CANADIENNE
Eu procurani l au^mentatioa de la colonie, le Uoi le boi excitk m. de s'efforçait, autant que le permettaient les circonftances, J^toi!cA«M'M^*LlI de favoriser & de multiplier les moyens d'éducation & dindrudtîon pour les enfants, en appuyant de son auto* rité, ou en aidant, par ses largesses, les personnes, qtti s'étaient volontairement dévouées à cette oeuvre capitale. Il écrivait à M. de La\ al, le 9 avril 1667 : 1 Gomme j'ai • été informé des soins continuels que vous apportez « pour \ ous bien acquitter des fonc'lions épiscopales, & M pour maintenir le> peuples dans leur devoir envers Dieu a 8c envers moi, par la bonne éducation que vous donnez « laites donner aux enfants : je vous écris cette lettre, « pour vous témoigner le gre que je vous en sais, 8<. vous « exhorter de continuer une conduite si bonne & si salu- (2; Aichcv«:chc ^ic « taire (a), » De son côté, Colbert écrivait à ce même Q"«5bcc. Lettre de cou Prélat^ en lui envoyant de la part du Roi six mille livres : du 5 avril 1667.
TOMK tIt. .
358 m* PARTIE. LOUIS XIV.
• Quoique vous fassiez l'une du vos plus importaincï» « occupations de bien faire élever les enfants, permettez- « moi, monsieur, de vous supplier d'en user toujours à « leur égard avec la même bonté que vous avez fait c jusqu'ici : parce qu*il eft certain que c*eft le meilleur « moyen de bien policer la colonie, & d'y former des « pcns capables de servir Dieu & le Prince, dans toutes 1} Archcv^hé d= " l^-'s professions ditrércntcs où ils se trouveront engagés, Québec, utirc de o pendant le cours de leur vie CO. »
du 5 avril tûdj.
Ce furent des Religieux, des Rcrmieuscs des Prêtres
zei.f- FiiiLACr; ors i H- . i , ■ -, i \- i . i
suuKEs ne usièbec se Chargèrent de ce pcnibk iiiimUcrc, des 1 i)ni;inc du P^y^> P^*" P"*" zèle pour l'honneur & la sandi-
fication des familles. On a vu qu'à Québec il exiftait pour les garçons un commencement de collège, tenu par les PP. Jésuites ; & pour les filles Françaises, un pensionnat & des écoles, dirigés par les Religieuses Ursulines, qui rendirent à la colonie naissante les services les plus importants. « Nous avons, écrivait le 9 août 1668 Ja Mère « de l'Incarnation, sept Relii^ieuses de chœur employées, « tous les jours, à l initruciion des filles Françaises, sansy « comprendre deux Converses, qui sont pour l'extérieur. « I/on cil fort soigneux, en ce pays, de faire inltruire les « tilles Françaises: je vous puis assurer, que, s'il n'y « avait des Ursulines, pour les élever & les cultiver, elles (s) Lettm tpiri- « seraient pires que des sauvages (2;, & dans un danger tueiic.. lenrc . contlnucl dc leur salut. Trente filles nous donnent ici
1 1 o&, 1669, p. ijb, , J ^ J I • * • -*
« plus de travail, dans le pensionnat, que soixante ne
« font en France. Les externes nous en donnent beau-
« coup; mais nous ne veillons pas sur leurs mœurs,
« comme si elles étaient en clôture. Elles sont dociles,
■ elles ont l'esprit bon, sont fermes dans le bien, quand
« elles le connaissent. Comme plusieurs ne sont j cnsion-
<> naires que pour peu de temps, il faut que les maîtresses
« s'appliquent fortement à leur éducation, & qu elles leur
« apprennent quelquefois, dans un an, à lire, à écrire :