TRAVAUX DE LA PREMIÈRE SECTION
L'organisation par légion d'arrondissement est presque achevée. Quatorze arrondissements ont terminé leur con- ' trôle et formé leurs cadres; les autres sont en voie de formation et seront au complet le i«' avril.
Le contingent des adhérents s'élève aujourd'hui au chiffre de 3,500 hommes. .
La fusion de l'artillerie auxiliaire avec les adhérents au comité central sortant de l'artillerie de la garde est un fait accompli.
Pour amener cette fusion à bonne fin, il a fallu épurer les deux corps et ne conserver que les éléments républicains.
Pour l'artillerie auxiliaire, la chose était facile : dissoute et licenciée, il n'y a eu qu'à choisir les hommes et les renvoyer chacun dans son arrondissement respectif.
L'artillerie de la garde nationale, dite légion Schœlcher, n'est pas dans le même cas.
Faisant partie de la garde nationale, elle est restée armée. Composée d'hommes d'arrondissements divers, il a fallu, après les avoir passés au crible, incorporer chacun des adhérents au comité central dans son arrondissement.
Mais néanmoins la légion existe encore, et les éléments mauvais et dangereux y sont restés. Aussi le comité central de l'artillerie de la Seine, considérant :
Qu'il est seul organisé suivant l'esprit de la fédération de la garde nationale;
Qu'il est seule rconnu par le Comité central ;
Que la légion Schœlcher entrave ses travaux et donne un appui à la réaction ;
Vu les armes, les munitions et les finances dont elle dispose encore.
Demande :
Un décret de dissolution de la légion Schœlcher, avec ordre de remettre au comité central d'artillerie armes, munitions et finances.