‹ Histoire de la CommuneChapitre 150 sur 154 · C. Pelletan, o. c · texte numérisé non relu

C. Pelletan, o. c

5. Th. Gautier, cité par Hanotaux, o. c, I, 211-212 L. Dupont, o. c, 91-96.

gerie, dans les caves des Grandes-Ecuries, dans la Fosse-aiix-Lions, sous la Terrasse, dans les docks de Satory, dans les manèges de l'Ecole Saint-Cyr. Sans paille, sans médecins, sans nourriture presque, confondus dans d'innommables promiscuités, gardés par des gendarmes brutaux et des mitrailleuses chargées, les prisonniers sont, autant que les morts de Paris, un péril pour l'hygiène publique. On en évacue alors, de juin à septembre, 20.000 sur 25 pontons, 7.837 dans les forts et les îles de l'Océan, traités pendant le voyage, puis dans les lieux de détention, avec une cruauté presque générale, particulièrement sur le jB«3/«/*<i, à Quiberon, à Saint-Marcouf. Les mauvais traitements tuèrent 1.179 prisonniers. En défalquant ces morts et les 1.090 réclamés par les réactionnaires, restaient 36.300 détenus à jugera C'était l'autorité militaire qui devait les juger, les départements de la Seine et de Seine-et-Oise étant en état de siège, d'après la loi du 9 août 1849 et le Code de justice militaire. Douze magistrats instructeurs préparèrent la besogne des conseils de guerre ^ Au troisième, présidé par le colonel Merlin, officier de Bazaine, avec le commandant Caveau comme commissaire ^ les débats commencèrent le 7 août, avec la comparution de

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