J. 0. C, 19 mai
bilité de donner tout de suite cette instruction, dont les programmes étaient encore à Fétude. Néanmoins Touverlure de l'école professionnelle de la rue Lhomond fut annoncée pour le 22 mai* : elle ne devait pas s'ouvrir par la faute des circonstances. Il faut donc juger Vaillant plus par les intentions qu'il a eues que par les réformes qu'il a réalisées ; sa tentative pour instituer l'enseignement laïque est à retenir.
C'est en effet un des rares indices d'une politique religieuse de la Commune ^ qui, sans doute, par le bras de Rigault et de Cournet, pouvait sévir sur les prêtres, considérés comme les alliés naturels du gouvernement de Versailles, mais qui a vécu cependant dans une complète indifférence dogmatique à l'égard de l'église. Elle décréta bien le 2 avril la séparation de l'église et de l'Etat, la suppression du budget des cultes, la confiscation comme propriétés nationales des biens des congrégations % mais cette dernière mesure fut si peu appliquée, que Cournet revint sur elle un mois après, et demanda la nationalisation des églises*, dont la plupart étaient fermées faute de desservants, et où, vers la fin d'avril, des clubs