CH2— CH = CM.CH
L'isomérisation de A'-^ en A' \ puis en A'\ se fait également conformément à une règle, généralisation de quelques cas observés dans la série grasse pour les acides non saturés. Suivant elle, la double liaison tendrait à se rapprocher du chaînon carboxyle :
CH2= CH.GH2.G00H acide inconnu CH3.CH = CH.GOOH acide crolonique stable
COOH.CH2.GH=CH.CH2.COOH acide hydiomuconique A'^se transforme par NaOH en le suivant:
GOOH.GH^.CH^GH = GH.GOOH
On voit quel rôle important joue l'analogie dans les travaux de M. Baeyer. Un autre exemple va nous le montrer. Dans une première publication, il avait cru devoir rejeter la formule de Kékulé, parce que bon nombre d'acides hydres, au lieu de se voir scindés à l'endroit de la double liaison, perdent simplement l'hydrogène excédent. L'auteur est revenu plus tard sur cette déduction hâtive. Il a fait valoir que le stilbène s'oxyde en se scindant, à l'opposé de ce que l'on observe pour le phénanthrène
.- GH = eu —{ \ stilbène
> — GH •=■ GH — <^ \ phénanthrène.
La double liaison dans une chaîne fermée est scindée plus difficilement que dans une chaîne ouverte : telle est la conclusion de l'aviteur.
On pourrait logiquement en tirer une autre; c'est que toute déduction de ce genre, et particulièrement tout rapprochement entre chaînes ouvertes et fermées, sont bien sujets à caution; c'est c^u'il est dangereux d'ériger les réactions en règles. La règle de Thiele notamment, vérifiée pour un certain nombre de cas et souvent invoquée par M. Baeyer, échoue devant le
CHAPITBE XV
composé le plus simple et le mieux connu, le biisopropényle (^).
Cependant, dans une conférence (^) qu'il a faite en vue de résumer les recherches qu'il avait exécutées dans cette voie jusqu'en 1890, M. Baeyer semble avoir préféré discuter la formule de Claus d'un point de vue plus général. Voici pour quelles raisons il propose à ce moment de l'écarter :
« Beaucoup de chimistes admettent pour le camphre la formule
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