CHAPITRE XIII
nation de chefs de bataillon, le Comité prit l'arrêté suivant :
Considérant qu'il importe que les bataillons de marche aient à leur tète des chefs qui les dirigent effectivement ;
Considérant que dans les événements récents un certain nombre de chefs ont fait défaut ;
Yu le décret du 4 avril du délégué à la guerre,
Le Comité central arrête :
Dans chaque bataillon, un commandant sera nommé par les quatre compagnies de guerre, et les conduira. Les compagnies sédentaires resteront sous son contrôle et seront administrées, en son absence, par un capitaine-commandant hors cadres.
Tous les titulaires devront se présenter en dernier délai, samedi 8, aux bureaux du Comité central, au ministère de la guerre, avec leurs titres de nomination.
A la date du dimanche 9 avril, le service des secteurs est supprimé.
Par délégation :
G. Arnold, C. Gaudier, Prcdhomme, L. Boursier, J. Grolard.
Ce Comité, tantôt occulte, tantôt fonctionnant en pleine lumière , suivant les circonstances , disait dans un autre considérant que :
Dans les circonstances actuelles, il importe, surtout au point de vue militaire, de voir à la tète des légions des officiers supérieurs ayant des connaissances reconnues :
Dans les arrondissements qui n'en sont pas pourvus, le
chef de légion sera nommé provisoirement par le délégué à la guerre et sanctionné par le Comité central.
Pour nommer un chef de légion il faut la sanction du Comité , le ministre de la guerre ne peut le nommer d'une façon définitive, même avec l'appui de la Commune. Continuant son système d'accaparement des pouvoirs, le Comité, oubliant complètement que THôtel de ville existait, avertit les chefs de bataillon qu'ils devront faire parvenir le jour môme * , au secrétariat général du Comité central, 2, rue de l'Entrepôt, l'état nominatif et l'effectif de leur bataillon, avec noms, prénoms, adresse et âge.
Chaque mairie devra envoyer dans le même délai l'état des nouveaux incorporés.
Le public et les journaux indépendants avaient depuis longtemps deviné et annoncé cette influence du Comité central. Il parut dans VOffîciel du 6 avril une note qui avait la prétention d'expliquer les rapports de la Commune et du Comité. Cette note prouva aux plus incrédules que ce qu'on disait sur la brouille existant entre les deux pouvoirs était vrai :
Depuis quelque temps, dit le rédacteur communal, certains journaux mal renseignés ou de mauvaise foi ont parlé d'un prétendu antagonisme qui existerait entre la Commune et le Comité central de la fédération de la garde nationale. Si le Journal officiel n'a pas cru devoir démentir ces bruits