‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 76 sur 182 · XXV IL · texte numérisé non relu

XXV IL

Revenus de Québec à Villemarie, les deux Mission- oominiwaiiT m l* naires, que le chef du village de Kenté était allé chercher, ^ s'embarquèrent avec lui & avec un autre sauvage, le TOUS m. i3

i94 m* PARTIE. LOUIS XIV.

2 ûétobre 1668, au lieu appelé ensuite la Chine &

abordèrent à Kenté, le jour de saint Simon & saint Jude, 28 oc^tobre, après vingt-six jours de navigation. Les sauvages du lieu les reçurent avec beaucoup d'afTeâion, &

es^^aycrcnt de les régaler à leur manière ; mais ce qui fut plus du goût des Missionnaires, le chef du village convcn tit à leur envoyer les petits enfants, pour qu'ils les inllruisissent 8v les disposassent à recevoir le baptême. Les missionnaires se mirent donc à leur faire le catéchisme, donnant en récompense à ceux qui se montraient plus

(•) Dans leur Relation de cette année, les PP. Jésuites ont mentionne lx- vo . lil;c. « Deux fervents Missionnaires, tires du Séminaire « de Saint-bulpice, M. de FéneIon& M. Trouvé, ont été envoyés par « Mgr de Pctrée, cet été dernier, à une peuplade des Ii cijuois d Oio- « golicn, v]ui se sont placés, de; li pm, sur les rives du nord du 0 J liclationdeirmS, i I.-e Ontario i. Cette nouvelle peLipl.idc rivnit fH-<;rn!i de piisteiirs

I' > «t pour conlirnncr l'esprit de la loi dans cette nouvelle Kglise,quc nous

< avons cultivée pendant deux années, & c*eft ce que feront digne- (.;)Relationdci«;iî«, , m^nt ces deux Ecclcsîaniquc; du Mont-Royal (2;. » L'auteur de la

^' Relation voulait dire, non que les Jésuites eussent déjà évangélisé

les sauvages de Kenté; mais apparemment que douze ans auparavant,

* <! RcL.ti .n Je ifôy, jg Ménard ayant passé deux moisclM»ks Ologouens (3), quetques-

I». 11^, 4.», jjpjg ceux de Kenté avaient pu recevoir, parée Religieux, quelque

teinture du Chrifiianisnic; car les deux Missionnaires ne trouvèrent à Kenté ni Église formée, ni même aucun chrétien.

Arrives au lac S.iint- François, ils rencontrèrent deux pauvres femmes sauvages, exténuées de fatigues &. de nîis4:rc,qui, après s^ëtre échappées depuis quarante jours d'Onneîout, où elles étaient prisonnières, fuyaient à Villemarie. Lâ, les deux conducteurs Iroquoisse saisirent aussif'tt de cc<5 fe-nmes, ma!<;rJ tous les cfTnrts des Miçsionnaires qui leur représentaient que M. de Couiccllcs serait très- irrite de cette infraélion de la paix. Bien plus, l'un des deux conduâeurs qui portait avec lui ifc rcni-dc-vic s'enivra ; dans !a fureur cruelle oix le jeta son ivresse, voulut tuer Tune de ces femmes, qui parvint heureusement à se dégage r de ses mains & s*enfuit avec son en&nt dans ks bois, aimant mieux mourir de faim que par la hache de ce î. rbirc. Les deux lro]Uois conduisaient néanmoins avec eux Tauiie femme, loriqu'après avoir \<)i;uécinq ou six jours, ayant rencontré des Murons qui allaient en traite à Villemarie, ils craignirent la julte colère de M. dcCourcclîes, &. leur remirent celte captive, qui arriva, ainsi i^uc Tautre, dans cette ville, ic refuge ordinaire des malheureux.

