‹ Histoire de la CommuneChapitre 112 sur 154 · Cf. J. 0. C, 12 avril · texte numérisé non relu

Cf. J. 0. C, 12 avril

4. Décrets des 8 et 10 avril {J. 0. C, 9 et 11 avril). Cf. /. 0. C, 19 et 23 avril.

5. Sur la question de l'intendance, cf. J. 0. C, 31 avril, 3, 4, 5, 21 et 23 mai. V. Lissagaray, o. c, 227-229.

6. Arrêté du Comité de salut public, 2 mai (/. 0. C., 4 mai). A noter ici que Yariin s'opposa aux réquisitions arbitraires (arrêté du 6 mai, /. O. C, 7 mai).

7. Arrêté de la Commission executive , 15 avril (/. 0. C, 16 avril), arrêté du délégué à la guerre, non daté (/. 0. C, 26 avril).

8. Note du Comité de salut public, 28 floréal (/. 0. C. 29 mai). Cf. les jugements de la Cour martiale.

martiale ^ Ces tpoupes avaient d'ailleurs un entrain, un courage merveilleux, qui démentaient rétrospectivement Trochu. Du 6 au 8 avril, de gros postes de Yersaillais s'avancèrent sur Neuilly, Levallois-Perret et Asnières ; tandis que les promeneurs dominicaux venaient, le 9, constater les dégâts du bombardement de Paris par des Français, on prépara l'attaque de la nuit du 9 au 10, où les fédérés reprirent Asnières et le nord-est de Neuilly. Le 11 et le 12, Neuilly fut repris, et, dès lors, ce fut une lutte pied à pied dans cette partie de la banlieue, tandis qu'au sud, les forts de Vanves et d'Issy essuyaient sans relâche les attaques des Yersaillais. Malgré les rodomontades de Thiers, ces derniers ne réussirent rien avant le 17, où ils prirent le château de Bécon et firent évacuer momentanément Asnières ; ils occupaient, le 18, à peu près toutes les positions naguère tenues par les Prussiens, bombardant les quartiers périphériques : leur cercle d'investissement n'était pas encore complet, grâce à Dombrowski qui empêcha, le 21, leur passage sur la Seine à Glichy, et ils étaient si peu triomphants qu'ils accordèrent pour le 25, il est vrai non sans difficulté, une suspension d'armes, réclamée par les partisans de la conciliation, à l'effet de faire évacuer les ruines de Neuilly par ce qui restait

1. P. V. C, 17 avril. Cf. J. O. C, 16 avril. V. Dauban, 0. c, 218-219.

de la population ^ Les gens de Neuilly étaient à peine reçus par la Commune, que la lutte reprenait, de plus en plus ardente et efïicace du côté des Versaillais, complètement oublieux désormais des lois de la guerre ^ Leur objectif était alors les forts du sud, qui, criblés, continuaient de résister, grâce à leurs mitrailleuses américaines et à l'aide des locomotives blindées circulant sur le viaduc du Point-du-Jour et des canonnières embossées sous ses arches. Mais les habiles travaux des Versaillais autour du fort d'Issy parvinrent à lui imposer silence, dans la nuit du 29 au 30 avril. Ce n'était plus qu'un amas de décombres que les 300 hommes de sa garnison, lâchés par leur commandant, quittèrent d,ans la matinée, en enclouant leurs canons abandonnés.

Après la chute de Cluseret, arrêté par Pindy, sur l'ordre de la Commission executive, on chargea provisoirement de l'administration de la guerre RosseP, hier officier de l'armée régulière, aujourd'hui socialiste par ambition et par patriotisme déçu. Dans le fort fumant d'Issy, les Versaillais n'avaient pas osé entrer* ; les fédérés, ayant repris

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