PAIX AVEC LES IROQUOIS
« de la grâce, réveillé leurs premières connaissances, & « ressuscité la Foi qui était quasi éteinte dans leurs âmes. « L'on en a marié unc à un Français qui a une bonne « habitation, & une autre, qui eft Algonquine, à un Iro- « quois, à condition qu'il se ferait chrétien. Ceux avec « qui nous avons la paix sont les Agniers & les Onneiouts.
« Il y a encore les Onontagués, les Oiogonons & les « Sonnontouans qui n'ont point paru. Ils disent pour rai- « son qu'ils se préparent à la paix, & ils s'excusent, disant « qu'ils ont déjà fait ainsi onze ambassades sans qu'on « leur ait donné satisfaction. La vérité eft que ces peuples « étant naturellement orgueilleux, ils ont de la jalousie de « ce que les autres les ont devancés, &, de plus, ils sont « en grande guerre contre des sauvages de la Nouvelle- « Suède; ils donnent néanmoins des espérances pour le « printemps prochain (1). » On envoya chez les Agniers les PP. Péron & Frémin, qui y furent traités, ainsi que tous ceux de leur suite, avec beaucoup de douceur. Le premier de ces Religieux, ayant fait un voyage à Québec en 1667, rapporta que les Agniers écoutaient la parole de Dieu avec ardeur; qu'ils voyaient avec plaisir baptiser leurs enfants & leurs moribonds, & même que plusieurs adultes recevaient ce Sacrement. Il ajouta qu'ils se trouvaient exactement à la chapelle aux heures ordonnées pour la prière, & que même, en témoignage de leur zèle, ils avaient conftruit cette chapelle de leurs propres mains, & des logements pour les Missionnaires dans les bourgs où ceux-ci devaient résider (2). Les PP. Bruyas et Carreil furent envoyés aux Onneiouts; enfin, les autres trois nations Iroquoises ayant fait de leur côté la paix avec les Francas, on leur donna aussi des Missionnaires de la Compagnie de Jésus, en sorte que, l'année 1669, ces Religieux avaient dans chacune des cinq nations des Missions fixes & permanentes (3). Tels furent les avantages qu'apporta la guerre faite à ces barbares, quoiqu'elle n'eût pas eu tout le succès qu'on eût pu en espérer si elle eût été entreprise
LES TROIS AUTRES NA- TIONS IROQUOISES DE - MANDENT AUSSI LA PAIX ET REÇOIVENT DES MISSIONNAIRES,
(1) Lettres de Maric de l’Incarnation, lettre 70e, 18 oétob, 166, P. 6r0, 620.
de l'Incarnation, lettre 78, 1° sept. 1067,
(3) Ibid., iettre S2r, 1er sept. 1660, p, 637,
mm om eg mr ma
ere RS ER Ge Dr 7
LE Se open nn SE TRE RSS ES
RSR RTRE