MISSION DE KtNTE. 1668. ig5

attentifs, au lieu d'images, quelques fruits secs ou d'autres

petites douceurs, & après les avoir inftruits, en baptisèrent cinq lanre, du nombre desquels était la fille du chef, qu*ils nommèrent Marie. Mais à 1 et^nrd des adultes, ils n'exerçaient guère leur miniflère qu envers des malades dont plusieurs, néanmoins, les consolèrent singulièrement à leur mort. Ils passèrent ainsi à Kenté l'hiver de 1668 à 1669 (i). Au printemps suivant, M. de I ènclon descendit (,) uuret de u à ViUemarie, au milieu des rapides, traînant lui-même Mtredenncârnaiion, scHi canot dans les portages, avec des fatigues qui semble- 'Ce .oi 'p "Sst raient incroyables à ceux qui n*ont pas fait 1 expérience Hiftoi« du Montrai, d'une si accablante navigation. De Villemarie il se rendit â Québec, & ce fut peut-être alors que M. de Uval, L'i-iSSt 1 ayant interrogé sur ses travaux apoftoliques, pour qu'on Mcmoircs en insérât le détail aux Relations, il lui fitcette réponse : ^É::è::^Z r!:y^ « Monseigneur, la plus jurande çîrace que vous puissiez Binini 1669. « nous accorder, c elt de ne point faire parler de nous. »

A Québec, il salua la Mère Marie de l lncarnation. m. DW^"t,sM»x. « M. Tabbé de Fcnelon, ayant hi\ erné aux Iroq unis, dit "AIRE A KKNTt.

• cette Religieuse, nous a rendu une visite dans un \ oyage t qu'il a fait à Québec. Je lui ai demandé comment il

• avait pu subsifler, n'ayant eu que de ta sagaroité pour « tout vivre & de l'eau pure à boire. Il m'a reparti qu il y

• était si accoutumé quUl ne faisait point de diftindion de

• cet aliment à aucun autre, & qu'il allait partir pour y « retourner 8< y passer encore l'hiver avec M. Trouvé, ne •r l'ayant laissé que pour aller quérir de quoi payer les « sauvages qui les nourris:ient. Le zèle de ces grands ser-

« viteurs de Dieu efl admirable (2). » Lorsqu'il eut ter- . i.cttre. de la miné ses affaires à Villemarie, il repartit |-K)ur Kenté ^'^-'^ ii"inrnation, emmena avec lui l'un de se. .onnccs, M. Lascaris IV^.e^^'^r* dUrfé, pour qu il y apprit la langue Iroquoise & s'exercat à la vie dure des missions. M. de Fénelon s'était proposé d'hiverner à Kenté; mais, desiroquois retirés à Gandaseteiagon lui ayant demandé d'aller les inflruire, il se rendit chez eux & y passa l'hiver, tandis que M. d'Urfé &

M. Trouvé, privés alors des conuiiodités qu on leur pft>> cura dans la suite, allèrent hiverner dans les bots pour y trouver de quoi subsifter. M. d'Urfé, \ oulant faire un jour son adion de grnccs après la sainte iMesse, entra dans le bois, Si s'avançant insensiblement sans remarquer la direction qu'il prenait, s cgara si fort qu'il ne fit qu'errer tout le jour 8c toute la nuit suivante. Dans cette extrémité, il ciaiguait avec raison de mourir de faim, ou d'être dévoré par quelque bête farouche^ lorsqu'il se recommanda à M. Olîer pour rexécution des desseins duquel il était allé en Canada; & s*étant remis en marche avec confiance d'être secouru, il arriva droit au village comme s'il eût été conduit par un guide assuré. Après deux ans de séjour à Kenté, il ât lui-même un voyage à Villemarie. Pendant cette périlleuse navigation, son canot tourna au milieu des bouillons , & quoiqu'il ne sût pas natter, il échappa une seconde fois à la mort par une protection particulière de la divine Providence. I.e séjour de M. de Fénelon à (jandaseteia^on donna lieu à l'ctablisscment d'une nouvelle mission dans ce \ illage; éc enfui les prêtres tO Hift du Moni- Saint-Sulpice en formèrent un autre à Ganeraske ; de

TiOt par M. DdOer. sorte quMIs desservirent ces deux villages, outre Kenté,

îiltoté' " résidence principale (i;.

