‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 73 sur 308 · Voir tome III, p. 340 et s · texte numérisé non relu

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Libellus !, en voyant adhérer à ses théories schismatiques la plupart des curés de Paris et des docteurs de la Sorbonne. Dans cette France qui se croyait unie avec Rome, l'opposition gallicane se glisse partout; bientôt elle va se manifester bruyamment par une attaque générale contre les privilèges des Réguliers. À vrai dire, depuis le xmr' siècle, la magistrature et le clergé avaient souvent cherché querelle aux Ordres mendiants. Plus tard, les décisions du concile de Trente ne parvinrent pas à empêcher les disputes entre les Ordinaires et les Religieux. Des conflits de juridiction s’élevaient à tout propos. Si encore on avait plaidé en cour de Rome. Mais non; les Parlements s'étant arrogé le droit de contrôler les actes du clergé, on vit des prélats chercher auprès des cours séculières un appui pour leur opposition à des privilèges accordés par le vicaire de Jésus- Christ.

2. Les Papes avaient, entre autres, donné aux Religieux le pouvoir d'entendre les confessions en tout temps de l’année. En laissant aux fidèles la liberté de choisir un confesseur, ils voulaient les attirer en plus grand nombre au sacrement de pénitence. « Or, écrivait le nonce Bentivoglio le 5 juin 1619, 1l y à en France des évêques et des curés, surtout des curés de Paris, qui prétendent que ni les moines ni les Pères Jésuites ne peuvent entendre les confessions ni administrer la sainte communion aux jours des fêtes principales?. » Pourtant la question avait été tranchée une fois déjà en 1592, lors du démélé entre les curés de Douay et les religieux de divers Ordres. Un bref de Clément VIII avait condamné les prétentions des premiers et confirmé les privilèges des seconds, en leur recommandant d'en user avec respect et modération5. A Paris, sous Henri de Gondi, cardinal de Retz, les réclamations des curés furent vaines : Le prélat, conseillé par le nonce, ne les écouta point #. Mais il n’en fut pas de même à Orléans.

Au printemps de 1619, l’évèque, Gabriel de L’Aubespine, « déclara aux PP. Jésuites et autres Réguliers de sa ville épiscopale qu’ils auraient à s’abstenir de confesser et donner la communion, huit jours avant et huit jours après la Pentecôte, et

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