CHAPITRE XVII
2 avril, avec le nom des femmes touchant le subside de 75 centimes.
Cet état, dressé par les soins du sergent-major, sera visé par le capitaine et deux membres du conseil de famille, ou, à défaut de ces derniers, par le délégué de compagnie.
3» Les appointements dus aux tambours et clairoDS et aux adjudants-majors pour le mois de mars seront soldés pour la dernière moitié du mois (la délégation des finances ne peut pas s'engager pour le moment à payer les arriérés de solde antérieurs au 48 mars).
4<* Â dater de ce mois, les tambours et clairons toucheront t fr. 50 par jour, plus le subside de 75 centimes pour leurs femmes. En conséquence, leurs appointements mensuels sont supprimés.
5<* La solde journalière des payeurs est fixée comme suit à partir du i avril :
Officiers-payeurs de bataillon, 5 fr.
Sergents-majors, 3 fr^
G'' Les frais de bureau mensuels , alloués à raison de cent francs par bataillon et dix francs par compagnie, seront payés au ministère des finances, pour ce qui est du mois de mars, sur état dont le modèle sera fourni aux officiers-payeurs.
Les payements arriérés pour frais antérieurs au mois de mars sont réservés momentanément.
7<* Les trois délégués de compagnie au cercle de bataillon choisiront un délégué spécial par compagnie pour former, sous la présidence du chef de bataillon, un conseil d'enquête chargé de vérifier et contrôler tout ce qui se rapporte à la question d'indemnité (gardes, femmes, tambours, etc.}, et aussi toute somme payée, à quelque titre que ce soit, depui^i^ le 48 mars.
Il importe, sous la République, que le contrôle soit opéré par tous au profit de tous, et la délégation des finances, en confiant ce mandat aux élus des gardes, croit pouvoir compter sur leur justice et leur intégrité pour sauvegarder les intérêts généraux du peuple.
Les fédérés ne se gênaient pas et se faisaient inscrire sur les contrôles de plusieurs bataillons; c'était une façon habile de doubler ou de tripler sa solde sans monter une garde de plus.
A l'exemple et sous les ordres du Comité central s'étaient formés des sous-comités d'arrondissement qui contrôlaient, discutaient les actes du général Cluseret, qui se plaignit à la Commune. Celle-ci, faisant droit aux réclamations qui lui étaient faites, arrêta :
Sur la proposition du délégué au ministère de la guerre ;
Considérant que dans la crise présente Tunité de commandement militaire est une nécessité de salut public; que cette unité est tous les jours compromise par des ordres émanant des sous-comilés d'arrondissement.
Les sous-comités d'arrondissement sont dissous.
Les forts de Vanves et d'Issy, ce dernier surtout, vigoureusement canonnés, menaçaient ruine; les journaux indépendants avaient parlé de l'état de délabrement où ils se trouvaient. La pétition suivante fut adressée aux membres de la Commune :
Au nom des bataillons occupant les forts de Vanves et d'Issy depuis la guerre fratricide, nous protestons contre