i&sé>JiuuM«AtiiT- Lorsqu'on eut appris au Séminaire de Saint-Sulpice,

sixnrt DK PAR s j Paris, rétablissement de cette Mission, on examina s'il ««.^^'MÏirt' était à propos de s'en charger & de faire les grandes

dépenses qui en seraient la conséquence inévitable. Considérant qu'on ne i avait entreprise que sur la demande expresse des Iroquois, & avec l'autorisation des deux puissances, on conclut qu'on avait des marques suffisantes de la volonté de Dieu, & qu'on devait la soutenir (2) Lctus.^ de M. au prix de tous les sacrifices (2). On envoya donc à Kenté Tronson 1. 1 25 a^ rii ^j^^ travalUcurs pour y défricher des terres, & d'autres

167^. lettres de , . * ■ 1. ■ .

M. de BictoQTiiiim, ouvners pour y bâtir une ferme avec une grande maison, ^"i "'ï^' * q^'on fournit de tous les inftruments d'agriculture, des '«v/i p- 4- meubles, des provisions & des autres choses nécessaires à

MISSION DE KENTÉ. 1668. I97

un pareil établissement. On y fit transporter à grands frais des beftiaux pour la culture des terres, de la volaille & d'autres animaux; 6c par ce moyen^ on adoucit la posi tion des Missionnaires qui, les premières années, y avaient enduré de très-rudes privations. Dans le voyace que M. de Fénelon fit de Kcnté à Villemiarie, au printemps de Tannée 1669, il trouv a l'occasion de baptiser un enfant sauvage, qui mourut aussitôt après, 8»; en informa, par lettres, M. de Bretonvilliers. Celui-ci, qui faisait tous les frais de cette Mission, lui disait avec joie dans sa réponse que, quelque onéreux qu*eût été & que pût être encore à Tavenir cet établissement, il reltimeràit très-avantageux à la maison de Saint-Sulpice, quand il ne devrait produire aucun autre fruit que le baptême de cet enfant, pourvu que les sujets qui y étaient employés fussent toujours fidèles à. leur emploi (*).

Comme nous l'avons dit, on baptisait cependant cokviuion étomiaiite quelques adultes à la mort. II arriva même, à ce sujet, une hoqï»». chose assez singulière : un sauvage qui méprisait la religion, étant tombé gravement malade, songea une nuit qu^il voyait une belle & grande maison^ à Kenté, toute remplie de Missionnaires, où un jeune d'entre eux le bap* tisait; & à son réveil il envoya sa fenmie à Kenté pour chercher un prêtre. M. d'Urfé se rendit auprès de lui, êc ayant appris du malade le récit de ce songe, se mit à rinftruire. De leur côté, M. Trouvé et M. d'Urfé continuèrent les inllrudtions, pendant trois mois, dans les

(*) Comme le succès de l'établissement de Kenté ne se bornait gttftie qu'au baptême des enfants, un jour, quelques Évéques triszél^s pour les Missions de la Chine, représentèrent à M. de Bretonvilliers le peu de firuit de celle du Canada, sans doute pour l'engager É consacrer plutAt ses aumônes & ses Ecdésiaftiques aux premières; & là-dessus, sans être ébranle par leurs représentations^ il se mit à leur montrer la valeur d'une seule âme dont on procure le salut, 6c tu«i le bonlMur de tnmiîller aux emplois les plus délaissés de dranU, in» 18, l'Église, p«r soumission A la vdonté de Dieu ( 1 ). 17, tS.

(i) Mémoires sur la vie de H. de Breton*

vinicrs, par M. Baup. i6>

visites qu ils lui firent ; & le malade les écoutait avec tant d'attention & d'avidité qu'ils en étaient surpris & touchés

en rinfîruisant. Ce n étaient, de sa part, que des regrets de ses péchés, un déplaisir amer d'avoir offensé Dieu, Si des dcsirs ardents de \ ivre pour son service de recevoir le baptême. Enfin, après beaucoup d inllances de sa part, ils lui coalcrércnt ce sacrement qu'il reçut dans les dispositions les plus saintes, & rendit ain&i son âme à Dieu (*).

wTointBMwtcoLUT» Mais les prêtres venus du Séminaire de Saint-Sulpice CN CANAM. ^ ^gj^l Missions étrangères ne pouvaient suffire seuls aux besoins spirituels des Français & des sauvages.

