O, C, 20 mars
demandé que rHotel-de-Ville leur fût laissé. A 4 heures du matin, le 20, une sorte de traité était passé, Jourde et Varlin seuls présents , par lequel THôtel-de-Ville serait remis, à neuf heures, à Bonvalet, maire du m", Murât, adjoint du x*, Denizot, adjoint du xii% et le Comité central se rendrait à l'état-major de la place Vendôme ; les maires et députés de Paris avaient fait afficher une adresse aux citoyens, rédigée par Louis Blanc, où ils promettaient de faire leurs efforts pour obtenir de l'Assemblée l'élection de tous les chefs de la garde nationale et l'établissement d'un Conseil municipal élu par tous les citoyens*. Quand Denizot, Bonvalet et Murât, délégués par les maires, arrivèrent pour prendre possession de l'Hôtel-de-Ville, comme il avait été convenu, il leur fut lu par Viard une résolution écrite du Comité central, qui, fortifié par l'arrivée des révolutionnaires blanquistes^, prévenant la conciliation, refusait de se « dessaisir ni du pouvoir militaire ni du pouvoir civil » ; les délégués durent se retirer, sans pouvoir aborder les membres du Comité occupéâ, et purent bientôt lire sur les murs de Paris la convocation pour les élections de la Commune. La rupture était faite, non du fait même du Comité central, qui avait d'ailleurs le droit de manquer de confiance dans des