‹ Histoire de la CommuneChapitre 84 sur 154 · J. 0. C, 11, 19, 24, 26 avril, 16 ûiai · texte numérisé non relu

J. 0. C, 11, 19, 24, 26 avril, 16 ûiai

8. /. 0. C, 28 avril, et arrêté complémentaire du l°r mai {J. 0. C, 2 mai).

Joiirde n'a que des rapports en quelque sorte légaux avec l'oligarchie financière. De même qu'il conservera intacts les 214 millions de titres trouvés au ministère des finances, il gardera à l'égard de la Banque de France une attitude qui n'a rien de révolutionnaire et que les radicaux lui reprochèrent. Au 28 mars, la Banque, qui a fourni 2.350.000 francs en deux fois au Comité central, a en caisse 2.424.000.000, plus 900 millions en billets non griffés *. Abandonnée par le gouvernement, dont ne vint « ni un avis, ni un encouragement )) 2^ la Banque se met en rapport avec la Commune, et, pour se protéger, obtient qu'on lui nomme, comme dans les sociétés anonymes, un commissaire-délégué ^ : ce fut Beslay, « sans le concours duquel, dit M. de Plœuc à la Commission, la Banque de France n'existerait pas », et dont la prudence, de fait, évita tout conflit avec R. Rigault, fort malintentionné contre M. de Plœuc. Jourde se fit payer par la Banque 9.400.000 francs, pris sur le solde créditeur de la ville de Paris, puis 7.290.000, pris sur d'autres fonds. Les troupes de Versailles étaient déjà à iris quand le Comité de salut public exigea icore le paiement, le lundi, de 700.000 fr., mardi, de 500.000 francs. Ce conflit d'attri-

\i. De Plœuc, Enq., II, 487-505. Chiffres inexact» dans

5SLAT, Mes Souvenirs.

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