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D'INDUSTRIE

La classe de préservation a pour but de donner Tinstruction et l'hospitalité à de pauvres jeunes filles qui sont presque toutes orphelines ou dont les parents ne peuvent ou ne veulent prendre soin. Ces infortunées sont libres de demeurer dans le monastère aussi longtemps qu'elles le veulent ; et il y en a beaucoup qui n'en veulent plus sortir une fois qu'elles y sont entrées.

Etablie en 1847, supprimée en 1850 et rétablie en 1861, cette

classe comptait 565 admissions depuis son établissement jusqu'en 1874, et 61 depuis cette dernière date jusqu'en 1878.

En 1870, les religieuses du Bon-Pasteur se chargeaient de Técole de réforme fondée par le gouvernement local pour les jeunes délinquantes que la détention dans la prison commune, au milieu de fenmies vieillies dans le vice, achevait souvent de gâter. Tous les jours elles ont le bonheur de faire rentrer dans le bon chemin, des enfants, de pauvres jeunes filles qui deviendraient de grandes criminelles.

La même année, en 1870, elles ouvrirent une école d'industrie pour les jeunes filles auxquelles leurs parents trop pauvres ne peuvent apprendre à gagner leur vie. Cent soixante-et-trois jeunes filles ont fréquenté cette école depuis 1870, dont 8 décédées. Presque toutes en sont sorties en état de vivre honorablement et d'aider leurs parents. Les classes de Préservation et d'Industrie ont été transférées, le 16 septembre 1878 à S. Hubert, à neuf milles de Montréal.

Voici la liste de Messieurs les Chapelains du Monastère du Bon-Pasteur, depuis, 1844.

Messire L. Théo. Plamondon 1844

** Le Chanoine A. Lavoie 1845

** Joseph Larocque 1847

** Isidore Gravel , , , . 1851

'* Isidore Gravel. •••• ••••••• 1852

♦* HypoUte Moreau. ,.,,,.,,..,, ,.,,., 1853

Messire Grégoire Chabot 1858

*' Godefroi Lamarche v . . • • • 1863

« Le Chanoine E. C. Fabre 1864

*^ Joseph Prudhomme 1866

" Zéphirin Delinelle 1867

** F. X. Salomon Maynard 1871

'< Alexis Josse Martineau 1874

** Zotique Racicot 1877

«« *' «' et M. Coallier, vie 1879

Depuis cette date à 1866, les Sœurs de cette communauté avaient été desservies gratuitement par TEvéché de Montréal, qui pensionnait et entretenait leurs chapelains. Cette bienfaisante gratification à été évaluée à pas moins de cinq mille piastres.

Les Médecins du Bon-Pasteur depuis la fondation ont été :

MM. Wolfred Nelson 1844

Basile Charlebois , 1864

Joseph Léman 1867

J. Philippe Rottot 1871

Georges Grenier 1872

G. O. Beaudry.... 1874

£m. P.Lachapelle et Laramée • 1877

Disons à la louange de ces Messieurs et de quelques autres de leurs bienveillants confrères qu'ils ont toujours donné leurs services gratuitement à la Cpmmunauté,

LE PENSIONNAT DKS SŒURS DU BON-l'ASTEUR.

Un an après leur établissement au Canadaj en 1845, les religieuses du Bon-Pasteur, désirant faire le plus de bien possible, eurent l'idée d'ouvrir un pensionnat pour l'éducation des filles. Ayant été obligées de fermer ce pensionnat en 1856, elles le rétablirent en 1864 dans leur monastère de !a rue Sherbrooke. En 1870, se trouvant trop à l'étroit, elles furent obligées de réaliser le projet que M. Arraud avait depuis longtemps de Itfur procurer une ferme à la campagne pour y établir leur pensionnat, et'Saint- Hubert fut l'endroit qu'elles choisirent pour le mettre à'exicution. Grâce'à Mçssire J, BlÇ Langlois, curé de cette pa-

roisse, elles obtinrent de la fabrique un terrain de dix arpents, avoisinant Téglise, et y bâtirent le nouveau couvent, une bonne bâtisse en pierre, de soixante pieds par quarante, à trois étages. Elles furent généreusement aidées par le curé et les habitants de Saint-Hubert, qui firent tout en leur pouvoir pour leur être agréables et utiles. Mais leurs principaux bienfaiteurs furent le Séminaire de S. Sulpice et Messire Arraud, qui dépensèrent pour cet établissement au moins vingt-deux mille piastres.

Voici les noms des fondatrices de la maison de S. Hubert :

Marie de Tlncamation, dite Trudelle du Mont Carmel, " Girouard de S. Zotique, " Gadbois

de S. Edouard, " Doucet

de S. Ambroise, " Lemire

de S. J. TEvangeliste " Prévost.

En 1878, le pensionnat de St Louis Gonzague était transporté à Montréal et remplacé à S. Hubert par les classes d'industrie et de préservation. Le magnifique emplacement de M. Leclaire sur la rue Sherbrooke, près de la rue S. Denis, leur ayant été offert pour la minime somme de $2.400, elles trouvèrent moyen de Tacheter, par l'entremise de Messire Zotique Racicot leur chapelain et de quelques autres bienfaiteurs. Le nouveau couvent, qui est presque terminé, est un bel édifice en pierre, à six étages, le sovibassçment compris,

mesurant cent cinquante pieds par cinquante-six. Situé entre le Mont-Royal et le Saint-Laurent, dans un endroit salubre et élevé, d'où la vue embrasse presque toute la cité, et un magnifique horizon, il possède tous les avantages de la ville et de la campagne. Rien n*a été épargné pour assurer le comfort et la santé des élèves. Les salles sont hautes et spacieuses, bien aérées. Il y aura des appartements pour chaque branche d'instruction, une bibliothèque choisie, plusieurs pianos et autres instruments de musique. Outre le jardin et plusieurs balcons, il y aura très probablement sur le toit une magnifique promenade. L'enseignement sera aussi complet qu'il peut l'être et se terminera par le cours gradué.

Outre les langues française et anglaise dont l'étude est obligatoire pour toutes les élèves, des cours particuliers d'Allemand, d* Italien et d'Espagnol seront donnés.

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