SAINT =SULPICE , NE DOIT POINT RETOUR- NER EN CANADA
(1) Archives du Séminaire de Saint-Sul!pice à Paris. Lettre ue M. de Bretonvilliers, 7 Mai 1075, 1e volume des lettres de M, Tronson.
LE ROI NE DONNE AU- CUNE SUITE À L'AF- FAIRE DE M, DE FÉ- NELON, ET RECOMe MANDE À M. DE FRON- TENAG LE SÉMINAIRE DE VILLEMARIE,
(a) Archives de la marine. Regiftre des dépèches, 22 avril 1675, lol, 11, 12,
2) Archives de Ja marine, 13 mai 1675, fol. 19.
532 ii LOUIS XIV.
de ce Gouverneur & l'engager en même temps à adoucir sa conduite, en lui donnant à lui-même quelque satistuction, il lui disait dans sa lettre : « J'ai blâmé l'aétion de « M. de Fénelon & lui ai ordonné de ne plus retourner en « Canada. Mais je dois vous dire qu'il était difficile « d'inftruire une procédure criminelle contre cet Ecclé- « siaftique, & aussi d'obliger les Prêtres du Séminaire de « Montréal à déposer contre lui, à moins de le remettre «entre les mains de l'Évêque ou du grand vicaire. Au « refte, le différend entre vous & les prêtres du Séminaire « de Montréal eit entièrement apaise, & ne peut pas tirer « à conséquence. Comme d'ailleurs le Supérieur du Sé- « minaire de Saint-Sulpice m'a assuré que tous les Prètres « de sa communauté, qui sont à Montréal, vivent dans le « respeét & l'obéissance qu'ils me doivent & qui sont dus « à votre caractère, je désire que vous oubliez tout ce « qui a eu lieu. Travaillez donc avec soin à réunir à vous « tous les esprits que ces différends peuvent avoir divisés ; « & faites en sorte que chacun travaille avec paix, amitié « & concorde au bien qu'il doit produire (1). » Enfin, Colbert de son côté lui écrivait ce mot, qui ne pouvait être que très-eflicace sur l’esprit de ce Gouverneur : « Il eft du « bien & du service du Roi & de la colonie, que vous con- « sidériez particulièrement la communauté du Séminaire « de Saint-Sulpice, établie à Montréal, dont M. de Bre- « tonvilliers, qui en eft le Supérieur, eft fort de mes € amis (1) (*). »