DE LA DEUXIÈME ÉDITION
La préface de la première édition, parue en i842> finissait par ces paroles :
« Si Y Histoire de la chimie est bien accueillie, et que « je sois encouragé dans les travaux auxquels je suis « disposé à consacrer ma vie entière, je ferai successivece rnent paraître l'histoire des au très sciences physiques, « naturelles et médicales. »
- C'était là un engagement, conditionnel il est vrai, mais nettement formulé.
Mon ouvrage fut bien accueilli du public , si bien (|u'en moins de huit ans la première édition était épuisée. Il devint bientôt d'une rareté extrême , témoin le prix auquel on le faisait monter dans les ventes de livres.
La condition, à laquelle j'avais subordonné mon engagement , était donc remplie , même au-delà de ce que j'avais droit d'espérer. Pourquoi n'en ai-je pas, de mon côté, rempli la partie qui, en apparence, ne dépendait que de moi ?
Ah! il m'en coûte de répondre à cette question. Je garderais le silence , si ma réponse ne me touchait que personnellement; mais, comme j'ai la conviction qu'elle intéresse tous ceux qui ont quelques idées i\ mettre au