J. 0. C, 13 et 17 mai
27 avril, qui interdisait, sous peine de poursuites devant les tribunaux, les amendes et retenues sur les appointements et salaires dans les administrations publiques et privées, infligées sur les motifs les plus futiles, et restituait celles qui l'avaient été depuis le 18 mars^ Une circonstance partieulière força la Commune d'aller plus loin. Elle avait confié, le 4 mai, à L. Lévy et Évetle le soin de surveiller la confection des habillements militaires. Le rapport de ces délégués, lu à la séance du 12 mai par Frankel, constatait que les prix d'adjudication avaient causé une diminution des salaires^. Malon observait en effet que la Commune payait ses fournitures 2,5 0/0 de moins que le Gouvernement du 4 septembre, et concluait, avec Frankel, à la nécesité de recourir désormais aux corporations ouvrières'. Vésinier et lourde firent alors une proposition de décret qui fut adoptée : la Commission d'échange était autorisée à reviser les marchés conclus jusqu'à ce jour, à donner la préférence pour les marchés futurs aux associations ouvrières, d'après des cahiers de charges confectionnés par l'intendance, les chambres syndicales, un délégué de la
i. J. 0. C, 29 avril. Le 30 avril, les Compagnies de chemins de fer recurent Tordre d'exécuter le décret çj. 0. C, 31 avril). *