, càp. ix, p. 34.
31. Gonst. syn. Prov. Beneventanae, a. 1693, art. XXXI, cap. xiii : « Ne hospitales domus in cauponas vertantur, custodi indicitiir. Ut autem omne periculum ac mali suspicio penitus amoveatur, Hospitalis custos invigilet, ne in ea domo ludis vel aliis dissolutionibus vacetur ; et omnino mares cum fœminis, licet se conjugio copulatos dicant, minime cohabitent » {Collée. Lacensis, I, p. 63).
32. « The chaplain’s duty (of the Middlesex Hospital) is to read prayers in the hospital on Wednesday and Fridays ; and to preach every Sunday at six in the evening ; to attend, and visit the patients when called upon, read prayers to them, and instruetthem in theirduty, according to the principles of the protestant religion, for whichhe is allowed a salary » (Higmore^ op. cit., p. 233). « The chaplain (of the London Hospital) is a clergyman of the church of England, who preaches every Sunday, reads prayers morning and afternoon, administers the communion every month, reads prayers four times during the week, and is ready to visit, pray by, and administer the communion, to any patient in the wards who mayrequireit >> (Higmore, op. cit., p. 165).
Aux Pays-Bas des prédicants sont charg-és de donner l’instruction religieuse aux pupilles des nombreux orphelinats. Si l’asile est ouvert à des personnes appartenant à diverses confessions, plusieurs pasteurs se trouvent choisis (Van Zanten, Groningen^ op. cit., p. 130 et 155).
Le livre des règlements de la maison ouverte par les souscriptions U de l’Eglise Wallonne d’Amsterdam » renferme des prières à l’usage des administrés. On apprend le catéchisme de Calvin aux orphelins, on les conduit à l’Eglise le dimanche. Avant d’entrer en séance, les Pères Régents et les Mères Régentes récitent en commun une invocation touchante :
« Seigneur, quit’ès déclaré le Protecteur de la veuve, de l’orphelin et de tous ceux qui, par la caducité de l’âge, ou par l’indigence, ont un besoin particulier de secours, et sous les auspices duquel cette maison de charité, destinée à les recueillir, a été fondée et entretenuë jusques ici ; puisque la divine Providence nous a appeliez à la conduire et à la gouverner, nous te supplions de nous accorder les dons qui nous sont nécessaires, la prudence, le zèle, la charité, la douceur, la patience, pour nous acquitter dignement et avec succès de cette charge importante.
(( Préside sur nos délibérations. Fai qu’elles tendent toutes à ta gloire, au bien de ceux que tu as commis à nos soins, et à la décharge de notre conscience. Pardonne-nous jiour cet effet nos péchez pour l’amour de ton fils, notre Sauveur auquel, comme à toi Père et au saint Esprit, soit honneur et gloire à jamais ! Ainsi soit-il ! »
33. Nous avons dit plus haut qu’il s’agit de calvinistes ; on lit en effet dans ce règlement, p. 41 : « En conséquence d’un legs de M'’ Massé, l’orphelin ou l’orpheline qui répondra bien la section du catéchisme de Calvin, l’après-midi à la grande Église recevra un florin. »