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CHAPITRE XX. i

i* brigade. —Le général Archimard; 90«et 91« régiments de marche.

Deux batteries de 4; une compagnie du génie.

Garde républicaine à pied et à cheval, non embrigadée.

Réserve d'artillerie.

Deux batteries à balles, deux batteries de 12.

A tous ces hommes qui avaient fait leurs preuves, la Commune avait à opposer : Cluseret, l'ancien officier de l'armée d'Afrique, chassé de son régiment sous l'accusation prouvée de vol ; Dombrowski, compromis dans la fabrication de faux billets de la banque de Russie ; Okolowitch S souteneur de filles publiques, devenu général, grâce à ses antécédents; Eudes, assassin d*un pompier; Mégy, assassin d'un sergent de ville, et une foule d'autres chefs avec un passé aussi brillant.

L'amiral de la Commune, Durassier, avait été cassé, arrêté et remplacé par Lattapy. Ce nouveau chef tenta d'organiser la flottille, mais comme son prédécesseur, il fit plus de phrases que de besogne, et adressa aux individus sous ses ordres les instructions suivantes :

Le citoyen délégué au ministère de la marine porte à la connaissance des commandants de la flottille que dans les circonstances actuelles le temps presse ; il en appelle au zèle

i. Okolowitch passait presque tous les jours sur le boulevard Montmartre, à cheval et couvert de galons. ïi causait familièrement avec les habituées des cafés qui étaient très-fières de ce drôle, devenu brusquement général.

et à l'inteliigeoce des commandants et au patriotisme de tous les équipages.

Les canonnières peuvent être d'un grand secours à Farinée, il faut donc que chacun déploie une grande activité pour terminer son armement. Les citoyens commandants devront être à bord à sppt heures du matin ; ils ne quitteront le bord qu'à six heures du soir, après que le commandant chargé de la garde de nuit sera de retour de son dîner; ils lui remettront le service, en lui désignant les hommes qui restent de garde à leur bord.

Le matin, le branle-bas se fera à cinq heures et demie; à six heures, le déjeuner; à six heures et demie, propreté du navire; à huit heures, on hissera les couleurs; à neuf heures, branle-bas de combat et inspection, faire faire l'exercice du canon pour s'assurer que tous les ustensiles sont en place et que chacun connaît son poste de combat; de dix heures à midi, travaux journaliers; à midi, dîner.

Les commandants peuvent s'absenter jusqu'à deux heures. De deux heures à quatre heures, exercices divers, et s'assurer que les armes sont en bon état; à cinq heures, souper; à six heures, le commandant règle le service, prend le nom des hommes qui doivent passer la nuit à bord (une bordée devra rester à bord), et il y aura toujours deux hommes de quart, un à l'arrière et l'autre à l'avant ; ces citoyens devront toujours prévenir le commandant de garde de tous les événements qui pourraient survenir.

Je rappelle aux citoyens commandants qu'une des premières conditions de réussite pour former un équipage est la discipline; ils l'obtiendront facilement, grâce au patriotisme des cirx)yens matelots, et en se montrant eux-mêmes zélés et actifs dans l'accomplissement de leurs devoirs. Le présent ordre sera lu aux équipages.

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