Le Roi, pour au;:menter le nombre des ouvriers évangéliques» d^ira dy rappeler les Récollets, qui avaient été les premiers apôtres de la colonitf; & si la politique de ses officiers entra pour quelque chose dans le retour de ces (0 Archive» de la Religieux à ()uebcc ''i), on ne doii pas douter qu'en les marine. Mémdresgé- i,^vitant a V passer, Louis XI\' n ait eu en vue, avant tout,

ncraux sur le Can.iiln, ...

1667. Mcmoirc .le Ic bicii dc la rcli^iou & la bandilicalion de la colonie. Le M.T«ion. j5 jj^g^j 1669, il écrivit au P. Allart, Provincial de la pro-

vince de Saint-Denis : « Étant nécessaire, pour le bien de « mon service le salut des âmes de mes sujets qui corn- « posent la colonie de la Nouvelle-France, d'y envoyer I quelques-uns des Religieux Récollets de votre province, « j'ai bien voulu vous écri- ls lignes pour que vous « donniez obédience aux PP. Herveau, Romuald & Hila- (1) Archivc-s dc la 0 rlon. quî sont à présent au couvent de Paris (2). » Ces

prtfecturc dc Ver» ' ^ » ^ ■>

îaiiic», Rc..,iicts Je Rcligicux partirent en effet & s embarquèrent à la Ro-

Saint-Denis. Lettre

autographe. — Archî- — -

vcsdc 1.1 m.irtnc à l'a-

cires du'uoi^ foU^iSa. Outre M. Trouve, M. Je Fcnclon Nf. J'l!rfé, d'autres

lâ mai ib6i). * prutrcs du Séminaire furent employés â cette Mission ; &. de ce nombre, M. deCicé, M. Mariet. Ceft peut-être quelqu*un de ces Mie* sionnaires qui aura composé un petit écrit, conservé autrefois au Séminaire de Pari."; & aujourd'hui à la Fîihliotlicquc Ma7arine. avant pour titre : Abrège des vie mœurs & autres pa/liculuritcs de la (3)BiMiodièquella< «MCibn Iroquoise, laquelle est divisée em cinq nllages & tribus, larine. ms. «706, A. AgnOs, Onneiouts, NouUiguis, Cqyootum ^ Sotmontotuutt (3).

RETOUR PtS RKCOLUETS EN CANADA. IOO9. 199

chelle; mais le P. Rômuald mourut, et le vaisseau, battu par d'affreuses tempêtes, alla relâcher en Portugal. Ayant remis à la ^ oile pour retourner en France, ils furent assaillis avec

tant de turie, que leur navire se brisa sur des rochers près

de Lisbonne Cl j. Ils eurent cependant le bonheur dY*chap- (t) Lciirc* de Marie

per au naufrage, et re\ inrent à Paris, d où ils se préna-

raient à repartir pour le Canada, lorsque le Roi écrivit au de ruôtci-Dieu st.

P. Allart la lettre de cachet suivante : u J ai été iniornié [^'f'' la Sœur

« que les Religieux de l'ordre de Saint-François Récollets, blihkcaicat de la i'oi

a autrefois établis en Canada, désirent rentrer dans la ^'^'^'^

t possession de tout ce qui leur appartenait dans ce pays,

« afin de pouvoir s appliquer entièrement à la consoûtion

« spirituelle de mes sujets; vous ne sauriez rien faire qui

« me soit plus agréable que de passer audit pays avec

« quatre Religieux(2). > Le même jour, le Roi écrivit trois (î,ArcinvcsdcVcr-

autres lettres en faveur des Récollets, l'une à M. Talon, ♦ a-rj u,;„,

une autre à M. deCourcelles, la troisième à M. de Laval, j.ivcs. dc'i.» mannt,

" Ayant considère, disait-il à ce Prélat, que le rétablisse- i^i- 3.>.-Piùcrt

« ment des Kecollets de i ordre de Sanit-r rancois, sur les u-nurc «;ci^P<•llrialc,

-« terres qu'ils ont ci-devant posiscdées en <.;<inada, pour- u^itt^c, jsji.j. .î^t..

