Délibération du 22:mai (Archiv. comm., A. 31, f
4. Délibération du 4 juin (Zbidem, f. 29Y, 30) 5, Grosley, p. 163.
6. Délibération du mois de juin 1624 (Archiy. comm., A. 31, fol. 31).
7. Lettre du P. Général auP. Paul Duez, 2 nov. (Campan. Epist. Gen, t. 1). 8. Le Mercure françois, t. X, an. 1624, p. 408.
LE
Le P. Cordara, dans son Histoire de la Compagnie de Jésus, place la fondation d'Albi en 162% *. Ce n'est pas tout à fait exact : quelques classes avaient été ouvertes un an plus tôt, au mois d'octobre; mais sans doute notre vieil historien à surtout tenu compte du moment où le collège devint complet par l’adjonction des humanités et de la rhétorique. |
Quoi qu’il en soit, les Jésuites étaient connus et désirés de la population albigeoise depuis la fin du xvr siècle. Le cardinal Laurent Strozzi, évêque d'Albi de 1561 à 1567, les avait introduits dans son diocèse, et le P. Auger, après avoir prêché en 1571 dans la ville épiscopale, y laissa une si bonne odeur de savoir et de piété que les consuls projetèrent de « planter » dans leurs murs « une pépinière de la Compagnie de Jésus ? ». Ge dessein, dont
on retrouve les traces de temps à autre dans les délibérations de
l'échevinage, resta de longues années sans exécution *. Cependant rien n'était négligé pour le faire réussir. Quand Alphonse d'Elbène fut nommé à l'évêché d’Albi (1589), les magistrats lui firent connaître les vœux de la population et Le prièrent de leur prêter son appui ‘. Né à Lyon, d'une famille originaire de Florence, le nouveau prélat était un savant, un ami des lettres et des études historiques auxquelles il consacrait ses loisirs. Il approuva et encouragea la fondation d'un collège de Jésuites, car, disait-1l, « il n’y à meilleur moïen d'empêcher que la peste de l’hérésie ne pullule dedans la ville, que de bien endoctriner la jeunesse... comme ont accoustumé de faire ceux de ceste Compagnie ? ». Et il promettait pour sa part une rente de douze cents livrés. Lorsqu'en 1598 il fit son entrée dans sa ville épiscopale, la Compagnie de Jésus, frappée par les arrêts du Parlement de Paris, pouvait difficilement ouvrir de nouveaux collèges. Il fallut donc se contenter d'envoyer à Albi des prédicateurs. Les PP. Richard, Séverin, Galfier vinrent y prêcher des stations d’avent et de carème $, Après l'édit de rétablissement, les consuls, toujours d'accord avec Pévêque, renouvelèrent souvent dans leurs délibérations le projet
de confier aux Jésuites leur collège Sainte-Gemme, mais au milieu