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C, 29 et 31 avril

5. Cf. loi du 28 avril, donnant à Thiers le droit, pour 3 mois, de déclarer l'état de siège (B. des L., n» 52, 132).

privées, mobilières ou immobilières, sonstraites, détenues ou séquestrées par le Comité central et la Commune, ainsi que la punition des coupables et de leurs complices*.

C'est alors que l'élément municipal, mis en mouvement par les récentes élections républicaines, essaie à son tour d'entreprendre l'œuvre où la Ligue, l'Union nationale et la maçonnerie ont échoué. Le dimanche 30 avril eut lieu une grande réunion au Louvre de l'Alliance républicaine des départements, plutôt sympathique aux revendications communalistes^ La Ligue, à l'action de laquelle les députés de Paris restés à Versailles refusent de collaborer, cherche entre temps à obtenir une trêve pure et simple, qui permettra peutêtre d'arriver à un compromis ; la maçonnerie et le compagnonnage, d'autre part, s'engagent « à défendre par les armes la reven-

1. Annales, II, 788-9. Lo du 12 mai [Bull, des Lois, no 52, 135).

2. J. 0. C, 16 et 31 avril. Sur l'Alliance, cf. les documents publiés dans Enq. , III, 265-277. L'adresse de l'Alliance « à nos frères de la province », du 30 avril 1871, leur demandait d'unir leurs efforts pour « appuyer la revendication des droits qui nous sont communs » (F. Maillard, o. c, n» 14, 4-5). — Je ne connais pas le détail de l'action d'une autre association, celle des Défenseurs de la République, dont les statuts sont de la fin de février, et qui, dirigée par Bayeux-Dumesnil, Dujarrier, U. Parent, Dassis, A. Arnould, Chavagnat, voulait alors « propager les principes de justice qui sont la base même des institutions républicaines ». {Enq., m, 260-262).

dcation des franchises municipales* », tandis que la Commission de conciliation du commerce, de l'industrie et du travail publie, le 3 mai, un nouveau et inutile programme^, et que le dépulé Brunet, le 6, dépose à TAssemblée une proposition de décret pour convoquer, le 10, les conseils municipaux, à FelFet de connaître leur avis sur la question de la paix ou de la guerre. Mais tous ces conciliateurs n'aperçoivent pas le sens social du conflit, la volonté expresse de l'Assemblée de réduire ce qui reste du pouvoir rival. Thiers repousse les propositions de la Ligue, Barthélémy Saint-Hilaire écarte celles de l'Union nationale ^ ; bien plus, la Ligue ne peut obtenir une suspension d'armes en faveur des non-combattants de Vanves, Malakofî et Montrouge*, qui finirent par quitter d'eux-mêmes leurs villages minés. D'ailleurs, la tactique de P. Grousset, délégué de la Commune aux relations extérieures, n'était pas très habile, qui offrait au Congrès

1. Affiche du 2 mai; appel du 5 mai aux « frères de France et du monde entier » (/, 0. C, 5 mai ; Enq., III, 256-259). Sur les procédés de la maçonnerie pour atteindre la province, cf. Lanjalley et Corriez, o. c, 400.

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