« rait être d'une très-grande utilité pour la consolation

« spirituelle de mes sujets & pour le soulagement de vos

« Ecclésiaftiques, mon intention eft que vous donniez au

« P. Allart, & aux quatre Religieux qu'il mène avec lui, le

« pouvoir d'adminiilrer les sacrements à tous ceux qui

« auront recours à eux i'3) » Les Récollets s embarquèrent o} Arcimcs de la

donc une seconde fois, & pensèrent encore faire naufrage '"""?';| ^'^^*^^ZJ^^

proche de l'adoussac, où leur vaisseau fut jeté sur des nant les Cmpagmcs

rochers par une turieuse tempête. Il semblait qu'il dût y ^^"i"3'« ÂS-

périr avec tous les passagers; mais, par une conduite par- ves de Vers.iiiics,

ticulière de la Providence, il refta incliné sur le coté, au

milieu de ces rochers atlreux, & y demeura immobile jus-

qu ù ce que la marée venant à monter, elle Tenleva sans

aucun accident (*).

[*] Qttoique oe navire n*eût cesté de liire eau pendant la tim«

200 m* PARTIE. LOUIS XIV.

i>fx*Kï4ns DisfticoL- Les Récollets, arrivés à Québec au nombre de six, I «Ts A wéa>c f^^^ ^ççjjg beaucoup de joie par les habitants, qui revoyaient ainsi leurs premiers palteurs; &, de son côté,

M. de Laval, dans les lettres de pouvoirs qu'il leur donna, fit un digne éloge des anciens travaux des Missionnaires de réibcMK^'^dê cct ordre (i). « Ce sont des Religieux fort zélés, ajoutait de s.iiiics, lettre auto- " son côté laMère Marie de 11 n l H mation ; leur Provincial, f{faphs, lo oov. 1G70. (I homme considérable parmi eux qui a des qualités émir.OLetiretdeMarit ^, nentes, eft venu lui-même les rétablir (2). » Les Jésuites,

de rincarnation, WM.) , , n 1 • j , i\ -,

p. 0+7, dans leur Relauon de cette année, parlèrent aussi de cet

heureux événement : « Les RR. PP. Récollets, aiiicncs de • France comme un nouveau secours de Missionnaires « pour cultiver cette Église, disaientnls, nous ont donné un « surcroit de joie & de consolation. Nous les avons reçus « comme les premiers apdtt'es de ce pays, &, pour recon- « naître Tobligation que leur a la colonie Française, qu^ils « y ont accompagnée dans son premier établissement, tous « les habitants de Québec ont été ravis de revoir ces bons « Religieux établis au lieu même où ils demeuraient, il y

(3)Reiationdei67o, " ^ P'"^ quarante ans, lorsque les Français furent p. 2. a chassés du Canada par les Anglais (3j. »

xxxm.

I BS ItécObLCn kKN*

:nrNT fv rossFfi^ioN

lik. LUi nS t tRRES.

Avant 1629, les Récollels possédaient, sur le bord de la rivière Saint-Charles, près de Québec, une certaine étendue de terres, sur lesquelles ils avaient fait contraire, comme il a été dit, leur chapelle & leur couvent. Us se proposaient de rentrer en possession de ces biens, &, dans leur premier embarquement, en 1669, avaient porté pour cela avec eux leurs titres de propriété; mais, outre que, dans le naufrage de Lisbonne, tous ces titres avaient péri, il ne refait plus rien de leur ancien couvent, la maison étant tombée en ruines, & leurs terres se trouvaient

r.i) Lettres de Marie de l'Incanution^lettre !l4% p. 646, «7 août

Kijo. — Relations de versée, au point qu'on avait étc oblige J'ctre toujours à la pompe, il

la Nouvelle -France, fut tellement resscrré par la grande secousse qu'il éprouva entre ces

iC>7o, p. i. rochers, qu'il ne fit pas une seule goutte d'etu depuis (4).

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