‹ Histoire de la charité (volume 5)Chapitre 90 sur 197 · OBJECTION XV · texte numérisé non relu

OBJECTION XV

Avant V établissement de l'Hôpital général ou maison de charité il en coûtait moins de nourrir les pauvres (xxxvi).

« Geluy qui fait cette objection fait bien connoistre, ou qu'il est très méchant arithméticien, ou qu’il ne donnoit point d’aumône. Car avant l’établissement du bureau tous les pauvres étoient nouris dans la Ville. Le bureau retranche tous les fainéans et tous les vagabonds, c’est-à-dire deux tiers de ces pauvres, il n’en reste donc qu’un tiers à nourir. »

« Il est vrai que ceux qui ne faisoient pas d’aumône, peut-être par respect humain auroient peine à ne pas donner quelque

chose aux quêtes que ces Messieurs les Directeurs du bureau, feront chez eux, et qu’ils ne les renvoyèrent pas avec un : Dieu vous conduise, comme ils renvoyoient les pauvres, et à ceux-là il en coûtera un peu plus ; mais à ceux qui faisaient l’aumône, il en coûtera beaucoup moins. »

ORJECTION XVI.

Il faut laisser vivre les pauvres comme il vivaient auparavant (xxxvii).

(( Cette objection estant formellement opposée aux ordonnances de nos rois, et aux saintes intentions de Loüis le Grand, notre invincible monarque, il n’est point de bon François qui puisse la faire; et comme elle tend aussi à rétablir tous les crimes et tous les désordres que la mendicité entraîne avec elle, il n’est point de bon chrétien qui ne doive l’impugner. »

Suit un long extrait de Louis Vivès relatif à la vie déplorable des gueux qui ne sont point réglés par un bureau de charité

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