OBSERVATIONS, NOTES
et RENSEIGNEMENTS DIVERS.
mort en 1712
mort en 1737
mort en 1728
mort en 1733
mort en 1782
mort en 1810
(1693) Peste violente qui dure dix-huit mois. Plus de cent habitants de Montérollier périssent de ce fléau.
( 5 décembre 1697) mort de Claude Leroux de Tilly, conseiller au parlement de Normandie et seigneur de Montérollier. Il fut inhumé le 7 dans le chœur de l'église.
(Février 1737) mort d'Etienne Delaunay, curé. Il sacrifia plus de 4,000 livres , de ses propres deniers , pour la restauration de l'église de Montérollier, dont le clocher avait été détruit par la foudre.
(20 janvier 1751) Bernardin-François Cadot, marquis de Sebeville , chevalier de Saint- Louis, de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont-Carmel , est inhumé dans le chœur de l'église, du côté de l'évangile.
Nommé curé en 1782.
(il octobre 1782) mort de Pierre Bavette , curé de Montérollier.
(a) Voir la page 370.
(11 décemb. 1810) mort de J.-L.-M. Huré, ancien
curé.
Aujourd'hui curé de La Londe.
(a) Ce personnage paraît être le héros d'une scène assez singulière, qui n'a pour nous que le défaut d'être d une fausseté patente. Cependant, oomme on a osé lui faire les honneurs de l'impression, nous ne pouvons, pour être complet, la passer sous silence. Nous copions textuellement :
c Nous pouvons rapporter, d'après une tradition orale, comment eut lieu la célébration de la messe d'un revenant, à la suite d'une catastrophe tragique arrivée au petit village de Montérollier, arrondissement de Neufchâtel-en-Bray, dans le temps de la Révolution. Ainsi que les autres ecclésiastiques exerçant à cette époque, le desservant de la paroisse de Montérollier avait été mandé à la municipalité de son canton, pour prêter serment à la Convention nationale. Dans les idées du pauvre prêtre, le serment qu'on exigeait de lui devait le rendre coupable d'apostasie et de sacrilège; mais, d'un autre côté, il n'ignorait pas que refuser d'en remplir la formalité , c'était encourir une mort ignominieuse. L'horreur de cette alternative produisit une impression si violente sur cet infortuné, qu'il en perdit la raison et résolut de mettre fin à ses incertitudes par le suicide. Il se tira, à bout portant, un coup de pistolet. Sa mort tragique fut un sujet d'émotions diverses pour les habitants de sa paroisse et des villages environnants. Cependant, elle eût peut-être été facilement oubliée, au milieu de la rumeur des événements natio-
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naux , si le fait surnaturel qui la suivit de près n'en eût réveillé pour longtemps la mémoire.
c Une nuit que le meunier du pays faisait une de ses tournées habituelles, dans la seule compagnie de son âne , qui portait ses sacs de farine, il dut traverser un bois situé à quelque distance de Montérollier, sur une côte voisine d'un autre village appelé Saint-Martin-le-Blanc. Le meunier marchait joyeusement en sifflant sa chansonnette, lorsqu'il aperçut, au milieu du sentier qu'il suivait dans le bois, l'ombre du desservant suicidé. Cette figure était si familière à notre villageois, qu'il n'éprouva d'abord aucune sur» prise et ne fit aucune réflexion sur la singularité de la rencontre ; il ne chercha même point à se détourner de son chemin. Lorsqu'il fut en présence du revenant, celui-ci l'appela par son nom et lui demanda s'il savait servir la messe; le meunier répondit affirmativement.
« Voulez-vous servir celle qui va être dite? — Sans difficulté,» répliqua ingénument le villageois. A peine avait-il donné son consentement, qu'il aperçut devant lui un autel dressé, des cierges allumés et toutes choses préparées pour le sacrifice divin. Le prêtre commença aussitôt la messe, prononçant chaque parole avec une gravité solennelle; le meunier répondait avec un profond recueillement et sans apparence de trouble. L'office se continua naturellement jusqu'à la formule de Vite mma est; alors les cierges s'éteignirent, l'autel disparut et l'ombre du prêtre
s'évanouit. La rencontre du revenant et l'acte religieux qui l'avait suivie s'étaient succédé si rapidement, que le meunier n'avait pas eu encore la réflexion de la peur ; mais lorsqu'il se trouva abandonné au milieu de la solitude ténébreuse des bois , qu'il remarqua que son âne, sans avoir été attaché, était demeuré immobile comme si ses pieds eussent été fixés au sol ; enfin , lorsqu'il repassa dans son esprit toutes les circonstances du fait extraordinaire dont il avait été témoin, il ressentit une frayeur si saisissante , que tous ses efforts pour la combattre furent inutiles. Il se hâta cependant de regagner son logis ; mais, arrivé chez lui, il tomba malade et mourut au bout de peu de jours, soit des suites de sa peur, soit parce que la fatalité de l'apparition qu'il avait rencontrée le vouait à une fin prochaine. » (A. Bosquet, la Normandie romanesque et merveilleuse, p. 267.) Il nous serait facile de démontrer, nous ne dirons pas l'invraisemblance, mais la fausseté d'un pareil écrit. D'après les renseignements que nous avons puisés dans la localité, le revenant dont il s'agit n'est pas un curé de Montérollier; ce ne pourrait être qu'un curé de Saint-Martin-le-Blanc, qui se serait suicidé pendant la Révolution.
Maintenant il est faux qu'un prêtre qui s'est ôté la vie puisse, apparaissant sur la terre après sa mort, consacrer le corps de Jésus- Christ; par conséquent, l'apparition de ce revenant à un nommé Glinel, de Saveaumare, ne
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doit être regardée, par les gens sérieux, que Comme une fable inventée à plaisir par le sieur Glinel lui-même.
C'est ici le sujet d'une discussion théologique qui ne peut pas être débattue dans cet ouvrage. Il nous suffit d'avoir montré tout le ridicule d'une pareille histoire ou plutôt d'un semblable conte ; il nous fallait le faire connaître et en rire : c'est ce que nous avons fait et ce que fera avec nous tout esprit grave et raisonnable.
M. de Simony a, le 29 décembre 1811 , baptisé les nommés Jean-Baptiste-Michel Marolé et Marie-Catherine-Virginie Marolé. Il a apposé sa signature au bas des deux actes de baptême (1).